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« Ô douce Solitude au cœur d’un noir couloir ! » {Free}



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 « Ô douce Solitude au cœur d’un noir couloir ! » {Free}

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Fitz L. Loinvoyant
A tiger at the heart of the snakes

♣ Credit : Obsession 27
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« BEHIND THE MASK »
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MessageSujet: « Ô douce Solitude au cœur d’un noir couloir ! » {Free}   Mer 14 Juil - 20:00

    Courir. Il fallait suive la proie. Elle était inquiète. Elle n’arrêtait pas de bouger. A travers la forêt, elle allait d’un endroit à un autre, mais ne savait pas quel danger la menaçait. L’instinct est plus fort que tout. Chez les bêtes, un curieux sixième sens prévient du danger. Mais il ne les en protège pas. A travers cette chasse, fatalement, c’était le Cerf ou moi.

    La lumière du jour tombant était un avantage. Mon pelage tigré, les rayures noires se dissimulaient à la perfection dans l’ombre de quelques buissons broussailleux. Mes griffes rétractiles rentrées, j’avançais à pas muets, nul pensée ne parasitant mon esprit. Je n’étais pas un de ses penseurs humains stupides, qui se projètent sans cesse dans l’avenir incertain, ou se plaignent d’un passé révolu. L’animal que j’étais ne connaissait ni la nostalgie, ni la prévoyance. Seul comptait le présent, qui s’étendait à l’infini et ne cessait jamais, et j’avais alors l’immense satisfaction qu’était de me sentir le plus vivant du monde.

    Le Cerf se tenait immobile, dans la pénombre de la nuit inéluctable. Il semblait aux aguets, tous ses sens en éveils, son regard fixé un peu plus loin derrière l’amas de feuillages où je l’épiais, la bave aux crocs, empressé de les plonger dans sa chair appétissante. J’avançais une patte, puis l’autre, et sa tête restait de marbre. Je n’étais plus qu’à une poignée de mètres, et chaque pas que j’effectuais rapprochait la mort.

    Alors que j’étais désormais tout prêt, le Cerf dirigea ses bois vers ma cachète. Et il se mit à rire. Rire d’une voix tonitruante, grave et folle. Il était secoué de spasmes d’hilarité. Effrayé, je me redressais, abandonnant toute envie de chasser cette cible étrange. Un frisson glacial me parcouru tandis que l’animal poursuivait son éclat avec ce petit quelque chose, ce détail minuscule qui me glaçait pourtant le sang.

    Je repris forme humaine sans vraiment m’en être rendu compte. En face de moi, le Cerf se tordait dans tous les sens, s’esclaffant sans la moindre retenue. La forêt semblait devenue intangible. Plus aucun son, autre que la voix sinistre du Cerf ne parvenait à mes oreilles. Le léger vent qui m’accompagnait jusque là s’était comme volatilisé. Mais j’étais trop pétrifié par le Cerf que je ne m’en apercevais pas. J’attendais que l’horreur ce produise.

    Mon étrange sixième sens, cet instinct divinatoire, prouva une fois de plus son impitoyable capacité à prévoir l’immédiat. Le Cerf fut secoué par une onde ténébreuse. Sa forme se recroquevilla, puis s’étira et devint … celle de mon père. Je recula d’un pas, vivement, saisit de terreur. La panique diffusait dans mon sang comme le plus puissant des poisons.

    - Non, n-non ! Begayais-je stupidement. Tu es mort, tu ne peux pas revenir, je t’ai tué ! M’exclamais-je.

    De nouveau, un rire caverneux déchira le silence. D’un geste, l’homme fit jaillir une baguette de nulle part. Toujours hilare, il visa, l’œil fou, animé de cette étincelle redoutable dont j’avais déjà vu la démence, bien des fois, depuis des années. Je n’eus pas besoin d’entendre les mots pour connaître la cause de l’explosion de lumière verte qui me fit hurler …


    *

    Je m’éveillais en sueur, le corps parcouru de frissons qui ressemblaient davantage à des spasmes de terreur. Mes yeux, par persistance rétinienne, étaient encore éblouis par la lueur verdâtre qui m’avait tiré d’un cauchemar insoutenable. Revoir mon père, dans cette ambiance si réaliste … pendant un instant, j’avais cru être de retour dans cette vie merveilleuse qu’était celle que j’aurais pu vivre en temps que tigre. Mais finalement, je comprenais mon retour chez les humains, et ce désir de faire Justice, d’enrayer la domination d’un mage qui ressemblait que trop à mon paternel. Je soufflais un grand coup.

