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never thought we could be so close ♣ ABBY'



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 never thought we could be so close ♣ ABBY'

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Calysto N. Malefoy


♣ Credit : © SUNSHINES
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« BEHIND THE MASK »
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MessageSujet: never thought we could be so close ♣ ABBY'   Mer 14 Juil - 13:19



Salle sur Demande
première « vraie » rencontre avec Abby'




« Non mais, je rêve! ». Un soupir exaspéré, une envie irrémédiable d'envoyer un joli sort impardonnable. Contre qui? N'importe qui, tant que je haïsse assez cette personne pour me réjouir pleinement de sa douleur. Arpentant les couloirs de long en large, pour me calmer, des envies de meurtres me vinrent. « Calmes-toi. ». Je me répétais ces paroles, au plus profond de ma tête, paroles prononcées par la voix mélodieuse de mon père, que j'aimais tant. Voilà que je devenais cinglée, à faire semblant d'entendre des voix. Toujours. Je me sentais connectée à son esprit. C'était malsain, horriblement malsain. Je ne vivais que pour lui, pour ses yeux offrant une lueur de fierté lorsqu'ils croisent les miens. Je suis sa plus belle création. son œuvre d'art personnelle, sa poupée dont il tire les ficelles. Il se contente d'être ma muse, mon égérie, me donnant du courage là où aucune lumière d'espoir n'éclaire mon chemin.

Dans la colère, dans le malheur, je devais être digne. Je pris mon mal en patience, m'adossant contre un mur, m'y faisant glisser avec douceur jusqu'à ce que je sois assez proche de ce dernier pour m'asseoir. Je me mordais les lèvres, plongeant ma tête dans mes bras, une fureur sans nom sortant de tout les pores de ma peau pâle. L'isolement était primordiale dans ce genre de situations. Il n'aurait pas été convenable qu'une quelconque personne me voie, moi, Clasyto Malefoy, dans une colère noire, au bord des larmes témoignant de mon énervement, alors que j'étais d'un naturel aussi doux, et que je me devais de n'exprimer aucuns sentiments de cette sorte.

Tic tac, tic tac. D'où sort-elle cette pendule? C'est exaspérant, profondément énervant. Je ne savais pas encore si je pouvais éprouver une plus profonde haine pour ce jour, j'allais le découvrir. Je frémis, gardant ma position. Le bruit avait disparu, seul persistait ma respiration haletante, telle que celle d'une personne qui vient de courir pour un sprint d'une centaines de mètres. « Calmes-toi. » A nouveau, cette voix. La respiration se calme, s'apaise. La douceur est de rigueur, à nouveau. Ses paroles ont marché. Elles fonctionnent toujours, depuis que je suis haute comme trois pomme. J'ai beau pleurer, il m'ordonne d'arrêter, je le fais. J'ai beau hurler, il me demande de m'exprimer plus calmement, j'obéis. J'ai beau éprouver une peine aussi immense que étrange, il fait marcher son don sur moi, et je m'empresse d'éprouver des sentiments positifs.

Je me lève. Mes jambes sont engourdies. J'observe un moment le couloir désert dans lequel je me trouve. Typiquement Poudlardien, je ne m'attarde pas à sa contemplation. Néanmoins, une chose me titille. Où se trouve l'horloge qui résonnait il y a peu de temps? Un bruit sourd retentit derrière moi. Une porte, moyenâgeuse,d'un bois foncé, se trouve exactement à la place du mur contre lequel j'étais assise deux minutes auparavant. Je saisis la poignée ronde, et la tourne, avide de curiosité. Que peux bien cacher cette porte, invisible d'ordinaire? Je pénètre dans la pièce qui me fais face. Au beau milieu de centaines d'étagères en faites d'un bois clair, remplies de bouteilles d'alcool de toutes sortes, se trouve un tapis orné de Serpent, d'une splendeur sans nom. Je visite quelques instants, avant de tenter de retrouver la sortie. Plus de porte. Disparue. Envolée. Je fais le tour de la pièce. Un grincement se faire entendre, puis des pas. Une porte se ferme. J'accours pour demander des explication au nouveau venu, qui se révèle être une nouvelle venue. Elle fait partie de ma classe, je ne lui ai jamais réellement adressé la parole. Ironique.
Surprise!
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R. A. Abygaël Barrons
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MessageSujet: Re: never thought we could be so close ♣ ABBY'   Jeu 15 Juil - 12:12

Inspire. Expire. Soupir.
Une plume levée sur un parchemin vierge. Une goutte d'encre tache le beau papier. Claquement de langue agacé. Légère lumière, la tâche a disparus. Dissertation, avis personnel sur l'utilisation de l'Amortencia. traça la plume d'une écriture fine et penchée. L'amortencia, potion censée représenter l'amour, apporter la passion, la dévotion, et tout ce que les hommes ont pu trouver pour qualifier ce mystique sentiment dont certains doutent de l'existence. Amortencia, potion crée par des hommes faibles pour des hommes faibles, incapables de simplement sourire et se prêter au jeu de la séduction, parfois bien difficile je l'admets, mais dont on retire toujours une certaine satisfaction, si ce n'est à avoir réussi, au moins d'avoir tenté. Amortencia… La plume s'arrêta à nouveau. Soupir. Un linge blanc essuie l'embout plein d'encre et je la range dans son étuis. Je ferme le pot d'encre, je laisse le parchemin sécher et m'allonge sur mon lit. Les yeux fixés au plafond, c'est une gravure que j'observe, une gravure un peu grossière, représentant un drôle de serpent semblant s'être emberlificoté dans sa propre queue. Soit, tant pi pour lui, cela arrive. Je me lève.
C'est la que je perds le fil.

Arrête de réfléchir. Je fais ce que je veux. Ça ne sert à rien, quand il n'y a aucune solution. Je ne songeais pas à cela! Si. Non, je songeais à ce devoir, il n'a aucun sens, la professeur est idiote et ses sujets sont sans intérêt, elle dénature l'art des potions, le rend…Inintéressant. Puis elle parle, elle parle, de ses livres, d'elle-même, toujours, écrivons lui une chanson qu'elle se taise! Pester contre elle ne te changera pas les idées. Quoi donc me changerait les idées? Comment penser à autre chose qu'au regard brûlant de haine que lance sans arrêt mon frère, lorsque je le croise en compagnie de Blacklaw? Et même seul? Comment ne plus penser à la marque de ses doigts sur mon avant bras, de ses ongles enfoncés dans ma chair et à ce murmure glacé: « Reste loin ou je te tuerais. » Je me demande encore pourquoi. Pourquoi? Suis-je naïve au point de ne pas me rendre compte d'une chose que j'aurais faite et l'aurais mis en colère? Pourquoi? Pourquoi? C'est un homme, il est illogique, il est possessif, et il te hait parce que tu vaux mieux que lui. Mais je n'ai jamais voulu être ce que je suis…Ton don est la clé. Je ne peux pas cesser d'être qui je suis pour lui! Alors assume sa haine idiote.

Je secouais la tête et me dirigeais vers la porte de ma chambre. Je jetais un coup d'œil circulaire. Ni trop rangé, ni trop bordélique. Un paquet de chocogrenouille vide traînait la, avec une énième carte du Dark Lord à l'intérieur. Des dragées surprises à demi entamé, que j'avais cessé de manger après être tombé sur un goût infâme, valise, chemises, jupes, livres, beaucoup de livres. Et un petit carnet relié de noir. Mon journal intime. Ensorcelé, pour n'être lu, ouvert, touché et écrit que par moi. Une fille protège ses secrets comme elle peut…La main sur la poignée j'hésitais un instant puis…Ouvris. Je sortis, descendis dans la salle commune. Il y avait plusieurs élèves, des premières années, mais aussi des plus vieux. Je regardais les jeune par habitude, vérifiant sans y penser leurs activités, saluais quelques connaissances, puis sortis par le passage serpent. Les sous-sol sont froid et glacés, quelle que soit la période de l'année. Au loin, j'entendis un hurlement. Encore une punition. Les châtiments corporels…Personne n'avait jamais osé m'en donner. J'étais la fille d'un Mangemort, une Serpentard, en général, les élèves de notre maison sont privilégiés, et nous n'obtenons jamais pire qu'une retenue.

Je grimpais les marches de l'escalier pour me rendre dans le hall et hésitais. Dehors ou intérieur? Et si intérieur, où donc? Choisissant souvent le dehors, j'adorais la forêt interdite, j'aimais à penser qu'elle était mon territoire et que personne ne pourrait jamais me l'ôter. C'était…Un endroit où j'étais chez moi, en quelque sorte. Comme ici, mais en mieux. N'ayant pas pris de cape, je choisis l'intérieur et grimpais le grand escalier jusqu'aux autres, ceux qui n'en font qu'à leur tête. Et je me laissais guider, offrant à la magie le soin de me trouver le lieu adéquat. Je grimpais et me laissais aller au gré des escaliers, sans destination précise. Je me retrouvais alors au dernier étage. Bureau directorial. Infirmerie. Salles vides. Grande horloge. Vue imprenable. Je me dirigeais vers la grande horloge et m'abandonnais au paysage, fermant les yeux et imaginant…Que j'étais le vent. Un vent éternel parcourant la terre de son souffle caressant. Je poussais un soupir. La lassitude…La rêverie…Non, je devais…Absolument éviter! Boire, j'ai envie de boire…Et de fumer aussi, j'ai envie de planer et d'oublier. C'est mal et tu le sais! Je m'en fiche, laisse les masques tomber, laisse la vie suivre son chemin, et laisse moi trouver ma place dans la grande pièce. Pas en tant qu'actrice principale…Ou de martyr haïe par son frère jumeau, jeune fille macabre un peu dérangée au superbe masque doré.

Un, deux, trois. Poudlard se muait en une grande scène. Et je passais dans le couloir, une, deux, trois fois, en imaginant une pièce superbe où je pourrais assouvir mes envies…La porte apparut. Je souris. Te voilà donc, vieille amie. Salle témoin de mes pêchers, offre moi l'oubli l'espace d'une soirée… Je l'ouvris, poussais le bois tendre…Un grincement. Puis une furie blonde, au regard peu aimable. Malefoy, l'une des fille Malefoy. Mon père était ami avec son grand-père, ce qui ne m'empêchait pas de ne les connaître que peu. Enfant solitaire, inutile de jouer à plusieurs aux jeux des masques. « Quelle…Surprise. » Que dire d'autre? Comment décrire…C'était une surprise, oui. Je ne savais pas que cette salle pouvait accorder l'asile à plusieurs personnes à la fois. En fait, je n'en savais pas grand chose, hormis ce qu'on en dit dans le bouquin poussiéreux datant de l'époque de mon grand-père intitulé Histoires de Poudlard.

Refusant de modifier mes projets, la blonde devint comme invisible alors que je me dirigeais vers l'une des étagères, attrapant une bouteille de whisky pur feu. Je la débouchais d'un léger coup de baguette magique et en bus une longue, longue, très longue gorgée. Le liquide brûlant s'insinua dans ma gorge, réchauffa mon corps, mon cœur, mon âme. Un léger sourire apparut sur mes lèvres. « Cet endroit précis est pour les dépressifs, les alcooliques ou les malheureux. Quelle catégorie? » Puisque le château offrait une compagne de boisson…On ne pourrait pas dire que j'aurais manqué d'amabilité. Même si, dans l'immédiat, la bouteille d'alcool m'intéressait d'avantage que la mignonne petite blonde aux yeux tristes.



