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 hide&seek. words only. TOM.CORNELIUS.B.

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Calysto N. Malefoy


♣ Credit : © SUNSHINES
♣ Parchemins Enregistrés : 80
♣ Where are you ? : in your mind
♣ Sortilège ‒ Potion Fétiche : ...
♣ Character Age : 18 years old


« BEHIND THE MASK »
● Profession: élève.
● Appartenance: – Dark Side
● Carnet Relationnel:

MessageSujet: hide&seek. words only. TOM.CORNELIUS.B.   Dim 15 Aoû - 12:56




T. Cornelius I. Blacklaw &
Calysto N. Malefoy

hide and seek. words only.



« Courir sans cesse, ne jamais se rendre, jusqu'à ne plus sentir ses jambes. »
Le crépuscule emportait une journée dans ses ténèbres. Une de plus. La noirceur du paysage ne faisait que amplifier l'éclat de mes cheveux blonds, qui restaient l'une des seules choses visible en cet soirée sombre d'octobre. Le ciel s'ouvrait, laissant échapper, l'espace d'un instant, quelques éclairs d'une lueur éblouissante. J'étais épuisée. Je n'avais pas la moindre idée de la raison qui me poussait à ne pas arrêter de faire fonctionner mes jambes, à ne pas m'arrêter de parcourir à vive allure la lisière de la forêt. Pratiquer une quelconque activité physique ou intellectuelle me permettait de m'évader, quelques minutes durant, loin de la sombre pièce close qu'était mon esprit. Mes pensées parvenaient à s'envoler, à se décrocher de mon âme. Plus rien, un vide total. Loin des regards, j'avais quitté la Grande Salle dans laquelle le diner avait été servi, bien en avance. Personne n'avait dû le remarquer. Cinq minutes à peine, dans l'atmosphère étouffante où régnait une musique ignoble jouée par les conversations d'une centaine d'élève, ainsi que par les cliquetis innombrables des couverts et du reste de la vaisselle. Cinq minutes de trop. Coincée dans mon monde, ma bulle, je suffoquais.

J'aurais aimé pleurer, hurler ma rage, m'effondrer au sol, dans un bruit sourd, ne plus me relever, jamais. C'est l'attitude de la tête haute que j'avais adopté, respectant l'entière noblesse que mon rang de sang-pur et fille de mangemorts immortels m'imposait. J'avais tout d'une jeune femme équilibrée, fière et digne de sa descendance, mais je ne tenais même plus sur mes jambes, mon squelette semblait se décomposer à vue d'œil, mon envie de continuer dans cette voie flanchait. Avais-je déjà seulement rêvé de la vie que je menais aujourd'hui? Non, pas à mon souvenir. Quelques goutes de sueurs perlaient sur mon front, sans que je prenne la peine de m'en soucier. Short moulant, baskets, T-Shirt, je n'avais pas l'habitude de ce genre d'accoutrement. Personne ne devait me voir. Personne ne me verrait. Sans que j'en connaisse la cause, ma tête commençait à tourner. Machinalement, tentant de reprendre quelques forces, je m'arrêtais, n'ayant pas très envie de faire un malaise juste devant la forêt interdite.

Mon tour avait marché, je ne pensais plus à quoi que ce soit, mis à part à ma respiration saccadée, qui pouvait s'entendre à dix mètre à la ronde. Pensant que les autres élèves auraient bientôt terminé de dîner, j'entrepris d'aller prendre une douche, de me changer, et de me poser calmement dans ma Salle commune, comme tout les soirs. Gagnant le Parc, je fus en quelques minutes dans les couloirs. Mes pas me menèrent aux cachots, jusqu'au repère de nous, les joyeux Serpentards. Une bonne douche froide m'attendait, que je ne pouvais bien évidemment par refuser, étant donné l'extrême chaleur qui émanait de mon corps tout entier. Une fois terminée, je me surpris à ne pas encore avoir pensé, à tout et à rien, chose qui finissait par me faire me renfrogner, ce qui rendait toute communication extérieure impossible. Mes remèdes semblaient fonctionner, à mon plus grand plaisir. En vitesse, devant le miroir de mon dortoir, je mis en place mes cheveux blonds, et enfilais des sous vêtements, un jean et un top pris au hasard.

