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autodestruction ; pv Fitz



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 autodestruction ; pv Fitz

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MessageSujet: autodestruction ; pv Fitz   Mar 27 Juil - 2:41


Autodestruction

    N e e d ; h e l p


« & »



Théophile Sonlow marchait dans les couloirs, ou plutôt il vacillait. En effet, notre Serdaigle n’avait plus l’esprit très clair. Il savait qu’il ne fallait pas abuser de l’alcool ; et c’est sans doute pour cela qu’il le faisait. Braver les interdits était une chose qui lui avait toujours beaucoup plu ; et surtout dernièrement. Depuis le terrible accident qui avait anéanti sa famille, Théo agissait en permanence contre son propre intérêt ; il se dirigeait droit dans le gouffre ; était sur le chemin de l’auto destruction. Quoiqu’on en dise, Théophile était entièrement conscient de ses actes puisqu’ils étaient volontaires. Le temps passait, mais la blessure restait intacte, si bien que Théo songeait de plus en plus à en finir, de nouveau. Le Serdaigle avait tenté de mettre fin à ses jours, en vain, il y a quelques semaines de cela. Il se souvenait sans mal de la haine qu’il avait ressentie en constant qu’il se réveillait, et que les problèmes étaient loin d’être finis pour lui. Théo s’était pourtant promis de ne plus recommencer, et de se donner une seconde chance. Mais bien vite lassé, il s’était rendu compte qu’il ne pouvait pas avancer seul. Derrière ses apparences sadique et sûr de lui ; Théo cachait un mal être évident, un manque de confiance en soi étonnant, que personne n’avait parvenu à découvrir.

Théo avait bien du mal à se diriger dans les couloirs de Poudlard et à plusieurs reprises il manqua de tomber. Il n’était pas en très bonne posture. Le couvre feu était dépassé depuis plusieurs heures, et il était évident que Théo n’avait pas le profil d’un préfet. Sortir au beau milieu de la nuit complètement jeté ne pardonnait pas, mais le Serdaigle n’avait pas réellement conscience de son état. Alors il continuait de marcher, ou plutôt d’errer, dans les sombres couloirs de Poudlard, sans réel but. Sa chance était au rendez-vous, ce soir-là, comme quoi tout arrivait ; et le Serdaigle ne croisa pas une seule personne durant sa promenade pourtant peu discrète. Il descendit les escaliers qui menaient vers le Hall, sur les fesses. Théo avait trébuché. Le voilà assis par terre sur la dernière marche, à moitié affalé. Il posa sa main contre son front, maux de tête.... Le jeune garçon commençait à prendre conscience de la situation. Il ne devait pas avoir l’air con déjà, comme ça… Le Serdaigle n’avait pas vraiment l’intention de passer la nuit dans le Hall, c’est pourquoi il se décida à bouger. Il n’était cependant pas en état de remonter les sept étages de Poudlard qui le mèneraient à la tour de Serdaigle ; et jugea préférable de se rendre dans un endroit plus proche, qu’il était en mesure d’atteindre sans trop de problèmes, en attendant de se retrouver dans un état « normal ». Théo se releva avec du mal, et tourna sur sa droite, en direction des cachots. Il s’agissait du lieu préféré des Serpentard ; et c’était d’ailleurs ici que devait se trouver leur salle commune, mais le Serdaigle s’en fichait, à vrai dire il n’était pas en mesure d’avoir de telles réflexions. Théo n’aimait pas beaucoup les élèves de cette maison, généralement, même s’il avait un caractère qui l’y aurait sans doute mené, si ses antécédents familiaux s’étaient tournés vers le mal. Mais Théo n’était même pas un Sang Pûr, qu’est-ce qu’il irait foutre à Serpentard ? Mentalités de merde. On ne jugeait pas une personne à son sang, et encore moins au choix de ses parents. Chacun était libre de suivre sa propre voie, et c’est sans doute la raison pour laquelle Théo avait fini par quitter le domicile familial. Dans la magie ; il ne privilégiait pas non plus un camp en particulier, sa neutralité représentait son indépendance. Théo arriva à l’entrée des cachots, exténué. Sa vue lui faisait toujours défaut, et il avait bien du mal à avancer droit ; l’obscurité des cachots ne l’aidant pas à se repérer. Théophile s’installa dès que possible, afin de limiter les dégâts. Il se laissa glisser contre l’un des murs froids et poussiéreux des cachots. Théo enfila la capuche de son sweat. Le sol était glacial, et le Serdaigle mit les mains dans ses poches à fin de se réchauffer, en vain.