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Calysto N. Malefoy


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MessageSujet: Re: never thought we could be so close ♣ ABBY'   Ven 16 Juil - 12:40


Ça pour une surprise, c'en était une.
Abygaël Barrons. Toutes deux, nous nous laissions indifférentes, en quelques sortes. Pas une conversation ne nous avait jamais unies. Si, peut-être quelques unes, tout de même, mais il me semblait qu'au bout d'un certain temps, sans nous le dire, nous avions pris l'accord de cesser de tenter d'aborder un quelconque sujet. Peut-être étais-ce bien mieux ainsi, qui sait? « Quelle…Surprise. » Partageant sans douter mes sentiment, elle afficha une mine étonnée, si semblable à la mienne. La jeune femme n'était pas là par pur hasard, c'était certain. L'habitude exprimée par son visage après que la première émotion de me voir soit passée, m'indique que rien ne lui était étranger ici. Elle ne prit pas le temps, comme je l'avais fait, à explorer les environs, ni même à se poser quelques questions quand à son arrivée en ce lieu. Au contraire, elle était venue ici de son plein gré, comme si les bouteilles d'alcool étaient de vieilles amies. A ses côtés, je semblais ne plus exister, bien que je n'ai pas bougé depuis qu'elle m'avait adressé la parole. Je la suivais des yeux. Elle se dirigea vers une étagère, en saisissant une bouteille. Sans scrupules, elle l'ouvrit et en absorba une longue gorgée, qui lui fit, j'en étais persuadée, beaucoup de bien.

Elle parla, brisant un silence qui ne me gênait pas tant que ça. « Cet endroit précis est pour les dépressifs, les alcooliques ou les malheureux. Quelle catégorie? ». Très bonne question. Je n'aurais su y répondre clairement, étant donné que, jamais auparavant, je n'avais entendu parler d'une salle qui offrait une telle distraction aux élèves. Soyez surs que ma curiosité m'aurait poussée à aller rendre une petite visite aux charmantes bouteilles qui se trouvaient dans cette pièce par centaines. Pourquoi pas après tout? Dans un moment de faiblesse, j'aurais même éventuellement pu en descendre une ou deux, juste pour « oublier ». La plupart des personnes utilisent cette expression pour justifier la raison qui les amènent à porter à leurs lèvres un verre ou une bouteille d'alcool. Jamais je n'avais usé de cette phrase. Pour moi, boire ce genre de substances était occasionnel, loin d'être une habitude. Il paraissait que « Ce n'est pas convenable. » Encore une des règles merveilleuses de la famille Malefoy. Soit bourrée, et tu seras une mauvaise petite fille! Oui, en quelques sortes, c'était ça.

La question qu'elle avait posée méritait bel et bien une réponse, seulement, je ne savais pas ce que j'aurais pu donner de satisfaisant. « Tu sais, je pense qu'elles se rejoignent toutes en quelques sortes. Quand on est alcoolique c'est une forme de dépression. Et puis, cette maladie là est bien loin d'offrir ne serai-ce qu'un tout petit peu de bonheur. ». La salle sur demande. Était-ce bien ça? Quelque part, dans un livre certainement, j'avais lu qu'une salle de ce genre existait, prenant la forme de tout ce dont pouvait avoir envie celui qui pénétrait à l'intérieur de cette dernière. Sauf que, jusqu'à preuve du contraire, ce qui m'aurais fort étonné, je n'avais jamais eu l'intention ni même l'envie de me retrouver dans une cave à vin, voir plutôt, une cave de whisky pur feu. J'avais juste eu le malheur d'être dans un état anormal, était-ce une raison valable, voir suffisante? Non, sérieusement, les bouteilles exposées ne me faisaient pas envie du tout. Certaines, disposées en hauteur, étaient d'une saleté époustouflante, et j'aurais même pu soupçonner qu'elles étaient régulièrement utilisées comme refuge temporaire pour araignées.

« Honnêtement, tu penses que c'est une bonne idée, de boire ainsi? Quelqu'un pourrait entrer ici... Moi-même je ne sais même pas en quel honneur cette porte est apparue devant moi! ». J'affichais une mine perplexe. Les mots étaient sortis tout seul, sans que j'aie prévu de les faire entendre. Ce fut comme une interrogation à voix haute, que je finis par regretter légèrement. Après tout, qu'en avait-elle à faire que quiconque la découvre ici? Premièrement, elle était à Serpentard, ce qui ne lui offrait que la maigre perspective d'une retenue si quelqu'un de particulièrement odieux la dénonçait. Deuxièmement, elle était préfète, ce qui lui offrait tout de même une sacrée réputation. Je n'étais pas sure qu'avoir une telle personne sur le dos ferait plaisir à qui que ce soit, pour divulguer une simple information. Non, réellement, vu sous cet angle, elle ne risquait rien.

Finalement, saisir une bouteille et en boire son contenu m'aurait procuré une grande satisfaction, à moi aussi. En une moue indiquant que je ne savais pas quoi faire, quoi penser. Miraculeusement, cette voix que je portais constamment en moi ne me soufflait pas la voie à emprunter... Aurait-elle disparu? Libre de les propres actions, sans en éprouver le remord, je dis. « Et puis après tout, as raison, quelle importance? On ne vit qu'une fois! ». Motivation, quand tu nous tiens. Me dirigeant vers une étagère que je jugeait non poussiéreuse - HOURA! - je pris une bouteille au hasard. L'ouvrant, j'en bus une légère gorgée, préférant à l'avance juger de la qualité du liquide. Je n'avais jamais avalé une telle merveille. Cela ressemblait, sans s'y méprendre, à un mélange de cerise et de whisky pur feu. Finalement, je devais peut-être me préparer à rester ici plus longtemps que prévu. Et pourquoi pas y retourner, à l'occasion?
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R. A. Abygaël Barrons
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MessageSujet: Re: never thought we could be so close ♣ ABBY'   Dim 18 Juil - 8:41

Question rhétorique n’attendant pas vraiment de réponse. Je pensais que l’héritière Malefoy m’aurait laissé dans le vent et se serait dirigé vers la porte pour sortir, bien qu’elle ne connaisse pas l’endroit. Comment avait-elle pu entrer dans la salle par accident ? Mh…C’est vrai que c’est déjà arrivé, souvent d’ailleurs, plus qu’on ne le croit. Rien que la personne à avoir découvert cette salle…On disait qu’elle changeait souvent d’endroit. En tous cas, je la trouvais toujours où j’en avais besoin, quand j’en avais besoin, et pleine des substances dont j’avais besoin. Alcool, drogue, de quoi planer quelques heures tranquillement. C’était souvent le vendredi que je me rendais dans cet endroit, pour récupérer durant le week-end ! « Tu sais, je pense qu'elles se rejoignent toutes en quelques sortes. Quand on est alcoolique c'est une forme de dépression. Et puis, cette maladie là est bien loin d'offrir ne serai-ce qu'un tout petit peu de bonheur. ». Alcoolique. Je tournais le regard vers elle, dubitative, la bouteille à demi vide toujours dans ma main. Alcoolique ? Pensait-elle que j’étais alcoolique ? Elle était loin du compte. Je ne buvais pas tous les jours, uniquement quand je me sentais mal. De même, je ne buvais pas énormément…Quoi que. Tu dois boire beaucoup puisque tu tiens bien l’alcool ! C’est vrai, si j’acceptais, une fois dans ma vie, d’être honnête avec moi-même…Je buvais rarement, mais quand je buvais, on ne m’arrêtait pas avant que je ne m’évanouisse ou tombe et me cogne ou que sais-je. Dire que le plus souvent, je buvais seule. Parce que tu es suicidaire idiote, et tu le sais très bien.
Silence.

« Honnêtement, tu penses que c'est une bonne idée, de boire ainsi? Quelqu'un pourrait entrer ici... Moi-même je ne sais même pas en quel honneur cette porte est apparue devant moi! » Quelqu’un pourrait entrer ici. Elle avait raison, mais cette partie de la salle ne s’ouvrirait que pour les personnes dans le même état que nous, et donc des gens qui avaient besoin d’alcool, ou d’autres choses du même genre pour oublier. Elle ne s’ouvrirait que pour les gens qui conserveraient son secret…Puis, sincèrement, qui irait dénoncer deux Serpentard au sang pur depuis des millénaires, dont les parents,ou au moins les pères, étaient des Mangemort reconnu et pas des moindres ? Son grand-père était l’un des Mangemort Immortel tout de même ! Et son père finirait peut-être par l’être, lui aussi. Puis, j’étais préfète, je pouvais toujours mentir, trouver une excuse. Je ne m’inquiétais décidemment pas le moins du monde. « Tu te prends vraiment la tête pour des queues de chocogrenouille ! T’es une Malefoy, je suis une Barrons. Trouve moi un type assez fou pour nous dénoncer. Plus haut que nous dans la hiérarchie sorcière on trouve Blacklaw…Et crois-moi ce n’est pas le genre du petit prince de venir boire pour noyer ses pulsions macabres. » J’avais fini ma phrase assez froidement. Cornélius Blacklaw…Le centre de tous tes problèmes uniquement parce que tu le veux bien ! Non, je ne voulais pas, je ne voulais pas ! Je ne voulais pas le toucher et être aspirée à sa suite dans les ténèbres. De toute façon, il était le meilleur ami de Galen et devait, par conséquent, me détester…Même s’il aimait bien me caresser sous ma forme de louve. Mais bon, avouons le…Il ignore tout de mon statut d’animagus ! Bien sur qu’il l’ignore. Galen en a trop honte pour en parler. LUI ne l’est pas, animagus. Alors qu’il est l’aîné. Pour deux minutes, est-ce que ça a vraiment une quelconque importance ? Il faut croire.
Je bus une nouvelle gorgée de whisky pur-feu.

Sur ces étagères, il était impossible de ne pas trouver son bonheur. Bierre au beurre, whisky pur feu, liqueurs en tous genre, il y avait même de l’alcool moldu à la sauce sorcière du genre vodka « pur-feu » (de la même marque que le whisky) et tout un tas d’autres choses. De quoi être heureux, de quoi organiser une fête démentielle…Ce pourrait être amusant, de sortir des sentiers battus et d’organiser la fête du siècle, sauvage, dangereux, sans aucunes limites ni aucun adulte pour nous surveiller…Une orgie gigantesque où toutes les substances imaginables circuleraient…Je me mordillais la lèvre avec un léger sourire. Il y avait de l’idée (note de l’auteur : Comment trouver un event sans le faire exprès XD ). « Et puis après tout, as raison, quelle importance? On ne vit qu'une fois! » Cette fois, je lui souris. Elle s’empara d’une bouteille et nous trinquâmes. Je terminais la mienne cul sec et m’en saisis d’une autre. Je savais que la magie de cette salle me ferait tomber uniquement sur de l’alcool que j’aimais, ainsi je ne me prenais pas la tête et attrapait une bouteille au hasard. Surprise du chef ! Un peu comme les dragées de Berty Crochu, sauf que la, on n’en aura ni à la poubelle ni aux crottes de nez…Liqueur kiwi. Tant que j’étais assez lucide pour ça, je pris un grand verre à bière et y versais la totalité de la bouteille avant d’y ajouter de la vodka pure. « [color=olivedrab]Je sais mieux que quiconque qu’un tel comportement au sein de nos familles nous vaudrait au minimum la correction du siècle… « fais pas ci, fais pas ça » et au final on n’a pas vécu, et quand on est aux portes de la Mort, on le regrette amèrement. Crois moi, Malefoy, bois, bois comme si c’était la dernière fois que tu devais boire et ne te soucie pas des conséquences. Personne ne passera cette porte, et si quelqu’un le faisait et bien…Il se joindrait à nous ! Tiens, goûte ça, c’est fort fait attention…» Surtout que j’avais l’étrange impression que ce devait être l’une des premières fois qu’elle se saoulait et qu’elle n’avait jamais prit une cuite de sa vie. Lunatique Abby était de retour, s’incarnant dans le rôle du petit diable sur l’épaule gauche de la blondinette. Je lui murmurais « bois, bois, c’est bon pour toi, il ne t’arrivera rien » tout en lui faisant signer le contrat démoniaque avec la plume noire !

