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« Those were the days » Ft. M.W. Malefoy



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 « Those were the days » Ft. M.W. Malefoy

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Loréna S. R. Cornwall
Frozen Heart && Honeyglance


♣ Credit : Misery Mind
♣ Parchemins Enregistrés : 138
♣ Where are you ? : Down in my deep Reverie
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« BEHIND THE MASK »
● Profession: Etudiante en 6ème année
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MessageSujet: « Those were the days » Ft. M.W. Malefoy   Jeu 15 Juil - 17:00

Il faisait un temps splendide et tous les étudiants, ou presque, avaient choisi de profiter de ce samedi pour aller faire une virée à Pré-au-Lard. Pour ma part, j’avais préféré rester au château, m’enfermer dans la salle sur demande avec un bon bouquin, éventuellement mon carnet à dessin. Il m’en fallait peu pour me satisfaire. N’aimant pas le soleil, rester à l’intérieur n’était en aucun cas un problème pour moi. En fait, depuis l’âge de 9 ou 10 ans, le médicomage qui avait en charge la santé de toute la famille Cornwall avait diagnostiqué chez moi une sensibilité anormale aux rayons de l’astre solaire, à la limite de l’allergie. Depuis j’évitai autant que possible de m’y exposer trop longuement, sous peine de voir apparaître des plaques rouges sur ma peau, et d’être indisposée par des démangeaisons. Cela correspondait très bien avec le côté sombre et taciturne de ma personnalité qui s’était exacerbé après cette « rupture » avec Raiden. Le nombre de mes dessins avait explosé et souvent, il s’agissait de paysages mornes, de fleurs fanées, roses ayant perdu leurs pétales.

Ce qu’il y avait de bien avec cette salle, était son caractère à géométrie variable, selon qui voulait l’utiliser. Je ne l’avais découverte qu’au cours de ma 4ème année, en cherchant tout à fait autre chose, je ne sais plus quoi d’ailleurs.
Je me souviens d’avoir expérimenté plusieurs fonctionnalités : sauna, salon de musique, ou bien salle de bain privée. N’étant pas préfète de ma maison, je pouvais ainsi avoir une salle de bain pour moi toute seule malgré tout et rien de plus agréable de pouvoir prendre un bain sans être dérangée, avec des huiles essentielles, relaxantes et de quoi se prodiguer des soins esthétiques en paix.

La journée avait été tranquille, j’avais entamé un ouvrage sur les potions dangereuses conseillé par le professeur Malefoy et je m’étais vite laissée entraîner par les chapitres. Vraiment fascinant. J’adorai la confection des potions pour toute la délicatesse qu’il exigeait, car la moindre erreur peut faire la différence entre succès et échec. Et puis tout ce qu’on peut faire avec des plantes et d’autres ingrédients, c’est incroyable. A un moment j’avais eu faim, et j’avais donc été dans les cuisines du château, me chercher quelques petites choses à grignoter. Fruits, gâteaux secs furent le résultat de ma petite « chasse » et je m’en étais régalée. N’ayant plus envie de lire, j’avais ouvert mon carnet d’esquisses, en retravaillant certaines, et peut-être que l’inspiration viendrait pour un nouveau dessin. Mais elle ne vint pas. En feuilletant les pages de ce petit carnet que je gardais précieusement dans mes affaires dans ma chambre, je retombai sur une photo. Je n’aurais pas du poser mes yeux sur cette image de Raiden & moi. Nous étions allongés dans l’herbe, sûrement dans le parc du manoir, côte à côte, riant de je ne sais quoi. Mélancolique, je laissais traîner mon regard quelques secondes sur le visage illuminé de Raiden. Lui aussi s’est bien assombri avec le temps. Je ferme le carnet d’un coup sec, cherchant à chasser ces pensées de mon esprit. Je sais parfaitement que si je continue comme ça je vais craquer.