Il émit un léger soupir, constatant malgré l’alcool ce qu’il était devenu. Un alcoolique, drogué, dépressif, qui n’avait d’autre remède que de se faire souffrir afin de mettre définitivement fin à ses problèmes. Ce qu’il pouvait être lâche. Il en avait tant voulu à sa mère pour avoir agit de la sorte, et à présent c’était lui l’égoïste ; c’était lui qui ne pensait qu’à sa gueule. En même temps, qui pourrait vraiment le regretter ? Théo émit un léger rire, totalement absorbé par le fil de sa pensée. Personne. Non, personne. Désolant… mais réaliste. Théo avait beau faire le tour de ses connaissances, il n’était indispensable à personne, finalement. Sur ce triste constat, Théo s’alluma une clope, pour décompresser… Comme si cela ne suffisait pas. Au fur et à mesure que la cigarette se consumait, quelques larmes coulèrent sur la joue du jeune Serdaigle. Théo n’avait pas pour habitude de pleurer, il s’agissait même de quelque chose de très rare chez lui. L’accumulation de la fatigue, l’alcool, la déprime et la solitude avaient fait que… Théo ne pleurait jamais devant les autres, seuls les faibles pleuraient. Il devait alors être faible. Les larmes coulèrent de plus belle. Faible, il l’était, puisque la seule chose qu’il était parvenu à faire dans sa vie était de pousser sa mère au suicide. A présent, Théo ne pouvait plus mettre fin aux perles salées qui coulaient sur ses joues. La réalité lui revenait en pleine face.

Théo ; Putain…

Il était inutile de regretter ce qui était fait, puisque l’on ne pouvait plus retourner en arrière. Ce qui était fait était fait, mais il y avait des choses qu’il était impossible de se pardonner, et ce malgré tous les efforts qu’ils nous est possible de faire. Théo était un peu dans ce cas-là. C’en était trop. Lassé d’être lassé, Théo décida d’amplifier ses souffrances, ainsi il pourrait geindre pour quelque chose. Il glissa sa main droite jusqu’à sa poche, et y trouva l’objet qu’il recherchait. Son cutter, qu’il avait toujours avec lui. A la base, il s’agissait d’un objet de son père. La bonne blague… Autrefois, il s’agissait d’un symbole ; aujourd’hui, cet objet t’as plus aucune signification mais ne lui a jamais été si utile. La scarification n’était pas un remède à son mal être mais elle lui permettait bien souvent de défouler la haine qu’il ressentait vis-à-vis de lui-même. Théo passa ses doigts le long de la lame fine et brillante, avant d’essuyer une dernière fois ses yeux, encore rouges et humides. Le Serdaigle adressa un bref regard en direction de l’objet, puis commença à le faire glisser le long de son avant bras. Sa peau était belle, aux endroits où elle n’était pas abîmée ; cela faisait un moment que Théo avait ce genre de pratiques, et certaines marques restaient parfois durant plusieurs jours, le temps que les plaies ne se referment. Le jeune garçon, habituellement si habile avec le cutter, avait un peu de mal, ce soir. Ses difficultés étaient sans doute dues à un mélange de sa colère et de son alcoolisme qui le rendait totalement distrait, ailleurs. Pris par un élan de rage, Théo enfonça son cutter dans son poignet. Il y était allé fort, sans doute trop fort… Sa fatigue, sa colère et son état d’alcoolisme avaient sans doute entravé son contrôle sur lui-même. Et pris d’un élan de rage, Théo poursuivit, continuant d’enfoncer le cutter dans sa peau, élargissant ainsi la plaie. Mais il finit tout de même par arrêter ce massacre, ne pouvant plus supporter la douleur. C’est seulement une fois qu’il eut balancé son cutter ensanglanté à terre qu’il se rendit compte de l’ampleur de ses actes. Le sang coulait à flot, comme il n’avait jamais coulé. Habituellement, Théo laissait juste quelques gouttes s’écouler. Aujourd’hui, il ne parvenait pas à arrêter le saignement. De plus, il avait horriblement mal au niveau du poignet… Tout cela ne fit qu’inciter ses inquiétudes. Et s’il était allé trop loin. Il avait bien du mal à bouger son poignet et sa main. Théo commençait véritablement à flipper, avec l’alcool qui lui montait toujours à la tête et qui n’arrangeait rien à la situation.

