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« Un homme fleurs bleues chez les dames vertes » {Kyle}



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 « Un homme fleurs bleues chez les dames vertes » {Kyle}

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Fitz L. Loinvoyant
A tiger at the heart of the snakes

♣ Credit : Obsession 27
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« BEHIND THE MASK »
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MessageSujet: « Un homme fleurs bleues chez les dames vertes » {Kyle}   Lun 19 Juil - 23:52

    Le seul et unique attrait de la salle Commune des Serpentard était son isolement du reste du château. Cette vaste pièce, éloignée des autres résidents à Poudlard tel que l’avait sans doute exigé Salazar Serpentard, m’inspirais toujours autant de dégout. J’observais avec des haut-le-cœur retenus et dissimulés les sculptures argentées, les tableaux sinistres de personnages hautains et prétentieux qui se baladaient sur les murs, comme des âmes en peine, murmurant leur plaisir à voir les Sang-purs retrouver leur prestige d’autant. La béatitude se lisait sur tous ces visages disgracieux qui éveillait en moi cette haine sourde, cette colère bouillante qui, lorsqu’elle s’était enflammé il y a quelques années, m’avait conduit à tuer un Mangemort. Qui fut mon père, du moins, sur mon acte de naissance et lors de rares satisfaction à me voir réussir dans son enseignement machiavélique.

    Je soupirai. Mon souffle naquit entre mes lèvres, vécu en traversant la pièce et s’en alla mourir auprès des braises fatigués de l’âtre de la cheminée. Je pu presque distinguer son existence éphémère réduite à un simple voyage, un trajet inéluctable, un trait entre naissance, vie et mort. L’ordre naturel des choses, la norme de toute forme d’être vivant. Sauf, bien évidemment, toujours les mêmes qui se permettaient de changer les règles, restaurer la loi du plus fort et aller à l’encontre de la mort, dispensant le monde entier de connaître les bienfaits que de mettre fin à l’existence de ce genre d’individus.

    - « La magie noire », murmurais-je en mettant à travers chaque lettre toute la répugnance dont j’étais capable.

    Je glissais mes coudes sur mes genoux et enfouissait ma tête douloureuse dans mes mains. Je connaissais bien cette maudite douleur, héritage muté de ma famille, cher sang vénéré. La divination qui s’écoulait dans mon fluide vital s’était bien distillée au fur et à mesure de la progression de ma ligné à travers les âges. Alors qu’elle fut un puissant don de voyance, elle s’éteignait chez certains, et empoisonnait l’existence des autres parmi les descendants. J’étais de ceux qui avaient reçu le poison, et qui profitaient d’un bref sentiment d’avenir proche, sans parvenir à contrôler quoi que ce soit. Mais ça, c’était surtout grâce à mon instinct, développé de part mon existence en tant que tigre durant un bon moment, une douce éternité … Non, le poison de mes nuits étaient ces rêves étranges, parfois irréalistes, parfois bien réels où chaque détail pouvait constitué un message, une prédiction d’un avenir presque immédiat. Quel bénéfice à savoir ce qui allait arriver sans, bien souvent, pouvoir l’éviter ?

    Je fermai les yeux et les frottait de mes doigts. Pendant un instant, je crus profiter d’un doux silence avant qu’involontairement, mon esprit s’ouvre aux bruits divers, ronflements de mes « camarades », grattement de rongeurs, murmures de tableaux et comme des bruits de pensées. Légimencie ? Non, je n’étais pas doué au point d’être télépathe. J’entendais mes propres pensées instinctives, l’animal que j’étais au fond de moi s’insurgeant de cette existence d’homme, une errance futile à se poser des questions. Il y avait aussi, derrière tous ces sons, comme … des gémissements étouffés qui se voulaient discrets, mais qui ne se cachaient pas de mes sens de félins, mon ouïe finement aiguisée de tigre. J’inspirais une bouffée d’air, cherchant l’odeur qui me permettrait de distinguer le coupable. Parmi toutes les senteurs atténuées par la distance que je pensais reconnaître, il y en avait une, particulière, qui sentait l’air frais. Un élève qui n’avait vraisemblablement rien à faire dans cette maison …