Je n’ai pas vu le temps passer, il va bientôt être l’heure de descendre dans la Grande Salle pour le dîner. Je n’ai pas spécialement faim, je crois que ça va se terminer par une ballade dehors. Maintenant que le soleil est bien bas dans le ciel je pourrais profiter des derniers moments de lumières sans m’abîmer la peau. Je sors de la salle sur demande et m’apprête à redescendre pour rejoindre les quartiers froids et sombres de Sepentard. Et puis un hibou m’interrompt dans mon parcours. Je reconnais le Grand-Duc de Wilhelmina. J’esquisse un sourire. Lorsqu’elle envoie un hibou c’est pour que j’aille la retrouver dans son bureau, ou ses appartements privés.
Je réceptionne le volatile sur mon bras et prends la missive de ma main libre en remerciant l’animal. Je l’ouvre et découvre une convocation. Quelle heure indique-t-elle ? 21h ? Comme une retenue, pense-je.
Je baille. Depuis combien de temps n’ai-je pas fait une nuit complète ? J’en sais rien. Souvent, lorsque je rentre de mes promenades nocturnes, il est là, au coin du feu, toujours dans le même fauteuil… Mais il ne se passe jamais rien.

Je regagne la salle commune, juste le temps de déposer mes affaires, prendre une douche et c’est l’heure d’aller dîner. J’allais rentrer dans la grande salle lorsque je le vois en grande conversation avec cette fille. Il sourit. C’en est trop pour moi, je dévie ma route. Il faut que je sorte. Peu après je me retrouve dehors, près du Lac. J’y reste le temps d’évacuer cette vision qui a enserré mon cœur dans un étau. Je reprends ma respiration. Ça m’a coupé le peu d’appétit que j’avais ce soir. Tant pis pour le dîner.
Ma montre m’indique qu’il va bientôt être l’heure d’aller trouver celle qui m’a toujours écoutée patiemment, conseillée avec la douceur d’une mère, d’une amie.
20h58, je frappe à la porte.
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Pr. M. Wilhelmina Malefoy
Lies & Murders
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● Profession: Magic Potions Professor & Head of Slytherin. Bestselling author of books anti-muggle.
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MessageSujet: Re: « Those were the days » Ft. M.W. Malefoy   Ven 16 Juil - 2:57

Cela faisait quelques heures déjà, que la deatheater avait envoyé son hibou, afin de porter le message du rendez-vous auprès de Loréna Cornwall. Milady Wilhelmina Malefoy attendait patiemment la visite de sa disciple, de son élève préférée, contre toute attente. Assise sur son fauteuil en velours rouge, une main contre son menton, Milady réfléchissait. Les minutes passèrent. Puis les heures. Et lorsque la sorcière scruta la petite horloge couleur or, située tout près d'une vieille étagère où de nombreux recueils et autres livres de Potions trainaient, elle laissa échapper un léger sourire satisfait. C'était l'heure. Miss Cornwall ne devrait plus tarder, à présent. La jolie brune était toujours pile à l'heure, ponctuelle. Aucune chose à redire de ce côté là.

Loréna avait l'habitude de se promener dehors, le couvre-feu passé. A rôder près de la forêt interdite, ou encore du lac noir. Et apprendre cela ne réjouissait pas tellement la petite blonde. Bien au contraire. Cela la contrariait au plus haut point. Elle, qui avait toujours été à cheval sur les règlements, en particulier sur les heures du couvre-feu, ne pouvait décemment pas laisser passer cela, même pour une élève aussi talentueuse que miss Cornwall. Mais si, toutes les deux, elles étaient bien proches. Même plus, à vrai dire. Les deux sorcières entretenaient une relation quelque peu ambigüe. Milady tenait fermement à vouloir remettre la jeune Cornwall sur le droit chemin ; c'est à dire, la troupe au Dark Lord. Elle avait perçu dans le fond des yeux de Loréna, dans ses constantes hésitations et ses phrases sous-entendus, que cette dernière risquerait de virer du mauvais côté. Ce n'était qu'une question de temps. Mais Milady ne l'acceptait pas. Jamais. Hors de question. Même pas en rêve. Ainsi, son travail constituait essentiellement à reprendre l'éducation de Loréna, de A à Z; en insistant durant d'intenses et longues heures sur la pureté sanguine, et l'intérêt que cette dernière pouvait avoir dans le monde Magique, à l'ère du Seigneur des Ténèbres.