Théo ; Merde… Merde.

Il était alarmé, tout simplement, et ne savait plus quoi faire. Il tenta de se relever, afin de trouver une salle de bain ou des toilettes au plus vite, où il pourrait passer son bras sous l’eau, mais il ne savait pas vraiment où il se trouvait, et où il devait aller. Théo parvint à se relever avec du mal, s’aidant de sa main droite, valide. Alors qu’il s’apprêtait à quitter l’allée dans laquelle il se trouvait, son regard se posa sur le cutter, le cutter de son père. C’était cette chose qui avait fait couler tout ce sang. Qu’est-ce qu’il pouvait être con. Théo ramassa l’objet plein de sang et le balança au loin, le plus loin possible, de toutes ses forces. Il avait peur, trop peur, pour le réutiliser un jour, et ne voulait plus jamais revoir cet objet de malheur.

Théo prit donc la direction de la sortie du couloir dans lequel il se trouvait. Mais contre toute attente, je jeune homme se rendit compte qu’il n’était pas seul. Il entendit des bruits de pas arriver. Ses injures, le cutter qu’il venait de lancer, il avait du faire du bruit et attiser la curiosité. Bon et bien il était vraiment dans la merde… Dans la cachots en pleine nuit, bourré, le bras en sang. Théo n’avait même plus la force de s’enfuir, il savait qu’il allait encore finir par tomber, ou se prendre un mur. Il avait mal à la tête, il avait mal au bras. Théo ferma les yeux un instant avant de se retourner afin de reconnaître celui ou celle qui venait de le rejoindre, cachant du mieux qu’il pouvait son bras blessé tout en le maintenant contre son buste à l’aide de son bras valide. Il n’y avait même plus de méchanceté dans son regard. Il était plutôt constitué de lassitude, d’incertitude et de douleur.

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Fitz L. Loinvoyant
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MessageSujet: Re: autodestruction ; pv Fitz   Mar 27 Juil - 4:43

Tout n’était que ténèbres, et celles-ci s’étendaient dans un long couloir étroit. Les murs, noirâtres, brumeux, presque intangibles n’étaient ni fait de pierres, ni de toute matière solide. Ils étaient simplement là pour inciter à avancer, encore et encore, vers une curieuse lueur verdâtre, seul phare morbide dans la nuit famélique. Je n’avais pas le choix, alors je progressais lentement à travers le tunnel obscur.

Des murmures sournois caressaient mes oreilles, sifflant sans scrupules des phrases et des sons que je ne parvenais pas à saisir, comme si, à l’égal du monde nébuleux, même les bruits étaient nuées intouchables. Et plus mes pas me portaient vers mon but inéluctable, plus le volume des souffles glacés grimpait comme mon effroi. Malgré ma peur, je me faisais le devoir de continuer encore …


« Attention … »
« … troubles et peines … »
« AH ! La douleur ! »
« … malheurs insurmontables … »
« La mort te libèreras … »
« Meurs ! »


Je levais ma baguette dont la faible lumière était semblable à la flammèche d’une ridicule bougie. A chaque mouvement, elle vacillait et perdait de son intensité, tandis que les ombres spectrales gagnaient en force. Des filaments ténébreux me frôlaient parfois, et j’avais l’impression de traverser des toiles d’araignées, si bien qu’il m’arrivait de me frapper, comme si une de ses bestioles me grimpait dans le dos vers la nuque.