Je goûtais le mélange moi-même et me brûlais la gorge. Parfait ! Je lui tendis la grosse chope en échange de sa bouteille. Kiwi, cerise…Les fruits, c’est bon pour la santé, n’est-ce pas ? « Penser aux conséquences gâche la vie… » murmurais-je. N’y pense même pas ! Je peux parler, si je ne suis pas mes propres conseils ! C’est différent avec lui et tu le sais. Touche le et tu entameras ta descente aux Enfers. Pas pour une simple nuit en sa compagnie. Tu crois ? Tu en es sure ? Quasiment. Quasiment ce n’est pas être sure. Alors tais-toi et bois, et oublie ce petit monstre, oublie, oublie, oublie…Ils sont tous comme Galen ou comme ton oncle. Ils ne valent pas la peine Abby. Ils ne valent pas la peine.
Je bus une nouvelle grande gorgée de whisky cerise avant de jeter la bouteille contre un mur. Elle éclata, répandant le liquide sur le sol. Je ris. « Alors n’y pensons plus jamais ! » Idiote ! Ta gueule.



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MessageSujet: Re: never thought we could be so close ♣ ABBY'   Mer 21 Juil - 10:28


Une bonne soirée en perspective.
« Tu te prends vraiment la tête pour des queues de chocogrenouille ! T’es une Malefoy, je suis une Barrons. Trouve moi un type assez fou pour nous dénoncer. Plus haut que nous dans la hiérarchie sorcière on trouve Blacklaw…Et crois-moi ce n’est pas le genre du petit prince de venir boire pour noyer ses pulsions macabres. » Elle n'avait pas tort. Notre réputation à elle seule empêcherait quiconque de tenter de nous dénoncer. Et puis, qui aurait été assez idiot pour le faire? Lorsqu'elle parla de Blacklaw, il me sembla qu'une pointe d'amertume se faisait sentir dans ses paroles. Elle partageait son poste de préfet avec lui, elle aurait du l'apprécier. Quoi qu'il en soit, en entendant son nom, certaines choses me vinrent en tête, notamment le Dark Lord, les mangemorts, mon père. Comment la simple évocation d'un nom pouvait-elle me produire cet effet là? C'était pour le moins étrange. Mais, tout de même, mes pensées ne me dissuaderaient pas de faire ce que j'avais eu en tête en voyant toutes ces innombrables bouteilles, ainsi que celle d'Abygaël qui semblait boire extrêmement vite. « Et puis après tout, as raison, quelle importance? On ne vit qu'une fois! » D'un pas drôlement décidé, je fis mon apparition près d'une étagère qui ne me semblait pas louche. Oui, j'aurais juré que celles qui se trouvaient tout au fond de la pièce contenait un liquide douteux. Du poison, certainement. La bouteille sur laquelle mon choix s'arrêta se révéla être parfaitement exquise. De la cerise, mon fruit préféré. Mélangé à une sorte de whisky, bien entendu.

Je voyais Abygaël me sourire, visiblement heureuse du choix que j'avais pris de me décoincer un peu. Pressée d'en ouvrir une nouvelle, la fille Barrons termina la sienne à grandes gorgées. Impressionnant. Tandis que je travaillais plutôt rapidement à vider la mienne, me brulant la gorge à l'aide de cette substance alcoolisée, je pensais déjà à la prochaine qui tomberai entre mes mains. J'avais déjà été dans un état peu recommandable, certes, mais la plupart du temps, ce n'était pas de mon plein grès. C'était durant une soirée, je commençais avec un petit verre, rien que pour essayer, faire comme les autres. Un deuxième, allez! Et puis, tout les autres qui suivent dans ces occasions là sont provoqué par les personnes qui disent « Allez Calysto, encore un p'tit dernier ». Alors qu'ici, je sentais que j'avais moi-même le pouvoir d'avaler tout ce don j'avais envie, sans l'aide de personne. Pour une fois, la décisions que je prenait ne relevait pas du bon consentement de mon père, ou bien encore du règlement de Poudlard, ou même celui que mon père m'obligeait à respecter pour être " digne d'être une Malefoy ". Drago, Drago, Drago... Quand me laissera t-il respirer un peu? « Je sais mieux que quiconque qu’un tel comportement au sein de nos familles nous vaudrait au minimum la correction du siècle… « fais pas ci, fais pas ça » et au final on n’a pas vécu, et quand on est aux portes de la Mort, on le regrette amèrement. Crois moi, Malefoy, bois, bois comme si c’était la dernière fois que tu devais boire et ne te soucie pas des conséquences. Personne ne passera cette porte, et si quelqu’un le faisait et bien…Il se joindrait à nous ! Tiens, goûte ça, c’est fort fait attention…»

Elle avait parfaitement raison. Elle aussi devait ressentir l'emprisonnement que c'était d'être née dans une famille pareille, sans doutes. C'est facile pour tout les autres, qui naissent dans une belle petite famille aimante, qui ont le droit de se trouver une place dans la maison de leur choix, qui ont le droit d'être ceux qu'ils veulent être. Pour eux la vie est simples. Ils terminent à Poufsouffle ou Gryffondor, et se pensent les mieux placés pour nous critiquer en pensant que nous sommes tous des mini-mages noir ambulant. Non mais, honnêtement, s'ils savaient ce que l'on doit vivre! Elle me tendis la choppe de bière dans laquelle elle venait d'effectuer un mélange. Sans le moindre doute, je le saisis et, sous ses bons conseils, je l'engloutis en deux gorgées. Effectivement, il fallait dire que c'était fort. « Exquis! » Je finis par retourner auprès de ma bouteille ( gentiment installée dans ma main gauche ), mais Abbt' semblait en avoir décidé autrement. Elle me tendit un nouveau verre du liquide tellement bon, en échangé de ma bouteille cerise à moitié pleine. Marché conclus. « Penser aux conséquences gâche la vie… » Elle but à nouveau, terminant presque sa bouteille. Dans une impulsion, elle éclata cette dernière contre un mur, laissant se rependre l'alcool un peu partout avant d'ajouter. « Alors n’y pensons plus jamais ! » Je riais avec elle. Levant mon verre de manière à porter un toast, je dis à mon tour. « A cette soirée, qui restera gravé dans les annales! » Je bus une longue gorgée, pour honorer le toast.

Une fois mon verre terminé, plutôt rapidement d'ailleurs, je le posais sur une étagère, en quête d'une nouvelle bouteille. Laissant là Abby', je m'engageais dans l'allée principale. Dieu que cette pièce était grande! Il ne faisait aucun doute que la salle sur demande pouvait s'étendre à l'infini. A vue d'œil, il me semblait que des milliards de bouteilles étaient à notre disposition! Je finis par tourner à droite, pensant que jamais je ne trouverais de fin à cette pièce. Des bouteilles étranges étaient entreposée. J'en saisis une, par hasard. L'inscription dessus disait « 1429 » J'étais drôlement surprise de trouver des antiquités en ce lieu. Espérant qu'elle m'entendrait, en riant j'appelais Abby pour qu'elle vienne jeter un coup d'œil : « Abygaël! Ça te dis une bouteille du Moyen-Âge? »
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MessageSujet: Re: never thought we could be so close ♣ ABBY'   Jeu 22 Juil - 12:36

En entrant dans la salle sur demande, ce jour-là, jamais je n'aurais pu penser que je tomberais sur quelqu'un, et encore moins sur une fille comme elle. Soit Malefoy était aussi douée que moi dans l'art de dissimuler sa véritable nature, et ses sentiments profonds et donc portait continuellement un masque soit…Il était arrivé quelque chose. Ce n'est pas comme si nous nous connaissions ou étions les meilleures amies du monde. C'était une Malefoy, moi une Barrons, il avait donc semblé logique à l'une comme à l'autre d'essayer d'établir un contact, lors de notre première année. Et pour essayer…Nous avons essayé. Mais impossible d'aller plus loin que les habituelles bêtises «bonjour/bonsoir/ça va/ bien et toi? ». Les conversations aboutissaient souvent sur un silence et celle qui avait essayé d'entamer se sentait idiote. Une partie de moi se forçait à retenter l'expérience, car une partie de moi…Une toute petite partie de moi, était encore normale. Mais commençait à se faire tuer par la partie la plus imposante, la partie macabre, la vraie Abby, autodestructrice, malsaine, infréquentable. En ce moment, la jeune Malefoy s'amusait en ma compagnie, mais pour combien de temps encore? Combien de temps, avant que l'alcool ne fasse sauter mon masque et ne me montre à elle telle que j'étais vraiment. Elle risquait d'avoir peur…Peur, d'être effrayée par tant de noirceur, de douleurs, de…Tout. « Et puis après tout, as raison, quelle importance? On ne vit qu'une fois! » Oui, on ne vit qu'une fois. Et que fait-on, lorsque sa vie est ratée dés la naissance? Lorsque le destin a été sadique avec vous et a décidé de vous faire souffrir pour, peut-être, l'éternité? Que fait-on? Et bien l'on finit dans cette salle, avec de l'alcool, de la drogue, et l'on en abuse jusqu'à perdre la mémoire, jusqu'à ce que le masque glisse et nous dévoile tels que nous sommes vraiment. Je me demandais si la blondinette cachait beaucoup de secrets. J'allais bientôt le découvrir.