« Miss Cornwall. » fit une voix à consonnance féminine, bien familière. Trop. D'un timbre de voix quelque peu préoccupé, anxieux, mais ferme. Autoritaire. Une silhouette élancée, vêtue d'un petit tailleur gris perle, et d'une veste aux motifs en velours noir se tenait debout, face au grand bureau en chêne. Quelques parchemins dans les mains, la sorcière de trente-trois ans était justement entrain de corriger quelques copies, pour le prochain cours. A rayer en rouge certaines formules incorrectes. A rectifier le nom exact d'ingrédients importants. Et à mettre des zéros point T à la plupart des copies des élèves qui ne faisaient pas partie de la digne maison de Salazar Slytherin. Discrimination ? Injustice ? Probablement. Et encore, vous n'avez rien vu. Milady jugeait ces copies indignes d'elle. De ses petits yeux bleus-verts, qui ne cessaient de s'user à tenter de déchiffrer l'écriture hiéroglyphe de certains élèves; cependant, ce que la blonde détestait le plus, ce serait sans aucun doute les fautes d'anglais. Leur langue maternelle, pourtant. S'ils n'étaient pas fichus de former correctement les phrases, leurs adjectifs et leurs verbes, inutile qu'elle prenne le temps de lire un pareil torchon. Ils allaient l'entendre, et ce, dés lundi à huit heures trente. Heure de l'habituel cours de Potions.

Milady Malefoy poussa un léger soupir, consternée par une rédaction d'un Ravenclaw, sur le Polynectar. Elle barra la copie d'un long et grand trait rouge, avant de noter derrière la feuille de parchemin, un charmant petit commentaire purement ironique, qui lui plaira très certainement. Lorsqu'il verra son affreux relevé de note trimestriel. Si la sorcière avait osé, elle aurait inventé une note spéciale pour ce genre de devoirs. Pathétiquement inutile. « Je tenais à m'entretenir avec vous à propos de certaines choses. » reprit la voix, alors qu'elle rangea les quelques feuilles de parchemins dans un coin de son bureau. Portant enfin son attention sur la jeune élève, Milady lui offrit son plus beau sourire, bienveillant, amical, chaud, rassurant. Étrange ? Pas vraiment. Malefoy avait toujours apprécié la compagnie de Loréna Cornwall. Elles étaient tellement proches et soudées, qu'on auraient pu les croire de la même famille. Milady était comme une grand-mère sur-protectrice, ou une sorte de marraine pour la jeune Cornwall. Et la belle blonde platine se plaisait de l'être. Elle lui prêtait une oreille attentive, et écoutait ses moindres maux. La conseillant, et la guidant, dans le seul but de lui être agréable et de l'encourager à faire abstraction de ces petits désagréments qui font partis de la vie quotidienne. Il fallait être positif, pessimiste. Rien n'est finit. Rien n'est trop tard. Et tout peut changer d'un instant à l'autre.

« J'ai entendu dire que vous aimiez tout particulièrement vous promener à l'extérieur du château, après le couvre-feu. » sa remarque sonna comme un reproche. Mais le regard azuré de miss Malefoy le faisait passer pour une légère supposition. Un vague soupçon. Elle arbora cette fameuse expression faciale, extrêmement douteuse. Bienveillance. « Mais la raison de ces entorses au règlement de l'école m'échappe complètement, Loréna, voyons, c'est dangereux, nous ne sommes pas à l'abri d'un accident. » le visage de la maîtresse des Potions s'assombrit très lascivement. Elle s'inquiétait réellement. Bien qu'une part d'elle, criait à la trahison. Hogwarts était dangereux. En particulier la nuit, à l'extérieur de l'établissement. Le problème des centaures sauvages n'avait jamais été réglé, concernant la forêt Interdite...