    Rêvais-je déjà ? Je n’en su rien. Car il me sembla que le jour se leva bien vite, ce dimanche matin, me faisant passer d’une obscurité presque complète à une luminosité à la limite de l’éblouissement. En réalité, j’exagérais surement. Il se devait être aux alentours de six heures du matin, une heure idéale pour qu’un intrus regagne discrètement sa chambre attitrée sans éveiller les commérages vénéneux des Serpentard à la langue fourchue. Je me levai, l’esprit engourdit d’images à la limite du voyeurisme, ne sachant trop si mon imagination fertile m’avait fait voir ce qu’il aurait pu se passer dans la chambre « bruyante » de cette nuit, où si ma malédiction avait encore frappé, m’ayant réellement montré ce qui s’était réellement passé dans cette pièce. J’hésitais à aller me changer et me dis qu’aller chasser me ferait du bien, longtemps que je ne m’étais pas abandonné à ma forme de tigre.

    Je me dirigeais donc vers la sortie de la salle commune, espérant faciliter la tâche au mystérieux visiteur nocturne. Je fis quelques pas dans le couloir en direction de la forêt, quand, me frappant le front pour saluer ma bêtise, je retournais sur mes pas. J’avais oublié ma baguette magique sur ma table de chevet, ainsi qu’un tee-shirt à placer sous ma robe de sorcier qui recouvrait ouvertement mes épaules nues lorsque je rentrerais dans un château éveillé, où les regards se poseraient sur mon torse presque entièrement dévoilé par mon impudeur. Fichu formalisme humain !

    C’est alors que je me retrouvais nez-à-nez avec un jeune homme que je connaissais bien et dont je reconnu instantanément l’odeur.

    - « Kylou », lançais-je en sachant que ça l’agaçait particulièrement mais c’était une façon « amicale » de le saluer entre nous. « Tu passes chez les Serpents sans même venir me voir ? Moi qui croyait qu’on s’aimait bien … alors, tu t’es bien amusé ? » Dis-je sans tourner autour du pot. Ce n’est pas parmi les habitudes des animaux. Je me frappais mentalement à raisonner ainsi.
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Kyle L. Scott
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MessageSujet: Re: « Un homme fleurs bleues chez les dames vertes » {Kyle}   Mar 20 Juil - 12:23

Kyle passa une très belle nuit dans le dortoir des Serpentard. Normalement, il n'aurait pas dû y avoir accès, mais ça aide beaucoup d'avoir une fille Serpentard de son côté pour entrer. Il n'aurait imaginer ce qui aurait pu se passer si Mademoiselle, la Professeure, Malefoy l'avait vu dans sa maison. C'aurait été l'apocalypse avant l'heure, une tornade aurait fait moins de dégâts à Poudlard que cette jeune femme prête à tout pour avoir une totale autorité sur ses chers élèves.
Mais, quoiqu'il en soit, elle ne le remarqua pas. Encore heureux, imaginez-vous Kyle manquer un rendez-vous d'une nuit avec une fille simplement à cause d'un professeur ? Il en était hors de question. Non pas que Kyle se considère comme un homme à femmes, mais il a besoin des femmes. Il en a besoin pour se sentir vivant; pour se sentir humain. Sans les femmes, il aurait perdu foi en l'humanité depuis bien longtemps. Non pas qu'elles sont parfaites. Elles ont leurs défauts. De gros défauts... Mais même leurs défauts avaient un côté séduisant qui n'existait pas chez les hommes.