« Exquis! » On en revient toujours à l'alcool, ce qui n'est pas plus mal. L'alcool…Boisson adorée aux multiples senteurs exquises, aux multiples goûts toujours nouveau. Un alcool ne goûte jamais deux fois pareil, en fonction de l'humeur, de ce que l'on vit…L'alcool change et s'adapte, c'est comme s'il était magique, doué d'une volonté propre de s'adapter parfaitement au palet de celui qui le déguste, pour le forcer à boire, boire, boire encore jusqu'à en vomir, jusqu'à oublier, jusqu'à tomber et s'évanouir. « A cette soirée, qui restera gravé dans les annales! » Une soirée, oui, gravée dans les annales, sans doue…Car après avoir tenté pendant des années de nous rapprocher il avait suffit d'une pièce pleine d'alcool pour y parvenir. Comme si elle se décoinçait à mesure, comme si je n'avais plus peur de me montrer. Non, je ne crains rien, à l'intérieur de la salle sur demande, rien du tout. C'est comme la forêt, mon domaine…Sur ce terrain, personne ne me surpassera, personne ne me battra, personne…Ne viendra à bout de moi. La forêt, et la salle sur demande, mes territoires…« A cette soirée. » répondis-je avec un sourire, avalant à nouveau une énorme gorgée d'alcool, jusqu'à même en faire couler un peu sur mon menton. Je l'essuyais du revers de la main et gloussais. « Tu sais ce qu'il manque? » Et, comme par magie…Ou non, grâce à la magie de l'endroit, un phonographe apparut à mes côtés. Je fis glisser la pointe sur l'un des cd et la musique envahit la pièce, une musique…Totalement appropriée. ( La musique totalement appropriée en question XD ) Une musique sur laquelle on avait envie de bouger, de danser, de boire et d'oublier. Le but de ma visite…

« Abygaël! Ça te dis une bouteille du Moyen-Âge? » Une bouteille du Moyen-Âge? Ma curiosité me titilla et j'allais vers elle sur le rythme de la musique, avec une folle envie de monter sur les étagères et de sauter…Pour planer dans le vide, pour le restant de l'éternité. J'aurais voulu que le tunnel où tombe Alice s'ouvre sous moi. Et que e tombe, encore et encore, avec elle, jusqu'à la fin. « Pas qu'un peu! » Je la pris par la main et la fit tourner lorsque la musique s'y prêta –juste à cet instant- puis lui ôtait la bouteille des mains. Je la débouchais et sentis le liquide. « Ça…C'était exactement ce qu'il fallait. » Deux gorgées de ce liquide m'achèverait, m'ôterait tout filtre, je serais moi…Moi à nouveau et j'oublierais ses yeux glacés. Quand à elle…Elle oublierait les démons qui l'auront poussé à se rendre dans cet endroit, où jamais une fille de bonne famille comme elle ou moi n'aurait du mettre les pieds. « Je teste. » Mieux valait. Je renversais ma tête en arrière et sentis le liquide brûlant couler dans ma gorge. Oui…Oui! C'était extraordinaire! Je me sentais doucement partir, partir vers un océan ardent où j'allais me noyer pour tout oublier. J'oubliais déjà tout…J'oubliais que je ne devais pas enlever ma veste, ce que je fis pourtant. J'oubliais que je devais garder ma chemise, que je déboutonnais pourtant tellement j'avais chaud. Et j'oubliais que mes manches devaient cachés mes poignets, mes avant bras, que le tissu devait dissimuler mon ventre…Devait dissimuler les longues entailles profondes datant d'il y a moins d'un jour. Je tendis la bouteille à Calysto. « Avec ça…Tu oublieras jusqu'à ton nom de famille! »
J'avais oublié. L'alcool fait tout oublier et fait tomber les masques…Fléau parmi les fléaux…



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MessageSujet: Re: never thought we could be so close ♣ ABBY'   Dim 25 Juil - 14:56


Que la fête commence.
« Tu sais ce qu'il manque? » Non. Il y avait tout ici. Tout ce dont nous avions besoin. Des étagères par milliers, des bouteilles tellement nombreuse qu'on ne pourrait jamais en venir à bout. Des verres, des tires-bouchons, tout. J'avais même remarqué une casserole en parcourant les allées. Cette salle était remplie de mystères, insondables, inattendus. Elle avait dit cela alors que je m'en allais, à la recherche d'un monde perdu. Enfin non. Plutôt à la recherche d'une bouteille incroyable. Je voulais parcourir cette salle de long en large, gouter à tout, m'amuser. Oh oui, pour une fois dans ma vie de Malefoy, m'amuser. La vie m'avait dotée d'un élément incroyable. Mon nom. Et ce dernier, à sa manière, m'avait tout offert. Il m'avait offert une famille comme certaines rêveraient d'en avoir. Il m'avait offert un père qui ferait tout pour mon bonheur, tout pour que je sois une fille digne de lui. Il m'a offert une notoriété, une réputation, un échappatoire à la misère dans laquelle vivent de nombreux sangs-de-bourbes. Oui, j'avais tout. Certains tueraient pour avoir tout ce que j'ai. J'en avais la preuve. Serpentard, première année, une petite fille me ressemblait comme deux goutes d'eau, elle me suivait partout, épiaient mes fait et gestes, tentaient de se démarquer - ou plutôt de me ressembler - en copiant ma façon de marcher, ma coupe de cheveux, ma manière d'être, de parler.

Avait-elle seulement, ne serait-ce que l'espace d'une seconde, imaginer le cauchemar dans lequel je vivais? J'aimais mon père, ma famille, plus que tout au monde. Je mourrais pour eux s'il le fallait. Ils ont fait de moi ce que je suis en ce jour, m'ont forcé à entrer dans le moule familial préparé sur mesure pour tout les petits rebelles éventuels, ils m'avaient ôtés toute la singularité dont j'aurais pu faire preuve si ont m'avait laissé voler de mes propres ailes. Pour une fois, laissez moi en profiter. Sa voix me résonnait toujours dans les oreilles, me dictant quoi faire, si bien que j'avais souvent l'impression de devenir folle, à suivre ainsi les demandes de mon père par le biais de mon esprit. Je ne voulais pas le décevoir. Il ne méritait pas d'avoir une fille indigne de porter son nom. Là, c'était bien trop tard. L'alcool commençait à avoir une emprise sur moi, à me faire tourner en rond, à m'amuser bien plus que n'importe quoi au monde. Je ne sais trop comment - par magie certainement- Aby' mit une musique. Si, finalement, il avait bien manqué quelque chose. Maintenant, tout était au complet. Une amie, de l'alcool, et de la musique.

« 1429 ». Incroyable. Sans y penser, je finis par l'appeler. J'entendais ses pas léger arriver vers moi. Suivait-elle le rythme de la musique ou était-ce mon esprit qui me jouer des tours? Non, il me semblait bien qu'elle dansait. « Pas qu'un peu! » dit-elle, en réponse à ma question. Nous semblions toutes les deux dans le même état, sombrant peu à peu dans les doux méandres de l'ivresse. Elle me saisit par la main, me faisant tourner sur moi même, suivant la musique avec une grande précision. Elle me pris mon petit trésor des mains, mon antiquité. « Ça…C'était exactement ce qu'il fallait. » Elle sentit le liquide, après avoir débouché la bouteille. « Je teste. » Et elle bu. Ceci sembla lui plaire. Une lueur d'excitation lui éclairait le visage lorsqu'elle avala la longue gorgée. Elle déboutonnât légèrement sa chemise, après avoir enlevé sa veste. Elle me tendit la bouteille, que j'acceptais avec grand plaisir « Avec ça…Tu oublieras jusqu'à ton nom de famille! »

Ton nom de famille. Ton nom de famille. Arrêtes ça tout de suite . Pourquoi? Pourquoi cette voix? Pourquoi lui? Pourquoi maintenant? Il ne savait même pas où j'étais, il ne savait même pas que je buvais en cet instants. Il ne pouvait soupçonner le fait que j'étais en train de lui désobéir. Il ne pouvait me parler par le biais de mes pensées. J'étais folle. Irrémédiablement folle. Sa voix avait bercé mon enfance, m'avait dicté quoi faire, où aller, avait guéri mes peurs les plus profondes, avait résolu mes cauchemar. Et à présent, c'était elle mon cauchemar! « Non, je n'arrêterais pas. » avais-je murmuré, après un instant d'hésitation. Je ne savais pas si elle m'avait entendu. Je saisis la bouteille qu'elle me tendait sans aucunes craintes. C'était bien la première fois que je lui désobéissais. Tant pis. Je portais mes lèvres à la bouteilles, ingurgitant une très longue gorgée de ce liquide antique. Ça me brula la gorge, mais peut m'importait.

Tout ces doux alcools allaient bientôt avoir un effet bien plus prononcé. Je sentais que j'allai craquer, sous l'emprise de ma propre folie. Allait-elle être celle qui recueillerait une à une mes confidences les plus sombres, les plus secrètes? Allait-elle à son tour m'en dire un peu plus sur elle-même, sur la vraie Abygaël. Trop de questions. Au fond, elle n'avait pas tort. Je me prenais vraiment la tête pour des queues de chocogrenouilles. Je bus une gorgée à nouveau. Après avoir avalé, je me mis à rire, sans raisons apparentes. « Comment une chose aussi vieille peut-elle être aussi divine? » Rires à nouveau. Sans aucuns doutes, ce que nous avions avalé commençait à faire effet. Musique. Tel qu'elle l'avait fait pour moi, je la pris par la main, en ne pensant à rien d'autre qu'au rythme. Je la fis tourner. Puis, je finis par la lâcher, désirant boire à nouveau dans la bouteille moyenâgeuse. « Dieu bénisse les gens ayant œuvré à nous concocter pareil délice. » Et je ris à nouveau, passant le reste de la bouteille à Aby, tout en me mettant à danser seule.
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MessageSujet: Re: never thought we could be so close ♣ ABBY'   Ven 30 Juil - 12:01

Les adultes ont tendance à dire des choses horribles au sujet de l'alcool et à interdire sa consommation auprès de leur progéniture, ne rendant que plus tentante l'envie d'y goûter, enivré avant tout par le plaisir de la désobéissance, cette excitation, mince, certes, mais tout de même importante dans la vie d'une enfant. Désobéir…Une mot qui sonnait extrêmement bien à mes oreilles, comme à l'oreille de tout adolescent. La désobéissance…Sous le masque, Abby. Sous le masque. Oui, en apparence, j'étais comme Calysto, jamais je ne désobéirais. J'avais toujours été la petite fille bizarre, sombre, solitaire, qui regardait son frère et son meilleur ami jouer de loin, qui préférait rester sous sa forme de loup, trouvant le monde plus facile ainsi. Je m'étais d'ailleurs déjà demandée…Si un humain, animagus, pourrait survivre dans le monde animal. J'avais eu envie d'essayer, mais personne ne m'avait laissé faire. On ne me prêtait aucune attention mais, dés que j'émettais le souhait de sortir ou autre…C'était une autre histoire. C'est la faute de Galen. Lui, lui, encore lui et toujours lui. Me haïr ne lui suffisait plus. Chacun de nous possède une face cachée, il faut croire que celle des jumeaux Barrons est plus imposante que pour les autres. Peu importe au fond…

Boire, boire, et ne plus penser à rien. Boire et laisser les plus sombres pensées glisser le long de mon être sans même me toucher. Elles glissent, murmurent, passent, mais je n'entends rien, tout est fini. C'est comme être bercée par la Mort avant de voir sa faux s'abattre sur notre corps. C'est comme l'instant, la seconde avant que le flash vert ne nous transperce le cœur…Oui…Ça commence. Et lorsque ça commence, plus rien n'a d'importance. Le murmure de Calysto, simple défaillance dans la musique. La musique, qui pénètre nos êtres, nos deux enveloppes brûlantes de douleurs, de tortures intérieurs, celles de deux filles, deux princesses, que l'on croit heureuse sur leur trône aux côtés du roi alors que…Rien n'est beau, rien n'est rose, dans ce monde, mais tout est noir, noir d'encre. Et plus l'alcool glisse dans nos gorges, se fraient un chemin, plus le liquide envahit nos êtres, plus le monde devient noir, et plus les langues se dénouent. « Comment une chose aussi vieille peut-elle être aussi divine? » Vieux, sagesse. Et l'alcool, au fond, c'est la sagesse…Les plus grands philosophes sont alcooliques, le monde est fou et c'est tout simplement extatique. Non, je dis n'importe quoi, même mon cerveau n'est plus capable de réflexions logiques, correctes, mais qu'est ce qui est logique? Qu'est ce qui ne l'est pas? La magie. Non, même ça, manque de logique. Ça n'a pas ta logique mais ça en a une. Oui, si ça peut te faire plaisir. Logique, illogique, logiquement, peu importe au fond…Rien de ce qui m'est arrivé n'est logique, rien n'est normal, juste. Il n'y a pas de justices, juste la loi du plus fort et pour le reste…Une anarchie complète. Victime de l'anarchie? Victime de l'anarchie.