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Loréna S. R. Cornwall
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MessageSujet: Re: « Those were the days » Ft. M.W. Malefoy   Sam 17 Juil - 23:44

Le son de sa voix paraissait soucieux, préoccupé et pourtant son visage ne laissait deviner aucune émotion, aucune sensation. Rien n’était autorisé à apparaître car dans un monde comme celui-ci, tout ce que vous dîtes, montrez, pourra être retenu contre vous. C’est comme à ce jeu auquel les hommes, ou plutôt certains hommes aiment jouer. Jeux de hasard, de bluff et d’argent. L’on pouvait gagner beaucoup très vite, mais aussi tout perdre, et parfois même encore plus vite. Le nom de ce jeu m’échappe, mais lorsqu’on y joue, rien ne doit renseigner vos adversaires sur ce que vous pensez, ils ne doivent pas pouvoir lire sur vos traits ce qu’il se passe du côté des cartes que vous tenez en main. C’est pareil dans la vie de tous les jours. En tout cas dans une certaine partie de la Communauté magique. Tout signe d’émotion est répertorié comme signe de faiblesse et honni.
C’est vrai que blague à part, la vie ressemble pas mal à ce jeu. L’on peut être « servi » ou non. Et ceux qui le sont, font faire un maximum pour gagner plus. Toujours plus. Finalement les adultes diffèrent peu des enfants. On leur donne une main, ils prennent l’avant-bras. Parfois plus encore.

Sans relever la tête, vraisemblablement d’une copie à en juger par le trait rageur qui avait, à l’instant de balafrer un parchemin, elle entama une phrase, sur un ton qui me semblait annoncer une discussion sérieuse. Et l’autre partie de la phrase me le confirma… « Je voudrais m’entretenir avec vous à propos de certaines choses. » Pourtant il ne me semble pas avoir fait ou dit quelque chose de mal. Un instant d’incompréhension me saisit, je suis perplexe, et puis tout à coup je comprends. Je comprends qu’il s’agit de mes sorties nocturnes. Oui il m’est arrivé, souvent, de dépasser l’heure règlementaire du couvre-feu. Mais comment l’a-t-elle su ? Je suis pourtant sure que personne n’est au courant. Les filles de mon dortoir savent bien sûr que je ne suis pas là, mais il est tellement facile de leur faire croire n’importe quoi. Sauf une peut-être. Mais pourquoi m’aurait-on dénoncée ?
Enfin la question n’est pas là. Elle le sait, c’est tout, et je vais certainement devoir m’expliquer à ce sujet.
En fait, ce n’est pas tellement l’entorse en elle-même, mais une question de sécurité. Je reconnais la le côté protecteur dont elle a toujours fait preuve à mon égard. J’esquisse un léger sourire.
« Je sais… Mais pour tout vous dire, je pars souvent après le dîner, faire un tour, prendre un peu l’air et puis… » Je marque une pause. « Je me laisse souvent emporter par me pensées et j’en oublie l’heure.. » Elle sait que je ne viole pas les règles par plaisir, juste pour avoir la sensation d’être une rebelle. Elle sait aussi quel type de pensée embrouille mon esprit ces temps-ci.

Je me suis assise sur le fauteuil face à elle. J’ai senti au ton de sa voix que ce n’était pas une réelle réprimande. Et puis ce n’est pas tout à fait comme s’il n’y avait que la relation prof/élève entre nous. C’est bien plus encore. J’ai l’assurance de pouvoir me tourner vers elle lorsque tout va mal, que la coupe est pleine. Je sais qu’elle trouvera les mots pour me guider, me conseiller, bref qu’elle est une épaule sur laquelle je peux m’appuyer. Etrange que ce soit auprès d’une Malefoy, surtout lorsqu’on sait que les hostilités entre sa nièce et moi sont plus que jamais ouvertes. Mais la confiance ne s’est jamais étiolée entre nous et je m’en réjouis.
J’ai pris le livre sur les potions qu’elle m’a prêté en début de semaine. Il faut que je pense à le lui rendre.
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Pr. M. Wilhelmina Malefoy
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MessageSujet: Re: « Those were the days » Ft. M.W. Malefoy   Ven 30 Juil - 3:59

Le regard profondément ancré sur sa jeune élève, elle s’amusa à détailler les moindres traits de ce délicat visage au teint porcelaine. C’est en un bref soupir, que l’enseignante quitta enfin son fauteuil pourpre, et d’un pas lourd mais décidé, elle contourna ce dernier très lentement, ses doigts fixés aux bords du grand bureau en chêne, glissant aisément jusqu’au bout.