La nuit avait été longue, très longue. Kyle ne peut rien oublier, c'est un fait. Mais parfois, il aimerait oublier certaines femmes avec qui il avait... Fait connaissance dirions-nous. Elles n'étaient pas inintéressantes ou sans charme, c'est juste que certaines femmes manquent d'imagination le soir... Et, comme la mémoire de Kyle est infaillible, il ne peut revoir ces femmes; de peur de s'ennuyer. Et l'ennui est son pire ennemi.
Cette nuit-ci, la fille en question n'avait que des qualités. Enfin, elle n'avaient montré que ses qualités. Une croqueuse d'hommes. On pourrait bel et bien l'appeler ainsi. Cette jeune Serpentard avait rendu la nuit de Kyle fortement intéressante. Ils essayaient de faire le moins de bruit possible, mais c'était très difficile.

Le soleil se levait, il était temps de partir. Oh, ce que le café des moldus lui manquait. Breuvage légèrement amer mais tellement bon. Avec une dose excessive de sucre, cela va sans dire ! Kyle et le sucre, c'est une longue histoire. Ils se sont rencontrés lorsqu'il était petit et ne se sont jamais quittés depuis.
Marchant dans le couloir jusqu'à la sortie du dortoir, Il réfléchit à la manière de sortir de là. Fallait-il un mot de passe pour sortir également ? Normalement non... Il ne savait même pas s'il en fallait un chez les Serdaigle, tant il était mal réveillé. Il se passa la main dans les cheveux, les coiffant en arrière du mieux qu'il put. Rien à faire, cette nuit avait été des plus agitées. Il lui fallait une bonne douche, une bonne douche revigorante. Il lui fallait boire également... Il était totalement desséché.

Il repensa à la folle nuit qu'il venait de passer. Oh, ce qu'il aurait aimé que ce soit aux côté de Loréna Cornwall. Cette fille était la plus belle de toutes parmi les Serpentard. Il ne savait guère comment l'aborder, mais il savait qu'il le ferait un jour ou l'autre. Il en était certain.
Tout d'un coup, la porte menant à l'extérieur de la salle des Serpentards s'ouvrit. Il ne fallait peut-être pas de code alors.
Kyle s'était éclipsé du lit de sa compagne de la nuit comme un félin. Cette pensée le fit sourire. Les félins l'adoraient. Les chats venaient souvent vers lui sans aucune raison particulière. Récemment, il apprit l'art de se transformer en animal. Il n'était pas un animagus naturel mais il pouvait se transformer en panthère, et il appréciait cette forme.

En arrivant à la porte qui venait de s'ouvrir, Kyle entendit une voix qu'il connaissait bien.
"Kylou"... Ce surnom l'horripilait au plus haut point. Et ce ne pouvait venir que d'une seule personne.
- Fitz... Je pensais t'avoir dit de ne pas m'appeler de la sorte. Je risque vraiment de te tuer. Et n'espère pas que ce soit à la manière des sorciers, ce serait trop rapide. Non, je te tuerais volontiers comme un moldu le ferait... Avec un couteau rouillé.

Fitz était l'homme le plus proche de lui dans cette école. Kyle hait les hommes, c'est comme ça. Il ne pouvait rien y faire, c'était physique. Mais Fitz était différent des autres hommes. Il connaissait assez bien Kyle pour savoir que même si ce dernier agissait comme s'il le détestait, un lien d'amitié c'était créé entre eux.

- Aurais-je fait trop de bruits pour ton ouïe féline ? Je t'assure que parfois, tu me fais davantage penser à un canidé qu'à un félidé... Si tu veux tout savoir, oui, j'ai passé une très bonne nuit. Mais j'ai besoin de me réveiller là, je manque de sommeil et il est hors de question que je m'endorme directement au cours de potions... Il faut d'abord que je la finisse pour pouvoir dormir tranquillement sans qu'Elle me dise quoique ce soit... Et sinon, toi ? Tu n'as pas bien dormi ?