    - Alors Loinvoyant, tu pleures ? Tu veux ta maman peut-être ? Ricana une voix d’un camarade de chambre.

    Je me levais, nullement gêné de ma nudité, et m’approchais vivement de lui, le faisant reculer contre le mur d’un simple regard. Je n’avais pas besoin de le menacer davantage, toute trace de condescendance sournoise avait subitement disparu de son visage devenu livide, blême de peur.

    - Et toi, tu veux mon poing pour pouvoir pleurer ? Murmurais-je tout bas.

    A quoi bon parler fort ? Crier n’était bon que pour ceux qui n’avaient pas d’autorité et qui la recherchait vainement. Je voyais le regard du Serpentard glisser sur mon corps. Mes yeux de félins, habitués à l’obscurité, voyaient le reflet de mon torse taillé dans les prunelles du Vert-Argent. Un autre argument de poids … Ah, ces humains, de grandes gueules aux cœurs de mauviettes !

    J’attendis quelques secondes, mon regard carnassier foudroyant le grand brun filiforme qui avait eut le malheur d’ouvrir sa bouche aux senteurs nauséabondes. Il me dépassait d’une tête, mais ainsi, fixé contre le mur dans la pénombre, il semblait avoir considérablement rétréci. Il amorça un mouvement de son bras, comme s’il demandait la permission de se glisser vers son lit, mais je plaquais subitement ma main contre le mur derrière lui. Il gémit.

    - Aller … c’est bon quoi, désolé … bredouilla-t-il.

    Je le maintenais sous mon joug encore quelques instants avant de le libérer et de le voir se précipiter vers son matelas avec une peur que je devinais monstre en lui. Il avait voulu jouer au plus fort ? Il avait perdu, et ses camarades, pour ceux qui étaient encore éveillés, allaient pouvoir lui retourner les moqueries qu’il m’avait faite il y peu, malheureusement pour lui. Je pris congé du dortoir, après m’être rhabillé rapidement, sans la moindre satisfaction.

    Il y avait dans ce genre de réaction un côté instinctif, félin, qui m’empêchait de ne pas réagir. Mais ces pulsions me rappelaient mon père, et ce n’était, pour moi, en aucun cas un modèle. Mon seul avantage, et combien était-il crucial ! Était que je n’agissais ainsi jamais de manière gratuite. L’animal ne connait pas la méchanceté. Toutes ses actions répondent à assouvir des besoins. Même le chat qui joue avec sa souris ne le fais que pour aiguiser ses sens de chasseurs et son agilité, mais il tue la souris d’un coup sec avant de commencer son repas.

    Je m’aperçu que je tournais en rond dans la salle commune. Une odeur fétide emplissait mes narines hypersensibles tandis que mon regard allait de l’antre somnolent de la cheminée aux ornements argentés et verdâtres qui « décoraient » la salle en prônant la suprématie des Mangemorts et des Sang-Purs. J’étouffais dans cette maudite pièce, laquelle j’aurais voulu ne jamais devoir y mettre les pieds. Et pourtant, j’y passais et repassais tous les jours sans exception … quoi qu’il m’arriva, ces derniers temps, de passer mes week-end entiers dans la forêt interdite, et la gazette du lycée s’amusait parfois à raconter que des idiots pensaient avoir vu des tigres se balader dans une forêt anglaise ! J’étais d’humeur maussade, mon cauchemar en réminiscence constante n’aidant pas, je décidais de quitter cet endroit, malgré la nuit bien établie.