- Je sais… Mais pour tout vous dire, je pars souvent après le dîner, faire un tour, prendre un peu l’air et puis… Wilhelmina préféra s’abstenir de répondre, pour le moment, et de la laisser s’expliquer sur cette odieuse infraction au règlement. La sorcière était à cheval sur les règles, lois et autres décrets. Pour preuve, elle adorait l’autorité, et ainsi, soumettre les autres à cette dernière. Mais – avec Loréna, c’était autre chose. Willie se permettait, quelques fois, de fermer les yeux sur les frasques ou mots en trop de la belle brune. Je me laisse souvent emporter par me pensées et j’en oublie l’heure..

Étrangement, la sorcière semblait ailleurs. Perdue dans ses obscures pensées, car en réalité, elle n’avait pas fait venir sa disciple en ces lieux pour une simple question de couvre-feu dépassé, ou d’entorse peu scrupuleuse au saint règlement de l’établissement. Elle avait de douloureuses choses à lui apprendre. Des faits tellement cuisants, que Milady cherchait à tout prix à les remettre dans un coin de son esprit, et de patienter, d’attendre, de tout avouer un autre jour, par peur que la jeune élève ne sente son cœur se briser en mille morceaux, dés l’instant où la triste vérité sortirait des lèvres rosées de Malefoy. Comment avouer à une jeune adolescente que ses parents étaient décédés ? Tués par des aurors, alors qu’ils servaient fiévreusement le Seigneur des Ténèbres ? Sa colère pourrait se propager des assassins, au Lord Noir. Bien trop facilement. Mais il y avait autre chose. Sur le testament de monsieur et madame Cornwall, ils avaient précieusement indiqués le nom du tuteur qui prendrait en charge leur fille et leur fils. C’est en partie pour cela – que Wilhelmina désirait voir en tête à tête, Loréna. Car c’était elle, que les deux parents avaient choisis pour les représenter sur Terre. Ce serait si – intriguant. Wilhelmina, mère, de substitution, soit, mais... Qui l’aurait cru ?

Mais ce n’était pas encore tout. Ils voulaient également que leur fille épouse un très bon parti. Un sang pur, et venaient de jeter leur dévolu sur un fils de bonne famille. Un des deux enfants de ce très cher Augustus Rookwood. Inutile de dire, que lorsque Wilhelmina parvint à déchiffrer ce nom – son visage s’était subitement décomposé. Elle craignait que cela finisse par paraître étrange. Elle avait des vues sur le père, et si sa « fille » allait épouser le fils…Enfin. Tout le monde dirait : « telle mère, telle fille. » Et Wilhelmina prônait l’inceste. Jamais la sulfureuse blonde n’y avait été fermement opposée. Car après tout, les familles de Sang Pur se ressemblent, s’assemblent – afin de préserver leur lignée.

La trentenaire ne disait plus un mot. Elle laissa un vague silence pesant, se mettre à planer dans la salle. La situation lui échappait complètement. Wilhelmina préféra adopter une métaphore, pour ce genre de complication. Un sablier, cette fois-ci. Un sablier percé en son milieu, qui déverserait un filet d’or, inlassablement, sans qu’elle ne puisse boucher le trou, ou encore récupérer les grains aussi petits que de la poussière. Le sablier répandait sa contenance, sans fin. Et en ce moment même, Wilhelmina aurait nettement préférée se voir enfermée dans un grand sablier en cristal, à attendre de tomber à son tour sur le sol dans la longue chute des grains sablés. Tout lui semblait de plus en plus compliqué, notamment ce fameux testament. Mais pourquoi étais-ce donc à elle, d’annoncer les mauvaises nouvelles ? D’être comme – la messagère de la Faucheuse. Nouvelle métaphore.