"Fitzie"... Il avait souvent pensé à l'appeler ainsi. Mais son orgueil l'empêchait d'agir avec Fitz comme ce dernier agissait avec lui. Certes, l'amitié les liant allait dans les deux sens, mais il ne fallait pas trop en demander à Kyle. Il faisait déjà un effort pour ne pas étriper ce jeune Serpentard à chaque fois qu'il lui parlait...
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Fitz L. Loinvoyant
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MessageSujet: Re: « Un homme fleurs bleues chez les dames vertes » {Kyle}   Mar 20 Juil - 13:48

    Ses menaces qui, à tout observateur extérieur à notre amitié, constitueraient de véritables menaces de mort me firent esquisser un léger sourire qui, à peine eut-il le temps de s’installer sur mon visage, se dissipa bien vite, mais la joie qui l’avait fait naître demeurait bien présente quelque part au plus profond de mon esprit. J’étais devenu, sans l’avoir véritablement travaillé, un maître dans la dissimulation de mes relations qui, sans exception à ce jour, étaient essentiellement composées « d’ennemis » des Verts et Argent que j’affectionnais autant qu’un porc-épic en guise d’oreiller. Cependant, Kyle savait très bien mon affection de même que je connaissais la sienne à mon égard, et nous savions tout deux qu’il valait mieux pour nos que nous continuâmes à jouer nos rôles de Vert et de Bleu. C’était plutôt amusant, donnant une dimension assez épicée à notre amitié.

    Et quelle amitié ! Dans quelques cachots un peu plus loin, elle était né au milieu de la souffrance. Minette-Qui-Cri-Fort savait aussi faire mal avec son petit bout de boit. L’expression « Femme Fatale » qui avait tant de charme en langue française n’en était pas moins plus véritable lorsque la professeur de potion se livrait aux punitions et châtiments corporels. Et loin de la répugner, cette « noble tâche » semblait la faire véritablement jouir d’un plaisir incommensurable. Cette droguée aux aphrodisiaques devrait plutôt proposer à ses noirs prétendants des parties de Kuching-ball magique sur les élèves en guise de sac pour qu’on lui fasse la cour dans les règles de l’art …

    C’est donc entre deux endoloris et ligne avec plume à Sang que nous tissâmes cette amitié solide qui se manifestait de temps à autre par un sabotage subtile des cours de potion, moi qui prenais tant plaisir à faire tout sauf ce qui était préconisé par le professeur mais qui parvenait à obtenir un breuvage d’une qualité irréprochable et lui qui jouait l’insolence en ayant des résultats auxquels on ne pouvait rien dire en vue de leur excellence. Les cours de potion qui bien souvent m’ennuyaient, avaient toutefois gagné un soupçon d’intérêt depuis que je connaissais Kyle.

    « Kyle, Kyle … J’aurais trop peur que tu ne te blesses avec ton vieux couteau ! » Fis-je, taquin.

    C’est alors que Kyle se lança dans ce que je pensais bien être un de ses sujets à ne pas aborder. Dès ses premier mots, lorsque mes oreilles reçurent leur nomination d’ouïe féline, je me précipitais vers lui et l’entrainait dans un coin sombre du couloir, ce qui n’était en soi pas bien compliqué à dénicher dans cette partie enfouie du château. Je connaissais un petit placard à balais ancien, dissimulé aujourd’hui derrière le tableau d’une femme plutôt jolie qu’on disait, dans l’histoire, être une éternelle insatisfaite, au point d’enchaîner les amants au cours de ses nuits dans l’espoir de calmer sa soif charnelle … sans succès. Je nous y engouffrâmes.

    Mon état d’animagus naturel Tigre était un secret absolu. Seul Kyle et Vivaldi était au courant et je ne tenais pas à ce que qui que ce soit d’autre le sache. C’était pour moi un véritable défis que de me cacher sans cesse, craignant à chaque instant qu’un être aussi observateur que Kyle ou moi-même ne découvre le félin qui se cachait en moi. Après cinq long mois d’errance animale, mais qui me furent paradisiaques, j’avais adopté un comportement qui se détachait souvent du genre humain. Je ne me sentais plus totalement homme, mais je n’étais pas au point de me dire demi-tigre. Quoi qu’il en soit, l’évocation de mon autre nature m’avait effrayé, bien que seule une détermination glacée soit apparue sur mon visage.