    C’est donc vêtu d’un jean et de ma robe de sorcier ouverte que je quittais la salle commune des Serpentards dans l’optique d’une virée nocturne à travers le Château endormis. Minuit était passé depuis des lustres, ce qui me promettait une absence d’éventuels préfets et autres chiens de gardes. Poudlard était à moi, pour quelques heures encore, et allait me permettre de chasser les fantômes de mes nuits sans pour autant recourir à la facilité de l’abandon que ma forme de tigre m’offrait en tentation … bien trop souvent ses jours-ci. D’ailleurs, je songeais avec amertume qu’il allait falloir que je fasse bien attention. Rien que le fait de m’être présenté nu, sans aucune gêne, en face de l’autre imbécile de tout à l’heure me montrait à quel point les restes de ma vie sauvages interféraient avec mon humanité. Je n’avais plus de pudeur : les animaux ne se vêtissent pas. C’est sur cette constatation que je m’aperçu du peu de vêtement que je portais actuellement.

    Mais soudain, une odeur d’humain me flotta jusqu’aux narines. Nulle peur ne me saisit, mais je ne souhaitait pas qu’il s’agisse d’un quelconque surveillant, auquel cas, je me risquais à passer une nuit longue et … douloureuse …
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Loréna S. R. Cornwall
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MessageSujet: Re: « Ô douce Solitude au cœur d’un noir couloir ! » {Free}   Lun 19 Juil - 23:59

Quitte à ne pas pouvoir dormir plus que deux ou trois heures, autant ne pas rester allongée dans le dortoir, à fixer le plafond à ressasser de sombres pensées. S’occuper l’esprit. C’est donc dans cette optique que je quittai la chaleur de mes draps, revêtant une robe toute simple, et dont avec l’obscurité, je ne pus distinguer si elle était vert bouteille ou bleu marine. A vrai dire quelle importance ?
C’était une nuit sans lune, les nuages en masque cotonneux, masquaient l’astre nocturne et donnaient à la nuit un manteau de velours bien plus épais et mystérieux.
A pas de loup, je me glissai hors du dortoir des filles et descendit dans la salle commune où je pris avec moi mon carnet de croquis et un crayon. La seule activité qui pouvait réellement m’apaiser lorsque je n’arrivais pas à trouver la sérénité nécessaire pour me laisser emporter par Morphée.
Mon précieux bien en main, je quittai l’atmosphère glaciale et pourtant oppressante de cet endroit que j’abhorrais désormais.

Je ne tardais pas à retrouver mon havre de paix, la salle sur demande, au septième étage. Pour cette fois ci il me fallait une salle baignée de musique. Heureusement pour moi l’insonorisation allait de pair avec le caractère interchangeable de la pièce et personne d’autre que moi ne pouvait profiter de ce qui s’y passait.

Une sérénade. Un compositeur moldu. Décidément quelques uns d’entre eux ne manquaient pas de talent quoi que puissent en dire ceux qui envers et contre tout se plaisaient à les dénigrer.
Les premières notes furent porteuses d’inspiration et déjà mon crayon courrait sur la feuille vierge et les traits d’abord désordonnés ne tardèrent pas à laisser apparaître des formes toujours plus nettes.
Un renard, sans doute au pelage brun, noisette peut-être, tapi dans bosquet, à l’abri d’un prédateur quelconque. Il est recroquevillé, peut-être blessé. Ou peut-être est-ce un blaireau, la patte prise dans un piège. Je ne saurais le déterminer avec précision mais c’est la scène qui petit à petit prend vie sur le papier.

Entre temps, la musique s’était arrêtée. Pendant ces quelques minutes, j’ai pu faire le vide dans mon esprit, comme si tout ce qu’il contenait s’était imprimé sur mon dessin. Un psychomage trouverait sans doute dans ce dessin l’expression de l’inconscient ou du subconscient…
Ma montre m’indique que minuit est dépassé depuis bien longtemps maintenant. Je ne risque pas de rencontrer quelqu’un sur le chemin qui me ramènera à ma salle commune. Et pourtant au rez de chaussée, j’ai l’impression que d’autres pas que les miens résonnent dans ce silence nocturne. Je m’arrête quelques instants pour tenter de localiser leur provenance. Mon carnet d’esquisses sous le bras, je retiens mon souffle de peur de tomber sur un prof insomniaque qui aurait eu l’idée d’une ronde improvisée.