J’étais à deux pas de la lueur verte, et celle-ci, menaçante, semblait vouloir me dissuader d’entrer. Je distinguais comme une sorte de poignée mais je doutais presque de pouvoir la saisir sous mes doigts. Pourtant, j’obéis à cet extraordinaire instinct, vestige du don de voyance de ma lignée, et approchais ma main sans la moindre crainte. Je sentis la froideur infâme du métal sous ma peau et appuyais alors fermement sur le mécanisme qui s’ouvrit en grinçant …

En un flash, je me retrouvai soudain au beau milieu d’une pièce exigüe, seulement constituée de quatre murs grisâtres, d’un sol de béton coulé et d’un plafond bas. Je me retournai, pris de panique et voulant m’enfuir, mais me retrouvai face à une absence de porte. J’étais pris au piège, emmuré, comme dans un sinistre tombeau. Mon cercueil. J’étais dans une tombe géante.

Et alors que ma baguette n’était plus qu’un point faiblard de lumière jaunissante, je voyais le long des mur des traces rougeâtre dégouliner. Une lame ensanglantée gisait à mes pieds et je réalisais alors avec horreur que le mur s’arrosait de mon sang qui giclait violemment de mon propre poignet. J’hurlai.


*

Le clair de lune à travers les feuillage offrit au tigre une lumière rassurante tandis qu’il semblait sortir d’un sommeil agité. Affalé sur une grosse branche d’un arbre robuste, l’animal majestueux se lécha un instant avant de descendre de son perchoir pour s’abreuver de l’eau d’une petite rivière sauvage. La forêt interdite grouillait de dangers, mais il faisait partit de ceux-là, bien qu’il n’eut nullement l’intention de causer du tors à quiconque ne lui en cherchait pas.

Après s’être hydraté, le félin releva brusquement la tête. Obéissant à l’instinct, plus fort que tout, il se mit à courir en direction d’un château qu’il connaissait bien, sachant qu’entre ses murs, quelqu’un avait besoin d’aide. C’était une intuition, plus puissante qu’autre chose, et qui n’avait en cela, rien de bien bestial.

A l’ombre du sous-bois, je repris forme humaine. Le tigre que j’étais se rangea en moi tandis que je reprenais l’habitude de mon corps d’être humain, ainsi que toutes les responsabilités alourdissantes et les pensées appesantes propre à cette espèce. Je n’étais vêtu que d’un jean, et ma cape flottait derrière mon pas rapide tandis que je regagnais le château en toute hâte, peu dérangé par une pudeur que j’avais perdu il y a bien longtemps, et pas une tenue qui m’étais habituelle lorsqu’il me prenait l’envie de faire un tour dans mon corps de tigre.

L’urgence me fit dévaler les marches qui menaient au cachot quatre à quatre. Je suivais ce pressentiment d’une force incroyable, sachant déjà ce que j’allais y trouver. Parfois, ce don pouvait s’avérer être une malédiction, d’autres fois, il pouvait être utile. Pour ma part, je me disais que j’étais le seul habilité à me faire une idée des évènements et qu’il vallait mieux considérer qu’il s’agissait d’un talent neutre plutôt que l’œuvre gentille ou démoniaque d’une quelconque divinité.

L’Œil vif, je repérai l’objet volant qui se précipitait vers ma figure. D’un mouvement agile, gracieux et félin, je l’esquivais tandis qu’il se plantait entre deux pierres du mur qui me succédait. Je vis la lame du cutteur scintiller sous la lueur lunaire à l’endroit où elle n’était pas couverte de sang. J’accélérai le pas en direction du couloir.

Je croisai alors un regard las, incertain et douloureux. Théophile. Un jeune Serdaigle que j’avais aidé, un jour, dans les couloirs tandis qu’un groupe d’imbéciles s’était exercé au maléfice du Cracbadabum sur son sac, déchirant ses cours et ses livres qu’il avait fallu ramasser. Je lui avait prêté main forte, envoyé balader par quelques sortilèges et regards bien placés les énergumènes, et était partit sans demander quoi que ce soit. J’avais sentit la fraicheur de celui auquel j’étais venu en aide, mais je n’avais pas fait ça pour recevoir de la reconnaissance. Juste un instinct, encore …

Je m’approchai, et une odeur de sang chaud envahit mes narines, ainsi qu’un alcool qui me rebuta. Je décidai de traiter chaque problème dans l’ordre d’importance. Peu importe la façon dont il réagirait, j’attrapais délicatement son bras et l’invitait de force à s’assoir, le dos appuyé contre le mur. Extirpant ma baguette de la poche de ma cape, je la pointais sur la plaie béante et sanguinolente.