Et l'on danse, le monde tourne, il semble changer, les couleurs deviennent floues, tout est floue. Et je ris avec la jeune Malefoy. Pourquoi est-ce dans ce genre de circonstances que l'on se rend vraiment compte…De ce qu'il faut? De ce…Qui est? On ne philosophe pas bourrée. « Dieu bénisse les gens ayant œuvré à nous concocter pareil délice. » Dieu, dieu? Pourquoi dieu? Non, Merlin les enchante, ces personnes magnifiques! Dieu, dieu, c'est pour les moldus, dieu, les moldus aveugles…Tu deviens anti-moldu? Non, juste anti-crétin. « Qu'ils soient heureux dans leur tombe! » Qu'ils aient un grand cercueil avec de la place, qu'ils puissent inviter leurs amis squelettes des cimetières voisins et que leur âme ne repose jamais comme celle des fantômes hantant ce château. Et je bus à nouveau, trop, trop vite, je m'écroulais, emmenant la jolie blonde dans ma chute, roulant ensuite pour être couchée à côté d'elle. Le monde tournait et je le voyais tourner. Des étoiles, de ci, de la. Moins de lumière. La salle sembla répondre, et la luminosité baissa. Je souris sans trop savoir pourquoi. « J'aimerais bien mourir, ici…Tout de suite. Juste fermer les yeux et hop…En finir. » murmurais-je, en fermant justement les yeux. Mais rien ne se passa, aucune dame drapée de tissu ébène, pas même une furtive vision de l'Enfer, ou du Paradis, bien que je ne sois sûrement pas destinée à ce dernier. « Tu as déjà voulu mourir? Ou… » Silence. Je caressais sans y penser mes cicatrices, un soupir, la tension de ma poitrine s'évacue, et je suis bien, parfaitement bien… « Essayé? » Vivre pour mourir, ou mourir en essayant. Idiote.
Va te faire foutre.

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MessageSujet: Re: never thought we could be so close ♣ ABBY'   Ven 13 Aoû - 21:43


Ne plus penser à quoi que ce soit.
J'aurais bien pu m'effondrer à l'instant même, jamais je n'aurais été plus heureuse de toute ma vie. C'était fou, totalement fou. Depuis une demi-heure, à peine ( peut-être plus, qui sait? Je perdais la notion du temps ici) Abygaël me tenait compagnie, et jamais je n'aurais pensé pouvoir rester si longtemps, ainsi, avec elle. « Dieu bénisse les gens ayant œuvré à nous concocter pareil délice. ». Dieu? Pourquoi, dieu? j'avais dit ceci sans y penser. La question d'une quelconque religion était bien floue, sans aucunes raison. Peut-être juste l'habitude, la tradition. Quelle tradition? Aucune idée. Il devait bien exister un paradis, un enfer. Réellement? Je n'en avais pas la moindre idée. Si oui, tant mieux. Si non, tant pis. Moi, partisane du Dark Lord, le plus grand mage noir de tout les temps, pouvais-je prétendre croire en Dieu, généralement au cœur de la croyance de nombreux moldus? Peut-être pas.

« Qu'ils soient heureux dans leur tombe! » Bien dit. Tandis que je regardais autour de moi, d'un air absent, cette fois, certaine d'être parfaitement soul, la jolie rousse m'entraina dans sa chute, dont je ne connaissais pas la cause. Le sol ressembla, l'espace d'un instant, à un énorme coussin, si doux que rien ne nous blessa une fois à terre. Pour une énième fois, je me mis à rire comme une folle, ne parvenant à m'arrêter que lorsque que ma partenaire de boisson répondit « J'aimerais bien mourir, ici…Tout de suite. Juste fermer les yeux et hop…En finir. » Un désir bien impossible. La mort,pour moi, ne comportait aucune douceur. Elle était froide, faible, et mauvaise. Elle prenait tout, elle avait tout. Et rien ne pouvait la vaincre, personne ne pouvait s'en protéger. « Ce serait bien trop facile. » Non. Il fallait souffrir avant de mourir. Vivre une vie, parfaitement horrible la plupart du temps, avant de se voir offrir une issue, la mort. « Tu as déjà voulu mourir? Ou… »

Ou? Ou quoi? « Essayé? » Elle soupira. Sans y penser, je me perdis à la contemplation du plafond. Je me sentais bien. L'alcool qui circulait dans mon sang tel un poison faisait effet, la réalité avait arrêté d'avancer. Une envie soudaine de me confier à elle me passa à travers l'esprit . « J'aurais pu. » C'était parti. Je savais parfaitement que je ne parviendrais pas à m'arrêter, que certaines choses que je regretterai par la suite allaient sortir de ma bouche. « J'aurais pu. L'année dernière. Chez mes grands-parents. Il était dans la pièce d'à côté. » Par il, j'entendais le Dark Lord, l'un des sorciers les plus puissants de l'histoire, le plus machiavélique. « J'aurais pu sortir des rangs, faire une énorme erreur, et je sais qu'il m'aurait supprimée. Mais je n'ai pas osé. J'suis conne, j'en mourrais d'envie... » A mon tour, je me mis à soupirer. « Toi, tu as déjà essayé, n'est-ce pas?» D'un mouvement lent, je tournais la tête vers elle, attendant sa réponse, que je pensais déjà connaitre.
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MessageSujet: Re: never thought we could be so close ♣ ABBY'   Dim 15 Aoû - 9:21

Calysto et moi avion,s beau nous amuser énormément ensemble,à tournoyer dans la pièce comme si le monde nous appartenais, il fallait avouer…Que l‘alcool, lorsqu’on en abuse, pousse aux confidences les plus sombres, fait sauter les masques habituels, et le lendemain, souvent, on le regrette. Sur l’instant, on a l’impression que la personne à côté de nous est une oreille attentive, inoffensive, que l’on ne risque rien. Comment ce sera, demain matin… ? J’ignorais même si j’allais me réveiller. Flottant dans ce petit océan de coton agréable, j’étais prête à mourir s’il le fallait. « J'aurais pu. » Ainsi, la petite fille parfaite, la petite héritière des Malefoy avait un jour désiré se donner la mort…Un jour. Pourquoi ? Dans quels genres de circonstance ? Etant moi-même la fille d’un Mangemort, je savais que ce n’était pas une vie spécialement simple mais son père n’était pas réputé pour être comme le mien. Loin de la. Son grand-père peut-être ? Fameux personnage dans la hiérarchie noire des ténèbres. Elle devait avoir ses raisons. Je me tus, ne dis plus rien, silence brisé uniquement par la musique qui allait en s’éloignant, baissant le vbolume comme pour respecter les confidences. ? C’était assez amusant de voir que la salle respectait ce genre d’instants. Comme quoi, la magie, c’est vivant et merveilleux.

« J'aurais pu. L'année dernière. Chez mes grands-parents. Il était dans la pièce d'à côté. » Il. On l’appelait de plusieurs façons, mais elle n’avait pas besoin de préciser qui était exactement ce il. Le Seigneur des Ténèbres avait été dans la pièce à côté…J’imaginais l’angoisse qu’elle avait pu ressentir. Surtout que cet homme devait être bien pire que son fils. Si déjà son fils me mettait dans des états peu survivable, j’osais à peine imaginer ce que le père pourrait me faire…Ces yeux froids, ce regard, cette aura…Je frissonnais. J’avais toujours eu affaire à la mère de Cornélius, lorsqu’elle l’emmenait jouer chez nous. Son père n’était pas spécialement un habitué et je ne l’avais jamais vu. Je ne voulais pas le voir, j’avais peur de l’observer…Et si je tombais dans des abysses encore plus profondes que celles creusées par Cornélius ? Un frisson me parcourut à cette idée. « J'aurais pu sortir des rangs, faire une énorme erreur, et je sais qu'il m'aurait supprimée. Mais je n'ai pas osé. J'suis conne, j'en mourrais d'envie... » Je tournais les yeux vers elle, et la regardait. Sourire d’ange, beauté simple mais superbe, grande sorcière, jeune fille admirable…La supprimer aurait été une grande perte, au delà de ce qu’on pouvait imaginer. C’est un homme…Effrayant, terrible. Je ne l’ai jamais vu, tu sais. Enfin pas de près, même si mon père est Mangemort il ne m’emmenait pas, toujours mon frère mais moi pas, je faisais partie des meubles. Tant mieux en un sens…Mais j’imagine aisément ce qu’on peut ressentir en sa présence. Ce doit être comme avec son fils…En dix fois pire. » Dix fois, cent fois, mille fois pire ! Je l’ignorais, et je ne tenais sûrement pas réellement à le savoir. Ou peut-être que si…Ou peut-être que non. J’avais assez du fils qui me collait aux basques, persuadé que j’étais la seule assez bien pour lui, qui m’infligeait des sortilèges impardonnables, m’attachait pour me prendre te essayais d’obtenir une complète soumission de ma part. Un frisson me parcourut à nouveau l’échine. Ce souvenir…Insupportable. Vite, à boire.

« Toi, tu as déjà essayé, n'est-ce pas?» Après un long silence, la question fusa, comme une bombe mais je m’y attendais. Je souris, un simple sourire, un peu triste. « Des tas de fois… » répondis-je, contemplant les bandages sur ma peau. Tant de fois…Je secouais la tête. « C’est compliqué tu sais, dans ma famille…Personne n’est normal. Mon oncle était fou et il me frappait, si fort que souvent j’ai cru qu’il allait me tuer. Mais c’est moi qui ai fini…Par le tuer. Mon frère me hait à un tel point qu’il a cherché à me tuer plusieurs fois lui aussi quand à mon père, il n’en avait rien à faire, je n’existais plus depuis le jour où…Enfin, je n’existais plus. J’ai toujours été un meuble avant d’arriver à Poudlard et de lui montrer que je valais autant que mon jumeau. Depuis il me préfère, mais Galen me hait encore plus. Quand on…Grandit comme ça, on a deux solutions : Soit on devient fou, soit on s’adapte. J’ai choisis les deux. Parfois la mort me tente et je me laisse aller quelques minutes à la frontière de ses bras avant de revenir. Je ne sais pas pourquoi je reviens toujours…C’est énervant.

Je secouais la tête et tendis la main. Mes doigts effleurèrent une bouteille. J’ôtais le bouchon et relevais ma tête pour avaler une gorgée. Puis la tendis à Calysto. « Tu sais, c’est drôle, mais ça…Je l’ai jamais raconté à personne. Pour mon oncle j’veux dire, et le reste aussi même si c’est de notoriété publique que mon frère me hait. Et faut que je sois saoule avec une fille comme moi pour me rendre compte…Que j’aurais peut-être du. » soufflais-je, en me rendant compte également que chacun avait sa part de souffrance enfuis au fond de soi et parfois, elle ressortait. Pour certains dans les larmes, pour d’autres dans la haine, la colère, la souffrance. « Mais toi…Ta famille t’aime, tu es une princesse, une vraie princesse…Pourquoi une princesse cherche-t-elle la mort ? » C’était surtout cela, que je ne comprenais pas bien que j’étais l’une des mieux placée pour savoir que derrière les apparences se cachent souvent des vérités sombres, malsaines, terribles et obscures.