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Fitz L. Loinvoyant
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MessageSujet: Re: « Ô douce Solitude au cœur d’un noir couloir ! » {Free}   Mar 20 Juil - 0:25

    Odeur de femelle. Les flagrances typiquement féminines envahissaient mes narines que mon instinct félin aidaient à décrypter les senteurs. Un parfum riche, déjà connu et sentit à de nombreuses reprises. Une élève de mon année, sans aucun doute. Une élève que je pensais, à juste titre, être de la même maison que moi, malheureusement Serpentard. Une jeune demoiselle dont le nom m’échappait encore, mais il me suffisait juste de clore mes paupières afin de retrouver l’image d’une salle de classe et de me laisser aller à l’inspection des odeurs mémorisées. J’associais, par habitude animale, chaque être à sa saveur, et il m’était bien souvent utile de les identifier ainsi, d’autant plus qu’une odeur pouvait déborder d’indices quand à la personnalité et aux intentions de l’être vivant flairé. Il me fallu quelques secondes encore pour mettre un nom sur ce que je sentais, Loréna Cornwall.

    L’image de la demoiselle me vint instantanément. Quelque peu solitaire et réservée, bien qu’entouré - plus par habitude - de quelques individus à la grandeur variable. De jolis cheveux, et des yeux stupéfiants. J’avais un réel penchant pour les yeux, ces joyaux, vitraux magnifiques avec vue plongeante sur l’âme. Malheureusement, nombre de Vert et Argent avait les prunelles vide de toute forme de beauté qu’était l’honneur, le respect, la tolérance, la sincérité ou d’autres nobles vertus. Il me laissait l’impression de zombis, de marionnettes suivant docilement à la manière d’un troupeau de mouton l’homme qui se prétendait Berger, mais n’était qu’un mage noir sans scrupules ni la moindre parcelle d’humanité.

    Je balayais Voldemort de mes songes et inspirais une nouvelle bouffée d’air pleine de son parfum si délicat. Je profitais, un peu égoïstement, de cette saveur : une telle délicatesse était rares chez les Serpents avec lesquels je me voyais contrains de partager un nid. Je pouvais au moins surveiller de près ce qui s’y tramais et assurer ainsi une bonne connaissance de l’ennemi avant de l’éradiquer dans mon avenir. Avenir … passé … futur … jadis … ridicules préoccupations humaines !

    Je revenais alors à l’instant présent, percevant la légère crainte de Loréna dans son odeur, et je me retournais pour lui faire face, la devinant à moitié dissimulée dans l’obscurité du Rez-de-Chaussée. Je ne la connaissais pas plus que ça, pensais-je, mais je n’avais contre elle aucune antipathie. D’après mes savoirs, mes observations, je ne connaissais rien de ses opinions, mais elle semblait faire preuve d’un potentiel d’ouverture d’esprit qui m’allégeait le cœur dans mes moments de déprime : même chez les Serpentard, certains ne se rallieraient pas illico aux idées du Seigneur Noir.

    - « Loréna ? » Fis-je tout bas dans les ténèbres mais d’un ton qui se voulait rassurant, quoi que ma voix fut légèrement rauque : je n’avais pas tenu de conversation depuis un long moment. « Ce n’est que moi, Fitz Loinvoyant … » l’informai-je.

    C’était étrange. Dans l’obscurité qui nous dissimulait l’un et l’autre, je me sentais dans une situation curieusement familière. Je ne me souvenais que trop bien d’une soirée de fin d’année scolaire, l’an dernier …

    *

    Un doux vent frais rafraichissait l’atmosphère étouffante de l’été précoce qui débordait sur le milieu de printemps. C’était pourtant le crépuscule qui s’installait paisiblement aux abords de la forêt interdite, et nul élève, me semble-t-il, c’était aventuré dans les ombre de la nuit tombante. J’étais libre, en Tigre, de parcourir la lisière de la forêt, hésitant encore à m’y rendre, n’ayant ni faim, ni désir de chasse. Juste envie de profiter d’un peu de liberté, d’alimenter les rumeurs d’un animal majestueux mais inconnu qui circulait parmi les arbres quelques nuits …

    C’est alors que m’étant arrêté prêt d’un buisson pour me gratter l’oreille d’une de mes puissantes pattes arrière, je m’étais interrompis dans mon geste lorsque des pensées en plein doute étaient venue me frapper l’esprit. J’avais reconnu l’urgence de la situation qui embourbait l’esprit d’une jeune demoiselle que la nuit dissimulait même à mes yeux félins. Je m’asseyais alors et reprenais lentement forme humaine.