« Vulnéra Sanentur … episkey » murmurai-je.

La blessures scintilla un instant avant de se refermer, puis le sang s’évapora. Je ne pouvais le faire réapparaître dans le corps du garçon que je sentais froid, normal, étant donné la quantité perdue qu’il avait disséminé sur son court trajet. L’alcool maintenant. De quelques sorts informulés, je nettoyais son sang, ses organes, et son esprit des ravages de ce poison. Je le prenais ensuite contre moi, conscient de ma chaleur corporelle plus élevée que celles d’humains lambdas pour le réchauffer un instant et sachant que sa tête devant horriblement lui tourner.

« T’inquiètes … ça va aller » Lui soufflai-je, voulant être rassurant.
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MessageSujet: Re: autodestruction ; pv Fitz   Mar 27 Juil - 11:33

Théo avait beau être un Sang mêlé ; il n’avait jamais été confronté à la magie dans son enfance, la seule sorcière de la famille étant sa mère & lui ayant caché ses pouvoirs jusqu’à sa mort. Ainsi, malgré ses capacités, Théo gardait de bons vieux réflexes moldus, et il avait parfois du mal à penser à utiliser la magie, et même quand il était en difficulté. C’était le cas aujourd’hui. Il était sans doute allé trop loin dans sa mutilation, il avait eu ce qu’il recherchait après tout. Mais Théo avait fini par prendre peur, et avait commencé à faire un peu n'importe quoi. Le jeune garçon n’avait pas le courage d’un Gryffondor, il n’avait pas non plus le calme d’un Poufsouffle, et encore moins la sagesse du Serdaigle, maison à laquelle il appartenait pourtant. Il n’avait que le côté malsain et calculateur du Serpentard. Théo tentait en vain de rejoindre le bout de cette interminable allée des cachots, laissant le sang s’écouler de son bras petit à petit sans qu’il puisse n’y faire quelque chose. Fatalité. Il avait mal à la tête et planait quelques peu à cause de l’alcool ; si bien qu’à certains moments, le Serdaigle oubliait plus ou moins la situation dans laquelle il se trouvait.

Des bruits de pas derrière lui avaient été comme un retour à la réalité. Quelqu’un arrivait, et par conséquent il était dans la merde. Théo savait qu’il n’avait rien à faire là, et encore moins dans cet état. Mais il n’avait d’autre solution que de rester là, immobile et silencieux, afin de cacher du mieux qu’il pouvait son état au nouvel arrivant. Le Serdaigle se retourna de façon incertaine, afin de voir de qui il s’agissait, mais sa vue n’était pas nette et l’obscurité des cachots le trompait. La personne qui s’approchait était un homme, qui semblait avoir à peu près son âge. Déjà, ça n’était ni un prof, ni le concierge. Théo espérait seulement que ça n’était pas un préfet, ou encore quelqu’un qui profiterait de son état pour le faire chier. Une fois que celui-ci fut arrivé jusqu’au Serdaigle, ce dernier reconnut son identité. Fitz Loinvoyant, un Serpentard. Théo ne le connaissait pas personnellement, en réalité il ne lui avait jamais vraiment adressé la parole. Mais il avait su rendre le Serdaigle perplexe, il y a quelques jours de cela, lui venant en aide alors qu’un groupe d’élèves n’avait rien trouvé de mieux à faire que de craquer le sac de Théo. Le jeune garçon n’avait pas l’habitude qu’on agisse de la sorte envers lui, étant donné la façon dont il rabaissait les autres continuellement. Ca n’était qu’un juste retour des choses. Avec Fitz Loinvoyant, c’était du pareil au même, et Théo ne s’était jamais montré particulièrement aimable avec lui, alors pourquoi était-il venu l’aider ? Elan de bonté, sans doute, cela arrivait à tout le monde. Au lieu du regard noir que Théo adressait habituellement aux inconnus ; il adressa un regard hagard au Serpentard qui le fit asseoir et prit le bras blessé sans plus attendre. Qu’allait-il faire ? Habituellement, Théo se serait défendu, mais il n’en avait ni la force, ni l’envie. Fitz sortit sa baguette, et le Serdaigle comprit ; il allait lui soigner sa blessure. Malgré les conséquences que l’alcool pouvait avoir sur sa réflexion, Théophile avait vu juste, et bien vite, le Serpentard pointa sa baguette en direction du bras du Serdaigle, avant de murmurer une incantation.