Alors que je sortais du dortoir, un sac à main contenant certaines de mes affaires, en main, j'entendais déjà le brouhaha produit par des élèves revenus de la Grande Salle. Comme j'avais l'habitude de le faire, j'adoptais une mine froide, de la fille qui ne désire pas être dérangée, avant de m'installer sur une table ronde isolée par rapport aux fauteuils de cuirs au milieu de la pièce. Je pouvais espérer avoir ne serai-ce qu'une once de tranquillité dans cet endroit. Je sortis de mon sac un morceau de parchemin, une plume, et de l'encre. Je pensais à écrire à mon père, ce que je faisais plus d'une fois par semaine. D'une écriture fine et penchée, je débutais par;
Cher Papa,

Que lui dire? Je n'en peux plus de cette vie que je mène, rien ne me plait, je n'arrive plus à sourire, à faire semblant d'être celle que tu veux que je sois? Je n'en avais pas le courage... Je bloquais. Contemplant la feuille de parchemin sans réellement la voir, je restais ainsi durant quelques minutes, avant de bouger enfin, en froissant la morceau au creux de la paume de ma main. Fouillant dans mon sac pour la seconde fois, j'en sortis un petit livre, dont la couverture était faite d'un cuir noire, sans aucunes inscription. C'était mon journal, et pas n'importe lequel. Lorsque j'écrivais, l'encre s'effaçait au fur et à mesure, laissant place à un garçon inconnu qui me répondait, me conseillait, et se confiait parfois à son tour. C'était réellement étrange.

Journal, mon beau journal,
Qui que tu sois, réel ou non, me confier par l'intermédiaire de cet ouvrage me fait énormément de bien. Je n'ai plus l'impression de lancer des appels de détresses dans un cahier idiot, sans que quiconque ne puisse les entendre. Tu es là maintenant, là pour moi. De plus, je n'ai aucunement l'impression de jouer un jeu dangereux, auquel je pourrais me brûler, en confiant mes secrets à une personne en chair et en os, qui aurait la possibilité de dévoiler mes paroles à certaines personnes mal intentionnées. Je sais que tu existes, au fond de moi, et ne pas connaitre ton identité me rassure, d'autant plus que tu ne connais pas la mienne en retour. Je n'ai donc pas de remords à t'expliquer ma journée.

Ce matin, lorsque je me suis réveillée, j'avais une énorme boule, juste au fond de mon ventre. Ces derniers temps, mes rêves se changent en cauchemars, et ces derniers semblent me suivre tout au long de mes journées. Je n'aime plus le monde dans lequel je vis, j'ai la nette impression de tricher, de ne faire que jouer à un jeu que je déteste, et qui pourtant m'est nécessaire, celui des apparences. Les autres me voient telles que je ne suis pas, et je me demande s'il pensent vraiment que je ne suis que ce que je laisse paraitre. J'aimerais qu'ils voient clair dans mon petit jeu, malheureusement ce n'est pas le cas. Et je ne peux pas changer qui je suis aujourd'hui, j'ai promis. Je ne risquerai jamais de rompre cette promesse, mais elle m'achève, chaque jour un peu plus.

Je levais ma plume, attendant que l'encre disparaisse, comme toujours. L'autre personne, qui me répondait, me procurait une sensation étrange, comme si je n'étais plus si seule. Il ne me restait plus qu'à attendre, que ce mystérieux inconnu reçoive mon message, et je priais pour qu'il réponde au plus vite.
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T. Cornelius I. Blacklaw
Who said that the Devil
cannot be a snake ?


♣ Credit : Peppermint. (c)
♣ Parchemins Enregistrés : 114
♣ Where are you ? : I'll be behind you, 'love.
♣ Sortilège ‒ Potion Fétiche : Sectumsempra ‒ Veritaserum
♣ Character Age : Eighteen years old.


« BEHIND THE MASK »
● Profession: Slytherin's Student – Heir of his Lordship.
● Appartenance: – Dark Side
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MessageSujet: Re: hide&seek. words only. TOM.CORNELIUS.B.   Lun 16 Aoû - 0:07


“ don't be silly,

it's raining, today „