    Puis, fou peut être, je déclamais :

    - « Les doutes souvent, sont faits pour être entendus … alors, devant l’impitoyable logique qui régit notre existence, les nuages se dissipent et laissent pénétrer l’apaisante lumière solaire … »

    Je ne savais pas ce qui me prenait, ni d’où venait cette humeur poète et mystique et j’étais pourtant prêt à me lancer dans cette conversation étrange, où les confidences se font aux plus grands inconnus, le danger de se dévoiler se cachant dans les ténèbres, tout comme nos corps ne se rencontreraient jamais cette nuit là, ce qui, entre autre, nous protégeait de toute forme de violation du secret qui se tisserait entre nous …
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MessageSujet: Re: « Ô douce Solitude au cœur d’un noir couloir ! » {Free}   Mar 20 Juil - 13:52

Une voix familière sortit de l’ombre. Masculine et rassurante. Au moins, il ne s’agissait pas d’un prof, je m’en étais rendue compte à la tonalité. Ma respiration reprit doucement et je sortis de l’endroit où je m’étais tapie.
Quelque chose pourtant retenait mon attention. Cette voix, j’étais sûre de l’avoir déjà entendue quelque part. En cours, oui certainement, mais ce n’était pas exactement à cela que je pensais.

Une nuit, une autre au cours de laquelle je ne parvenais pas à trouver le repos, j’avais décidé d’aller prendre l’air dans le parc, et c’est suivant mes pas, que je m’étais retrouvée à la lisière de la forêt interdite pensant être seule. Erreur, car sans que j’ai eu le temps de m’en rendre compte, un autre étudiant s’était trouvé près de moi, sorti de nulle part, et m’avait déclamé quelques vers qui avaient réussi à m’arracher un sourire. L’intervention audacieuse de celui qui avait entendu mes pensées ne m’avait pas inspiré la moindre méfiance et étrangement, la conversation s’était engagée presque d’elle-même. C’était une sensation que je n’avais connue qu’avec Josh du temps où il était encore à Poudlard et la retrouver auprès d’un autre me fit me sentir tout de suite à l’aise. A tord ou à raison, mais mon intuition féminine me donnait son aval et nous avons passé un moment, je ne sais combien de temps à vrai dire, à discuter de tout et de rien. Le voile de la nuit nous enveloppant de la plus stricte discrétion et enlevait tout embarras à la chose.
Il est vrai qu’on se laisse plus facilement aller lorsque l’impression de sécurité est là et qu’on sent que la personne en face, en partie à cause de cette protection nocturne, n’associerait pas de visage aux paroles dont elle se faisait tacitement le réceptacle.

Fitz Loinvoyant.
Cette voix, et ce nom, il n’y avait plus de doute, une petite voix dans ma tête me murmurait que c’était lui, lui à qui je m’étais ouverte comme je ne l’avais fait avec personne d’autre. J’esquissai un sourire au moment où il prononça mon prénom et pour toute réponse je lui redis ce qu’il m’avait dit cette nuit là, comme introduction. « Les doutes souvent, sont faits pour être entendus … alors, devant l’impitoyable logique qui régit notre existence, les nuages se dissipent et laissent pénétrer l’apaisante lumière solaire … »
Cet élan poétique avait lui aussi contribué à m’apaiser quant à son irruption. Une personne qui aime la poésie ne peut pas être mauvaise et j’avais senti dans ses intonations l’absence totale de malignité et de perversité que je retrouvais dans la voix de ceux avec qui, faute d’autres personnes, je passais mon temps. « Alors, envie d’une promenade au clair de lune ? » lançai-je avec malice. Un moment d’évasion, loin de cette pesanteur ambiante, cela ne pourrait être qu’agréable, d’autant que je savais être en présence non hostile. Tout simplement reposant.
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Fitz L. Loinvoyant
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MessageSujet: Re: « Ô douce Solitude au cœur d’un noir couloir ! » {Free}   Mar 20 Juil - 14:33

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MessageSujet: Re: « Ô douce Solitude au cœur d’un noir couloir ! » {Free}   

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