Fitz ; Vulnéra Sanentur … episkey.

C’est quoi ce charabia ? C’est la question que Théophile se posa, le moment d’une seconde, avant de se rendre compte par lui-même des effets du sortilège. En un rien de temps, la plaie disparut de son bras qui redevint alors intact. Théo était surpris, c’est vrai, et il toucha même son bras afin de vérifier que celui-ci était bel et bien soigné. Il ne rêvait pas. Et il n'y avait plus la moindre goutte de sang. Avant même qu’il ne puisse dire quelque chose, le remercier ou autre, il sentit son esprit redevenir vif ; comme si les effets de l’alcool disparaissaient soudainement. Le Serdaigle comprit bien vite qu’il s’agissait également d’un sortilège, et en l’instant de quelques secondes, il retrouva totalement ses esprits, prenant conscience de la situation un peu honteuse dans laquelle il se trouvait. Ses moments de déprime, personne n’était censé les surprendre, et pourtant, Théo devait bien admettre que sans l’intervention de Fitz, il aurait été en très mauvaise posture et aurait risqué de graves problèmes avec l’école. Tant de questions s’entremêlaient dans l’esprit du Serdaigle, qui se rendit alors compte de l’étreinte du Serpentard, dont la chaleur corporelle contrastait totalement avec le froid qui parcourait le corps de Théo. Ce dernier avait encore quelques restes de maux de tête, mais il allait nettement mieux. En l’espace de deux minutes, Fitz avait su faire disparaître cette destruction qui s’était étendue sur plusieurs heures.

Fitz ; T’inquiètes … ça va aller.

Sa voix était comme rassurante, chaleureuse, un ton que Théo ne connaissait pas beaucoup, auquel il n’était pas habitué. Le Serdaigle était très reconnaissant vis-à-vis de Fitz, et ce même s’il ne le montrait pas. Cela faisait deux fois qu’il lui venait en aide, et Théo avait rarement bénéficié d’un tel dévouement, et ce même de la part de ses plus proches amis. En fait, le Serdaigle ne comprenait pas, il ne comprenait pas pourquoi il agissait comme ça, pourquoi il venait en aide à celui qui était considéré par beaucoup comme un connard fini. Théo s’éloigna assez brusquement de l’étreinte de Fitz. Les contacts humains, ça n’était pas trop son truc. Théo se releva, à présent il pouvait rester debout et marcher sans le moindre problème. Il resta silencieux une seconde, comme perdu dans ses pensées.

Théo ; Merci.

Ca n’était qu’un seul mot, mais pour Théo c’était déjà beaucoup ; il manifestait rarement sa reconnaissance, au même titre qu’il ne s’excusait presque jamais, c’étaient des choses qui ne faisaient pas partie de son quotidien. Le Serdaigle avait utilisé une voix calme, presque reconnaissante. Il détailla le jeune Serpentard, le dévisageant légèrement au passage et sans s’en rendre compte ; c’était une vieille habitude ; certes un peu malsaine. L’attitude de Fitz confirmait l’avis de Théo concernant les maisons à Poudlard ; c’était totalement merdique… Avec une telle bravoure, il aurait du se retrouver chez les Gryffons. Ou alors peut-être que depuis le début, il le manipulait… Théo avait du mal à croire à cette hypothèse. Bref…

Théo ; Pourquoi m’as-tu aidé à ramasser mes affaires la dernière fois ? Et pourquoi es-tu venu me soigner, ce soir ?