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Calysto N. Malefoy


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MessageSujet: Re: never thought we could be so close ♣ ABBY'   Dim 15 Aoû - 10:57


Ce souvenir me procurait un sentiment glacé.
« J'aurais pu. L'année dernière. Chez mes grands-parents. Il était dans la pièce d'à côté. » Je pensais qu'elle comprendrait. Bien sur qu'elle comprendrait. Ce «il», je l'avais prononcé, séparé des autres mots, comme pour signifier toute l'horreur présente dans mon esprit face à la personne que j'évoquais. Cet homme, tout le monde le craignait. Il avait su se faire un nom dans l'histoire des sorciers, il avait su comment s'y prendre pour rependre la terreur au moindre de ses pas, de ses faits, de ses paroles. Il avait donné sa grâce à de nombreux fidèles, ma famille comprise, et j'avais vécu dans une atmosphère confortable, dénouée de toute crainte d'être l'une de ses victimes. Il ne pouvait pas m'en vouloir, ni même tenter de me blesser, j'étais une Malefoy, une vraie, à son service, prête à mourir pour lui s'il le fallait. Je n'avais pas peur, et j'avais tort. Mon père me m'avait murmuré à l'oreille, chaque soir, pendant toute mon enfance, que je ne devais pas avoir peur du noir, que je ne devais pas avoir peur qu'il éteigne la lumière, et qu'il ferme la porte pour m'enfoncer dans les ténèbres de la nuit. J'avais fini par y croire. Je croyais à tout ce qu'il me disait, absolument tout. Règle numéro 1: Papa a toujours raison.

Mais ce jour là, oh, oui, ce jour là, mon corps entier tremblait, mon cœur semblait battre mille fois plus fort qu'il n'aurait dû, me brisant les côtes au passage. Si je ne devais pas avoir peur de cet homme, alors pourquoi mon cerveau me disait-il de fuir à toutes jambes, pourquoi craignais-je de ne plus jamais pouvoir dormir à nouveau, sans ressentir l'étreinte glacé de l'air pourtant doux du manoir qui me faisait frissonner? Comment oublier cette voix, ces mots, ces paroles? Personne n'avait eu besoin de m'annoncer qui se trouvait à l'instant avec mes grands-parents, je l'avais senti. Mon corps, tremblait de toutes parts, sans que je puisse l'en empêcher. Allongée sur le sol de cet espèce de cave à vin ne contenant pas uniquement du vin, bien cachée au fond d'une école ou régnait la terreur pour les maison autre que Slytherin, je repensais à cet épisode, certainement le plus marquant de toute mon existence. Je me souvenais de mes pensées, aussi horribles furent-elles à cet instant même. Je voulais choisir ma propre voie, ne plus dépendre de qui que ce soit. Je voulais être la fille qui se cachait au fond de moi. dieu sait comme j'aurais été heureuse. Je ne voulais plus être le pantin Malefoy, comme mon père l'avait été avant moi.

« J'aurais pu sortir des rangs, faire une énorme erreur, et je sais qu'il m'aurait supprimée. Mais je n'ai pas osé. J'suis conne, j'en mourrais d'envie... » Mais je parvenais aussi de la raison pour laquelle j'avais abandonné cette option suicidaire. Mon père.

Il sentait toujours ma peine, ma rage, ma peur. Je ne savais pas comment c'était possible, il avait toujours raison, il était connecté à moi, je pensais que nous avions une âme commune, connaissant les mêmes émotions. Il m'avait emmené dans une pièce à l'étage, loin de ma mère, loin de mon frère, loin de ma tante. Et il m'avait serré dans ses bras. Juste serré dans ses bras. Et j'avais senti à quel point il aurait eu honte que je me lève contre lui, à quel point je n'aurais pas été digne de cette étreinte. Lorsque j'eus fini de parler, elle se tourna vers moi, m'observant. « C’est un homme…Effrayant, terrible. Je ne l’ai jamais vu, tu sais. Enfin pas de près, même si mon père est Mangemort il ne m’emmenait pas, toujours mon frère mais moi pas, je faisais partie des meubles. Tant mieux en un sens…Mais j’imagine aisément ce qu’on peut ressentir en sa présence. Ce doit être comme avec son fils…En dix fois pire. » C'était étrange. Elle semblait beaucoup mentionner le nom du fils du Dark Lord. En quelques sortes, cela me laissait à penser qu'ils devaient avoir une relation plutôt spéciale, mais poser la question aurait été fort impoli. Alors je me tus. « Toi, tu as déjà essayé, n'est-ce pas?» Enfin, j'aurais du dire, « vraiment ╗ essayé, puisque la pauvre fille que j'étais n'avais que qu'y penser, et c'était la cause de mon mal-être qui m'avait poussé à de pas le faire.

Je tournai ma tête vers elle, juste à temps pour apercevoir son sourire, bien triste sourire. Il se cachait bien des malheurs derrières sa beauté magique. Je lui enviais ses somptueux cheveux roux, qui la rendaient si spéciale, bien plus jolie que les filles banales qu'on croise tout les jours dans tout le coins de Hogwarts. « Des tas de fois… » Elle secoua la tête, comme pour chasser les mauvais souvenirs que cette question si indiscrète que je lui avait posée ravivait en elle. « C’est compliqué tu sais, dans ma famille…Personne n’est normal. Mon oncle était fou et il me frappait, si fort que souvent j’ai cru qu’il allait me tuer. Mais c’est moi qui ai fini…Par le tuer. Mon frère me hait à un tel point qu’il a cherché à me tuer plusieurs fois lui aussi quand à mon père, il n’en avait rien à faire, je n’existais plus depuis le jour où…Enfin, je n’existais plus. J’ai toujours été un meuble avant d’arriver à Poudlard et de lui montrer que je valais autant que mon jumeau. Depuis il me préfère, mais Galen me hait encore plus. Quand on…Grandit comme ça, on a deux solutions : Soit on devient fou, soit on s’adapte. J’ai choisis les deux. Parfois la mort me tente et je me laisse aller quelques minutes à la frontière de ses bras avant de revenir. Je ne sais pas pourquoi je reviens toujours…C’est énervant. » Je ne pouvais même pas imaginer la douleur qu'elle devait ressentir au fond d'elle, ou encore celle qu'elle avait ressenti depuis sa plus tendre enfance, si je m'en tenais à ce qu'elle venais de dire.

Elle tendis alors la main pour attraper une bouteille, qu'elle me tendis après en avoir avalé une gorgée. A mon tour, je me levais, pour ne pas renverser la liquide précieux, et bus, une longue gorgée, qui ne me fit presque aucun effet. Je déposais ensuite la bouteille à mes genoux, entre Aby' et moi. « Tu sais, c’est drôle, mais ça…Je l’ai jamais raconté à personne. Pour mon oncle j’veux dire, et le reste aussi même si c’est de notoriété publique que mon frère me hait. Et faut que je sois saoule avec une fille comme moi pour me rendre compte…Que j’aurais peut-être du. » Elle aurait dû. A sa place, je n'aurais jamais pu vivre avec ce genre de choses dans mon esprits. Mais j'étais bien moins forte qu'elle, cela crevait les yeux. Elle pouvait supporter des choses bien plus horrible que moi, et ce depuis certainement très longtemps. J'aurais voulu commenter ses paroles, la réconforter, mais je ne trouvais rien à dire. D'un geste lent, je posais ma main sur la sienne, comme pour exprimer à la place de mots combien j'espérais qu'elle puisse aller mieux, s'en sortir. Je remis mon bras le long de mon corps, me sentant légèrement gênée. Comment une fille que je ne connaissais pas pouvait-elle me toucher à ce point, m'émouvoir, me donner envie de lui remonter le moral, de lui faire voir d'autre horizons, bien moins sombres? Je n'éprouvais cela que pour ma meilleure amie, généralement. Là, non, je ressentais ça pour elle. « Mais toi…Ta famille t’aime, tu es une princesse, une vraie princesse…Pourquoi une princesse cherche-t-elle la mort ? »

Elle avait raison. Ma famille m'aimait, enfin, une partie. J'étais traitée telle une princesse, la plupart de mon temps. Non, elle ne connaissait pas l'envers du décor, les coulisses de ma famille. « Je reconnais que je ne semble pas avoir de raisons de me sentir atrocement mal, pourtant c'est le cas. » Je devais m'expliquer, faire sortir cela une bonne fois pour toutes. C'était l'occasion rêvée. « Ma mère n'a jamais eu la fibre maternelle. Elle ne m'a jamais serré dans ses bras, ni même eu beaucoup d'intérêt à mon égard. Mais ça m'est égal, j'ai mon père. Il s'est toujours occupé de moi. Il m'a toujours lu des histoires, réconfortée lorsque je pleurais, expliqué des tas de choses. C'est certainement la meilleure partie de lui que j'aime garder en mémoire, mais ceci n'est que ce qu'il laisse paraitre, l'image d'un père protecteur, qui, à la différence de sa femme, aime sa fille. » Je pris une profonde inspiration, fermait les yeux, et me mordit la lèvre inférieure, avant d'ajouter, d'une voix tremblante. « Tu sais, je n'étais pas comme ça avant. J'étais gentille, douce, attentionnée, généreuse. On me réprimandait pour ça. Je devais être froide, sarcastique, méchante, je devais haïr les autres, moldus, sang-de-bourbe. Mon frère, lui, c'était le bon petit soldat. Moi j'étais la gamine avec un potentiel de rebelle. Alors mon père s'est chargé d'être nuit et jour là pour moi, histoire que je me sente redevable envers lui, que je lui doive obéissance. »

J'avais envie de pleurer, de hurler, de saisir une bouteille et de la briser en morceau. « Tu comprends pas Aby... J'aurais pu être une tout autre fille, et maintenant je suis coincée dans un esprit qui n'est pas le mien. J'ai l'impression de hurler sans que quiconque ne m'entende, ne se soucie de moi. Il est le seul à être là pour moi, et c'est lui qui m'a fait ça! Et de jour en jour j'ai l'impression de voir ma mère quand je me regarde dans un miroir. Et je n'arrive pas à le supporter, je me dégoute. »

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R. A. Abygaël Barrons
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MessageSujet: Re: never thought we could be so close ♣ ABBY'   Lun 16 Aoû - 15:16

C'est vrai, au fond, que ma vie était compliquée. Lorsque l'on nait, on croit que l'on procure un bonheur intense aux parents. Mais, lorsque ma mère est parvenue à me faire sortir, après que Galen se soit douloureusement frayé un chemin entre ses cuisses, ne l'épargnant pas au passage…Disons que la douleur l'a rendue temporairement folle. Incapable de me regarder puisque, sans la présence d'un deuxième bébé l'accouchement aurait été moins pénible et elle n'aurait pas frôlé la mort, elle finit par reporter l'affection qu'elle portait à Galen sur moi, adorant cette petite fille qui lui ressemblait tant. Mais…Même à quatre ans, on sait que, lorsque les adultes crient fort l'un sur l'autre, c'est toujours mauvais signe. Des disputes, tous les jours. Et quand mon père perdit patience, elle voulut s'enfuir, emmenant juste sa fille, laissant son fils déjà pervertis par cet univers noir et terrible. Ce désir lui coûta la vie, elle ne pu jamais passer la porte. Flash vert. Tout était fini…Terminé. Mais ce jour-là, lorsque je croisais le regard de mon jumeau…Je compris. Il était clair qu'il me haïssait. Pour des tas de raisons, dont j'ignorais la plupart mais le fait était la: Galen Barrons me détestait, moi, sa jumelle. Le sang de son sang…Nous avions partagé la même vie, la même cellule, lui et moi étions censé être complémentaire et pourtant…Pourtant, la seule chose complémentaire entre nous était sans doute notre folie furieuse. Terrible folie. Elle s'exprimait dans la violence pour lui, dans la douleur pour moi. Et combien de fois n'avais-je pas surpris son regard caresser mon corps, délicatement, comme s'il imaginait non pas y passer les mains pour donner dans l'inceste, mais bien y passer un couteau tranchant pour voir si mes hurlements seraient à la hauteur de ses espérances.