Pourquoi ?
C’était si dur de le faire, sans en éprouver la moindre satisfaction. Car Wilhelmina n’en jubilait pas, elle en était même attristée. Le couple Cornwall – était de bons amis de la Malefoy, et elle les appréciait, en un sens. Pour preuve, ils lui confiaient leur fille. C’est que l’amitié se devait d’être réciproque, après toutes ces années.

- Je comprends, souffla Malefoy, à voix basse. Cela paraîtrait louche, qu’elle ferme les yeux aussi facilement. Et ça l’était, entièrement. Ce n’est plus important, car à vrai dire, il y a autre chose. Bien décidée à aller jusqu’au bout de la chose, la trentenaire inspira une grande bouffée d’air frais, discrètement, et l’expira aussitôt. Pour se donner le cran de continuer, et de voir le visage de la sorcière se teinter de blanc. Par sa faute. J’ai reçu une lettre, ce matin, d’un de mes confrères Mangemorts, après avoir susurré ces mots, Wilhelmina s’approcha du fauteuil dans lequel se tenait Loréna Cornwall, et il m’a expliqué certaines choses. Comme le fait que tes parents s’étaient engagés dans une périlleuse mission, pour le Dark Lord. Jusque là, tout allait bien. Willie s’y prenait à merveille. Elle avait le temps, et essayait, à la fois, de trouver les mots parfaits. Absolument appropriés à l’annonce d’un décès. De deux, décès. Toutes mes condoléances, poursuivit la blonde, d’un ton résigné, ils n’en sont pas revenus, des aurors les ont pris en embuscade.

Se mordant systématiquement la lèvre inférieure, Wilhelmina posa délicatement ses fesses contre le bureau, faisant désormais face à l’adolescente. Peut-être devrait-elle attendre un petit peu, avant de déclarer la suite ? Hum ; Mina n’était pas habituée. Ignorant quoi faire, et dans le doute, la Mangemorte se décida de continuer. Autant aller jusqu’au bout, ensuite, il n’y aura qu’à réparer les pots cassés. La gêne de Wilhelmina était facilement perceptible. L’embrassement. L’hésitation. Le doute. Le soupçon. Et c’est la voix brisée, douloureusement, qu’elle enchaîna :

- Ce n’est pas tout, Loréna ; marquant un léger blanc, la petite blonde chercha un parchemin jaunit, caché dans le revers de sa veste sombre, qu’elle sortit et déplia délicatement. Elle l’avait plié en quatre, la dernière fois. Il s’agit de leur testament, dans le doute, je suppose qu’ils avaient pris le soin de le rédiger le plus tôt possible. Tout en lui tendant le parchemin, afin qu’elle le lise, Malefoy déglutit difficilement. C’était embêtant. Elle détestait annoncer ce genre de nouvelle. Ils ont précisés, deux petits détails, premièrement, ils ont décidés de te trouver un fiancé de bonne famille, te suggérant ainsi le fils d’Augustus Rookwood. Puis…deuxièmement – ses lèvres tremblantes hésitèrent un court instant à renchérir, ils voulaient un tuteur pour t’épauler, toi et ton frère, et ainsi s’occuper de vous deux, à leur mort, et ce tuteur – se trouve devant toi. Théâtral, non ? Non. Ce n’était guère voulu. Pour une fois. Ils ont préférés me choisir, j’en ignore la raison, à vrai dire, je n’avais pas eus vent de ce testament jusqu’à ce matin.

Sans un mot supplémentaire, la dame d’ordinaire de Glace, retourna dans ses pensées, afin de se trouver une raison de ne pas pleurer la mort de ces deux sorciers. Ils étaient si proches. Fidèles à leurs idéaux jusqu'à bout – Loréna en serait sûrement fière.


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