Le Serdaigle avait parlé sur un ton un peu sec, sans doute par méfiance, mais toujours plutôt calme. Ce qu’il disait n’avait rien de méchant ; et il ne voulait en aucun cas, dans ses paroles, casser le Serpentard. Théo cherchait simplement à comprendre, avant de juger. Il était peut-être froid ; distant ; désagréable, mais ça n’était qu’une façade, et par ses bonnes actions, Fitz était sans doute en bonne voix dans la découverte de sa véritable personnalité.
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Fitz L. Loinvoyant
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MessageSujet: Re: autodestruction ; pv Fitz   Ven 3 Sep - 20:35

[Désolé, je change de mode de narration … une résolution depuis quelques temps. Et puis, pour le retard et la qualité du post, je m‘excuse aussi bien que je sois inexcusable L]

Un merci lui suffisait amplement. Il ne l’attendait même pas. Voir un homme en souffrance lui était insupportable. Car un sorcier, avant d’être un magicien, demeure un homme. Pour un animal comme un tigre, il est vrai qu’un congénère qui souffre est une aubaine tout en restant une indifférence. Un rival de moins, l’assurance de nourriture supplémentaire, de femelles, de territoire … Certains animaux surprennent. Bien peu. Bien rarement. Aider son prochain était une sorte de proclamation de son humanité. Encore que … il fallait déterminer si le prochain méritait son aide. Jeudusor aurait plutôt récolté un sarcasme et un coup de main … vers la mort.

Que Théophile se détache ne l’importait en aucune sorte. Il était fort bien placé pour comprendre cette mise à distance, lui qui n’appréciait pas souvent les contacts physiques, exceptés lorsqu’ils étaient consentis et prévisibles, ou qu’il venait d’une charmante personne qui avait droit à toute la place qu’elle souhaitait dans son cœur et son âme. Il s’efforça de ne pas songer plus qu’en arrière-plan de sa pensée à elle, de peur de perdre toute prise avec la réalité et la situation présente.

D’un ton froid, distant et méfiant, le Serdaigle se braqua. De toute évidence, il avait du mal à accepter qu’on lui apporte de l’aide dans ses instants d’auto-flagellation. C’était compréhensible. Le psychisme humain n’obéît plus vraiment à la bienséance et à la logique dans ce genre de situation. Fitz était encore assez humain pour saisir cette subtilité. Ce rejet qui aurait pu vexer plus d’un homme le laissa de marbre. A quoi bon s’échauffer et risquer de le retrouver complètement mort le lendemain, les veines carrément ouverte au beau milieu d’un cercle rougeâtre en plein cœur d’un couloir ? Inutile, idiot et absolument pas constructif.

Surtout que ce n’étaient que des questions. Des questions qui, à bien des égards, pouvaient se justifier. Car après tout, il était d’ordre public que Fitz soit venu en aide à un Serdaigle, malgré son appartenance assez flagrante à la maison de Serpentard à en juger des verdures sur sa tenue. L’habit ne fait pas le moine, aurait voulu répondre Fitz, mais il n’était pas un adepte des réponses précipitées. Ou typiquement clichées.

Fitz prit son temps pour se redresser lentement. Il chassa négligemment un résidu de toile d’araignée qu’un courant d’air avait transporté au dessus de son sein gauche que la fraicheur, de part son état de tigre intérieur, il ne ressentait pas. Il déposa un regard indéchiffrable tant il était complexe, mélange subtile de compassion, de compréhension, d’indignation feinte et de détermination.

« Faut-il toujours un motif pour agir ? Toutefois, si ça t’ennuis, la prochaine fois, j’essaierai de m’abstenir … » Fit-il, conscient qu’il ne parviendrait pas à suivre sa dernière phrase.

Il secoua un instant sa cape, après avoir soutenu le regard de Théophile pendant un long instant. Puis, lentement, il amorça un mouvement, comme s’il allait suivre le couloir pour retourner aux cachots. Il était presque convaincu que le jeune homme ne commettrait plus de bétises dans l’immédiat, pourtant, son regard se figea un moment sur la lame encore couverte de sang plantée dans le mur, un peu plus loin. Avec lenteur, il leva sa baguette pour la faire disparaître.

Désormais, soit il n’était pas interpellé et il continuait de prendre congé, soit … la conversation deviendrait intéressante.
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