Avec le temps, je l'avais même soupçonné d'endoctriner mon oncle, dans une sorte…J'ignorais en fait ce qu'il avait exactement pu réaliser comme miracle si l'on peut nommer cela ainsi. Il était parvenu à ce que mon oncle me haïsse et me frappe au moindre pas de travers. Mais pour une petite fille, ne pas toujours marcher droit, fonctionner comme tout le monde, c'est normal, pas vrai? Du moins je le pensais, mais je devais avoir tord…Vraiment tord. Puis était venu la mort. J'ignorais si mon âme s'était brisée. Etais-je vraiment responsable de la chute de cette étagère? Oui…Oui, j'avais poussé, de toute ma force et mon poids d'animagus pour qu'elle tombe et le tue. Pas sur le coup…Longue agonie, aussi longue que mes instants de souffrance sous la pluie de coups. La folie se déclencha-t-elle véritablement à cet instant? Etait-elle la bien avant, depuis ma naissance ou depuis l'horrible événement que s'efforce de bloquer ma mémoire? Je n'en savais rien, je ne savais, au fond, rien de moi. Rien, hormis mes traces, mes cicatrices, mes souffrances, mon habitude. Et, au fond, je n'étais pas tellement une victime. Sans cela, jamais je n'aurais pu vivre. Je vivais…A travers le malheur, la noirceur, je vivais. J'étais moi, enfin moi, véritablement moi et c'était bon, si bon! Par moment je craquais, bien sur. Par moment, je pensais…Je voyais le garçon aux yeux de glace. Et je souriais doucement, l'imaginant me tenant dans ses bras, partageant nos noirceurs pour nous y noyer de façon définitive.

« Je reconnais que je ne semble pas avoir de raisons de me sentir atrocement mal, pourtant c'est le cas. » Elle aurait pu ne pas s'expliquer d'avantage. C'était son droit, de refuser de me donner ce genre d'explication. Je savais respecter le silence, bien qu'on aurait pu penser le contraire. Sincèrement…Pourtant, elle voulait s'ouvrir. Et j'étais heureuse qu'elle s'adonne à cet exercice en ma compagnie. En compagnie de quelqu'un capable de la comprendre pour de vrai, capable de définir une épreuve de la vie comme n'étant pas une simple contrariété avec un garçon ou son shampoing préféré. Au moins, ses paroles ne tombaient pas dans l'oreille d'une sourde et on apprenait, même du malheur des autres. Le malheur a toujours été un instructeur hors du commun. « Ma mère n'a jamais eu la fibre maternelle. Elle ne m'a jamais serré dans ses bras, ni même eu beaucoup d'intérêt à mon égard. Mais ça m'est égal, j'ai mon père. Il s'est toujours occupé de moi. Il m'a toujours lu des histoires, réconfortée lorsque je pleurais, expliqué des tas de choses. C'est certainement la meilleure partie de lui que j'aime garder en mémoire, mais ceci n'est que ce qu'il laisse paraître, l'image d'un père protecteur, qui, à la différence de sa femme, aime sa fille. » Au moins, son père l'avait aimé. Il avait été près d'elle, de son berceau, et l'avait regardé avec tendresse. Je ne me souvenais pas d'une once de tendresse dans le regard de mon géniteur. De fierté peut-être, une fois que j'eus prouvé ma valeur. J'ai toujours ignoré si c'était dans mes notes ou dans le meurtre de mon oncle. Meurtre, accident, je ne comprendrais jamais ce qui a pu me prendre à cet instant bien qu'il menaçait à nouveau de me frapper, m'insultant…Persuadé que j'étais une enfant de moldue. Cet homme méritait amplement sa place à l'hôpital de St-Mangouste. Elle avait eu un père, je le lui enviais. Elle avait eu une mère également…Une mauvaise mère vaut-il mieux que pas de mère du tout? Je n'en étais pas spécialement certaine. Mais au moins, jamais le sien n'aurait levé sa baguette pour la tuer. Non…

« Tu sais, je n'étais pas comme ça avant. J'étais gentille, douce, attentionnée, généreuse. On me réprimandait pour ça. Je devais être froide, sarcastique, méchante, je devais haïr les autres, moldus, sang-de-bourbe. Mon frère, lui, c'était le bon petit soldat. Moi j'étais la gamine avec un potentiel de rebelle. Alors mon père s'est chargé d'être nuit et jour là pour moi, histoire que je me sente redevable envers lui, que je lui doive obéissance. » Lentement, je relâchais l'air présent dans ma cage thoracique. Je ne m'étais pas rendue compte mais, en fait, j'avais cessé de respirer…En l'écoutant parler. Elle aussi, avait l'âme rebelle. Elle aussi…Etait l'équivalent d'une jument domptée. Sauf qu'on était parvenue à la casser, à casser son potentiel rebelle. Le mien…Personne ne s'en était, au fond, jamais soucié. Qui étais-je? Abby Barrons, un meuble dans le Manoir jusqu'à son entrée à Poudlard. Qui es-tu? Moi-même je n'en étais pas certaine, alors…Alors. Que dire? Qui es-tu? Personne. « Tu comprends pas Aby... J'aurais pu être une tout autre fille, et maintenant je suis coincée dans un esprit qui n'est pas le mien. J'ai l'impression de hurler sans que quiconque ne m'entende, ne se soucie de moi. Il est le seul à être là pour moi, et c'est lui qui m'a fait ça! Et de jour en jour j'ai l'impression de voir ma mère quand je me regarde dans un miroir. Et je n'arrive pas à le supporter, je me dégoûte. » Je me redressais, lentement. Le dos appuyé contre le mur en pierre de la salle, le regard perdu dans le vague, j'eus une absence d'une seconde ou deux. Avec rien d'autre que du vide, dans ma tête. Du vide, mais un vide révélateur. Je tournais mon regard vers elle. « Tu es coincée parce que tu le veux. » Les mots sortirent, avant même que je ne termine d'y penser, de réfléchir au fait de le lui dire. Tant pi, j'étais lancée. « Tu aimes ton père, et tu ne veux pas le décevoir. Mais qui te dis que, avant, il n'était pas comme toi? Un esprit libre que l'on a dompté et qui te dis…Que même s'il t'a prise en charge, il ne désirait pas, au fond, une fille exceptionnelle comme tu l'es? Avec ses pensées, avec le droit de faire ses propres choix…Nos familles…Le problème, c'est qu'en grandissant, nous sommes condamnées à prêter allégeance au Seigneur des Ténèbres, à porter sa marque. C'est peut-être pour cela, qu'il a essayé de te faire rentrer dans le rang. Sûrement pas de gaieté de cœur. Calysto…Quel père aimerait cela? Briser son enfant, l'enfermer dans une doctrine qui n'est pas la sienne? Si ça se trouve, déjà à son époque il ne désirait pas en arriver la mais n'a pas eu le choix. Aucun…De nous n'a vraiment le choix. » Je baissais les yeux. Le sol dallé en damier semblait soudain assez intéressant, voir fascinant. Je venais de penser à Tom. Lui non plus, n'avait pas le choix. Mais…Il était maléfique, diabolique. Peut-être finirait-il comme son père, ou peut-être serait-il le leader d'une révolution…

Je n'avais jamais été une grande fanatique des héros capable de donner leur vie pour une cause…Sans qu'il n'y ai réellement de bonnes raisons. Surtout que Tom Cornelius Blacklaw n'était pas de ces garçons désirant changer le monde. Infecté par le sang de son géniteur, son seul désir était de régner à sa place. Ou de prendre sa relève quand le moment serait venu. Je revoyais le visage de sa mère, ses collants opaques si foncés, pour dissimuler les bleus. Ses pulls, toujours à manche longue ou avec de grands gants noirs…Tu veux devenir comme elle, Abby? Ce n'était plus d'alcool dont j'avais envie, mais bien de sang. « Alors quand tu as…Si tu as cette occasion, de pouvoir changer les choses, si tu as le désir…D'être rebelle, et de prouver à ton père que tu es…La fille qu'il désire vraiment, et pas celle qu'il fait semblant de désirer…N'hésite jamais à transgresser les règles établies. Elles sont la pour ça, Calysto. Les règles…On se fiche, des règles! Elles sont…Dans ce monde, elles sont apparentées à des décorations. Obéir à des décorations… » Mon esprit rebelle reprenait le dessus. Je me calmais, en fermant les yeux. « Je ne sais pas ce qu'il pense… » soufflais-je. « Mais moi, si j'avais une fille avec un esprit comme le tien…J'en serais fière. »



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Calysto N. Malefoy


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MessageSujet: Re: never thought we could be so close ♣ ABBY'   Ven 27 Aoû - 17:54


« Tu comprends pas Aby... J'aurais pu être une tout autre fille, et maintenant je suis coincée dans un esprit qui n'est pas le mien. J'ai l'impression de hurler sans que quiconque ne m'entende, ne se soucie de moi. Il est le seul à être là pour moi, et c'est lui qui m'a fait ça! Et de jour en jour j'ai l'impression de voir ma mère quand je me regarde dans un miroir. Et je n'arrive pas à le supporter, je me dégoute. » Il était réellement difficile de trouver les mots justes, pour exprimer le genre de sentiment que je ressentais.La culpabilité, le dégout, l'obligation, la loyauté... Quelques mots pour résumer, mais les assembler était une tâche vraiment rude. Néanmoins, j'étais sure que la jeune femme qui me tenais compagnie allait comprendre, à la perfection. Je ressentais que, quoi que je dise, quoi que je fasse, elle serait juste, et ne me jugerait pas le moins du monde. Et même si je lui avais avoué avoir une attirance particulière pour un ours croisé une fois en plein milieu de l'Antarctique. Et inversement, bien sur. J'étais prête à accepter tout ce qu'elle disait, à l'aider, dans les moindres de ses problèmes.

Toute cette amitié soudaine serait certainement éphémère, durerait le temps d'une prise d'alcool intense, dans cette salle, coupées toutes deux de la réalité, ensemble. Demain, la réalité reprendrait très certainement son cours. Mais allions nous nous souvenir de toutes ces confidences, ces conseils? J'étais sûre que oui. Une gêne immense s'installerait, une peur de voir tout nos secrets s'écrouler, respectivement. Pourtant, il était certain que jamais je ne vendrais quoi que ce soit ce qu'elle venait tout juste de m'avouer. Je n'en voyais pas du tout l'intérêt. Après, lorsque je ne serai plus dans un état second, je finirai peut-être par espérer qu'elle ne dise rien, à son tour. Mais, pour le moment, les liquides que nous avions ingurgité nous maintenaient dans l'insouciance, nous faisaient oublier les conséquences. Les phrases lourdes fusaient, traduisant les larmes que nous aurions dû déverser par de simples phrases. Simples, mais soulevant de réels problèmes, des dilemmes que nous vivions jours après jours.

Aby se redressa lentement, le dos posé contre le mur, pensive. Elle resta un moment ainsi, comme si elle pesait le problème, qu'elle le retournait dans tout le sens, pour mieux le résoudre, pour mieux répondre. Le temps semblait s'être arrêté. Réellement, combien de temps s'était écoulé? A peine une seconde. Je devenais étrange, à penser que le temps s'allongeait, lorsque j'avais trop bu. Mais c'était amusant, agréable. « Tu es coincée parce que tu le veux. » Absolument, elle avait compris. Je le savais, qu'elle comprendrais. Je pouvais anticiper sa compréhension, alors que je la connaissais pas « réellement » depuis longtemps. Depuis que nous nous étions parlés, aujourd'hui, uniquement. « Tu aimes ton père, et tu ne veux pas le décevoir. Mais qui te dis que, avant, il n'était pas comme toi? Un esprit libre que l'on a dompté et qui te dis…Que même s'il t'a prise en charge, il ne désirait pas, au fond, une fille exceptionnelle comme tu l'es? Avec ses pensées, avec le droit de faire ses propres choix…Nos familles…Le problème, c'est qu'en grandissant, nous sommes condamnées à prêter allégeance au Seigneur des Ténèbres, à porter sa marque. C'est peut-être pour cela, qu'il a essayé de te faire rentrer dans le rang. Sûrement pas de gaieté de cœur. Calysto…Quel père aimerait cela? Briser son enfant, l'enfermer dans une doctrine qui n'est pas la sienne? Si ça se trouve, déjà à son époque il ne désirait pas en arriver la mais n'a pas eu le choix. Aucun…De nous n'a vraiment le choix. »

C'était la pure et stricte vérité. Mes grands-parents étaient... réellement terrifiants, quand j'y pensais bien. Ils n'avaient d'yeux que pour le mal, la domination des sangs-purs, la mort des moldus, celle des sangs-de-bourbes. C'était ainsi, et jamais je ne pourrais changer ce qu'ils étaient. Je les aimais. Oui, je les adorais, même. Avec moi, papy Lucius était un ange, réellement. Lorsque j'étais enfant, il venait très souvent, et s'occupait de me montrer une grand affection. Des tas d'étreintes, terminées, aujourd'hui. Narcissa, elle, était bien moins démonstrative, mais elle ne m'aimait pas moins pour autant. A présent, nous ne nous voyions que pour de rares occasions, et ce durant les vacances scolaires. Je voyais, à présent, ce qu'ils étaient. De vrais accro's à la magie noire, adorateurs du seigneur noir. Je n'imaginais pas combien mon père avait pu souffrir en leur compagnie. Parce que, au fond, je voyais combien il avait été contraint de se plier au moule familial, d'être conforme aux souhaits de ses parents. Parfois, dans ses yeux, je remarquais qu'il avait encore une once du "vrai", lui-même dans son âme. Mais jamais au grand jamais il ne devait la montrer. « Alors quand tu as…Si tu as cette occasion, de pouvoir changer les choses, si tu as le désir…D'être rebelle, et de prouver à ton père que tu es…La fille qu'il désire vraiment, et pas celle qu'il fait semblant de désirer…N'hésite jamais à transgresser les règles établies. Elles sont la pour ça, Calysto. Les règles…On se fiche, des règles! Elles sont…Dans ce monde, elles sont apparentées à des décorations. Obéir à des décorations… »

Je l'écoutais parler, avec une grande attention. Elle avait toujours raison... « Je ne sais pas ce qu'il pense… » souffla t-elle. « Mais moi, si j'avais une fille avec un esprit comme le tien…J'en serais fière. » A mon tour, je m'adossais lentement au mur. Je souris, ce qui contrastait étrangement avec ma mine pâle et triste, suite aux paroles que je venais de prononcer. Ce qu'elle venait de dire me touchait, absolument. « Merci, Aby... J'espère qu'il en est de même pour lui mais...» Je fermais les yeux. J'essayais de voir son visage, que j'aimais tant. Sa pâleur, ses cheveux blonds, presque blanc, ses yeux, transperçant mon cœur, à la manière d'un poignard... « C'est bien trop difficile. Je ne suis pas faite pour ça... Tu sais, me rebeller... J'y pense, mais je suis faible, trop faible.» Je gardais mes yeux fermés, voyant toujours l'homme que j'aimais le plus au monde, comme si je regardais une photos sorcière. Je le voyais me sourire. « Je n'ai plus la même âme. Tu sais, le potentiel d'une rebelle...» Je marquais à nouveau une pause. Ma voix se brisa. « Je l'aime trop, c'est trop tard. » J'ouvris brusquement les yeux. Je pensais me mettre à fondre en larmes, mais rien ne sortis. Rien du tout. Je désirais qu'elle parle d'elle. Elle avait tant à dire... A partager... « Si je... Enfin... Si, toi, tu avais été ma fille, rien... rien ni personne n'aurait pu te faire de mal... Tu es trop précieuse, Aby. Peut-être bien plus que tu ne l'imagines.» Et j'étais sincère...

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R. A. Abygaël Barrons
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● Appartenance: – Myself
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MessageSujet: Re: never thought we could be so close ♣ ABBY'   Dim 5 Sep - 14:01

« Tu comprends pas Aby... J'aurais pu être une tout autre fille, et maintenant je suis coincée dans un esprit qui n'est pas le mien. J'ai l'impression de hurler sans que quiconque ne m'entende, ne se soucie de moi. Il est le seul à être là pour moi, et c'est lui qui m'a fait ça! Et de jour en jour j'ai l'impression de voir ma mère quand je me regarde dans un miroir. Et je n'arrive pas à le supporter, je me dégoûte. » Au contraire, je comprenais. Je n'étais pas spécialement du genre à toujours regarder en arrière…Si, tu vis dans le passé et tu le sais. Ta gueule. Donc, je n'étais pas spécialement du genre à regarder en arrière, mais il était clair que je m'étais déjà dis « si je n'avais pas eu cette famille, s'il n'avait pas tué maman, si Galen ne le haïssait pas, si père m'avait prêté de l'attention…J'aurais été différente, non? Heureuse? » Heureuse, différente…Je n'aurais pas eu de marques sur ma peau, des cicatrices, je n'aurais pas aimé le sang, je n'aurais pas été coincé à éprouver de l'attirance pour le plus dangereux garçon de Poudlard…Oui, bien des choses auraient changer. Moi la première. Ainsi, contrairement à ce qu'elle pensait, je comprenais ce qu'elle pouvait ressentir. Bien que…Mon esprit était bien le mien, ç'avait peut-être été ma nature profonde depuis ma naissance, ou peut-être toutes les épreuves l'avait-elle façonné ainsi…Je ne savais vraiment dire. Et ça n'avait pas d'importance.

J'avais envie de parler avec Calysto, de la rassurer, en quelque sorte. Même si tout ce que je disais était la vérité. Je ne connaissais pas Drago Malefoy, je l'avais déjà vu, quelques fois, il m'avait donné l'image d'un homme froid, comme son père. Nous n'avions pas d'intimité précise, je ne pouvais donc pas être certaine de la façon dont il pourrait réagir. Mais, comme je l'avais dis, quel père voudrait voir sa fille malheureuse, voudrait l'empêcher d'être une personne exceptionnelle? S'il n'a pas eu le courage de se rebeller quand il en avait l'occasion, peut-être aurait-il heureux que sa fille le fasse, tout en l'en empêchant, en apparence. C'était tellement compliqué, tellement tordu, tellement…Sang-pur. Ce jeu des apparences devenait fatiguant à la longue. « Merci, Aby... J'espère qu'il en est de même pour lui mais...» J'en étais persuadée. « C'est bien trop difficile. Je ne suis pas faite pour ça... Tu sais, me rebeller... J'y pense, mais je suis faible, trop faible.» Je secouais la tête. Même l'être le plus brisé du monde peut toujours se rebeller. Calysto avait cette force en elle, cette force spéciale, qui pouvait l'aider à rendre sa vie plus supportable, à redevenir ce qu'elle avait été. Elle se rebellait déjà, rien qu'en étant dans cette salle et en buvant de l'alcool. Ce n'était pas un digne comportement de Malefoy, pourtant, elle l'adoptait et parvenait à ne pas se sentir honteuse. Peut-être étais-ce les effluves de la boisson qui l'en empêchait, peut-être pas… « Je n'ai plus la même âme. Tu sais, le potentiel d'une rebelle...» Je secouais la tête. Elle 'lavait, et j'allais le lui dire mais je n'eus que le temps d'ouvrir la bouche.. « Je l'aime trop, c'est trop tard. » Bien entendu…« Il t'aime aussi, Calysto. Mais ce n'est pas trop tard, rien n'est jamais trop tard…Et personne ne t'a brisé au point de t'ôter ton essence, tu te rebelles déjà un peu, en étant dans cette pièce. Alors…Pourquoi ne pas continuer? Pourquoi ne pas en faire d'avantage? Si tu n'aimes pas tout ça, tu dois le dire. Ou faire semblant…Ce régime n'est avantageux que pour les Sang-Purs comme nous, nous devrions être heureuse, au lieu de ça, nous avons toutes les deux un cœur brisé, une âme fracturée. Alors, c'est ça, le prix à payer pour vivre? Dans ce cas, je préfère ne pas vivre. Je ne te dis pas d'aller te faire tuer dans un acte inconsidéré. Mais sois toi-même. Et personne n'a le droit de te reprocher d'agir ainsi.»


J'avais débité ma tirade sans réfléchir aux mots que j'employais. Cela venait de si profond en moi que je n'en avais nullement besoin. Je poussais un léger soupir et finis la bouteille de cet excellent alcool. « Si je... Enfin... Si, toi, tu avais été ma fille, rien... rien ni personne n'aurait pu te faire de mal... Tu es trop précieuse, Aby. Peut-être bien plus que tu ne l'imagines.» Je lui souris. J'aurais voulu lui dire que je n'étais pas précieuse. Que j'étais une idiote qui désirait le garçon aux yeux de glace tout en sachant qu'il était horriblement dangereux, qu'il risquait de m'achever, que cela pourrait me condamner au même destin que la femme dont je portais le prénom. Abby Blacklaw n'était pas tombée amoureuse de la bonne personne et elle le payait encore aujourd'hui. Voulais-je en faire autant? Je ne pouvais m'ôter de la tête les visions de cette si jolie femme, portant des collants opaques pour cacher les coups, utilisant des sorts de dissimulation pour que personne ne remarque rien. Mais, quand mes lèvres se déposaient sur sa joue, je la sentais tressaillir. « Je n'ai plus rien de précieux, Calysto…La seule femme pour qui j'étais importante est morte il y a bien des années, même le garçon qui partage ma chair et mon sang me hait…Est-ce ça, être précieuse? Dans ce cas, je préfère ne pas l'être… » Je secouais la tête et poussais un soupir. « C'est drôle, de se retrouver ici, de parler de tout cela, au risque de voir nos secrets révélés au grand jour si l'autre décide de parler…L'alcool pousse les gens à faire de drôles de choses. Mais je suis contente de savoir ces choses à ton sujet. Je ne t'avais jamais vue sous cet angle et maintenant…Je comprends. » Je reposais la tête sur le mur et fermais les yeux. « Je suis si fatiguée… » murmurais-je doucement, sentant les vapeurs d'alcool m'envelopper et m'emmener dans ce monde qui n'appartenait qu'à moi, où je pourrais juste…M'envelopper dans un doux manteau noir et fermer les yeux sans craindre quoi que ce soit.

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