    « S’il te plait … prudence à l’évocation de « mes oreilles félines » … Tu ne sais que trop bien, comme moi, que les murs, les plafonds, les sols et même les chandeliers ont des oreilles, justement, en ces temps troublés. Tu es un ami, mais je n’hésiterais pas une seconde à te faire oublier cet aspect de moi-même d’un coup de baguette si cela risquait de se répandre. Non dans le seul but de protéger mon secret, mais surtout dans l’optique de te protéger toi … Il se peut que certaines personnes cherchent un tigre qui aurait tué l’un des leurs … Je sais que tu es assez grand pour te protéger toi-même, mais … tout de même, prudence … » Murmurais-je d’un ton sérieux, mais sans la moindre reproche.

    Je laissais un simple silence, histoire que tout soit clair entre nous deux. Il devait probablement me penser un peu paranoïaque, mais en même temps, en cette époque sombre, il valait mieux faire preuve d’une prudence démesurée que de mettre en péril sa sureté, et pour ma part surtout, celle de ceux bien que rares à qui je tenais tout de même. Puis, un léger sourire anima mes lèvres.

    « Sinon, je préfère la panthère au chien, même si la panthère est bruyante la nuit, dans les cachots des Serpents ! » Fis-je avec un brin d’humour. « Ah, et au fait, tu dois vraiment avoir passée une nuit magique pour avoir l’esprit aussi embrumé : on est Dimanche Kyle, no potion class today ! » L’informais-je un poil goguenard. « Cela dit, ça ne t’empêche pas d’aller prendre un café … mais dis-moi, qui était ta partenaire de jeux, petit vagabond ? »

    Qu’étais-je bavard ! Était-ce parce que cela faisait plusieurs jours que je n’avais pas adressé la parole à qui que ce soit ?
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Kyle L. Scott
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MessageSujet: Re: « Un homme fleurs bleues chez les dames vertes » {Kyle}   Jeu 22 Juil - 0:01

Un placard à balais.
Jamais Kyle n'aurait cru se retrouver enfermé dans un placard à balais avec un homme. S'il écoutait ses instincts primaires, il aurait déjà tenté de l'assassiner. Pourquoi ne l'a-t-il pas fait ? Eh bien, Fitz était tout de même un ami. Difficile à accepter pour l'aigle solitaire, mais ce faux serpent était bel et bien un ami. Ils savaient tous deux qu'ils pouvaient compter l'un sur l'autre en cas de problème.
Un vieux proverbe chinois dit : "C'est lors d'une sécheresse que l'on trouve une bonne source et dans l'adversité que l'on trouve un bon ami."
Rien de plus vrai concernant cette amitié entre le Serpent et l'Aigle. Les tortures de la ravissante professeure de Potions ont fini par les rapprocher. Étrange ? Pas tant que ça... Il est normal que, dans une situation pareille, une amitié se crée. Kyle ne pouvait compter toutes les fois où ces deux jeunes gens avaient saboté les cours de leur tortionnaire préférée. Un petit sort explosif, un ingrédient qui n'avait rien à faire là... Ils étaient doués. Rares étaient les fois où ils se sont fait prendre pour ce genre de tours... Mais de toute façon, Minette-Qui-Crie-Fort les collait pour des raisons bien diverses, qui n'avaient pas spécialement quelque chose à voir avec les potions. Un éternuement de la part de Fitz ou un bâillement de la part de Kyle suffisait à faire en sorte de l'énerver. Mais, après tout, ce n'était pas de leur faute... Ils s'ennuyaient, ces pauvres élèves.

Dans le placard à balais, Fitz parla relativement vite. Kyle l'écoutait d'une oreille car son esprit était concentré sur d'autres choses. Tout d'abord, la réplique du jeune Serpentard après que Kyle l'ait menacé. Ça l'avait bel et bien fait rire. Enfin, intérieurement, car extérieurement, il ne montra qu'un léger sourire. Ensuite, simplement le fait qu'ils étaient dans un placard à balais, à deux. Rien qu'à deux. Il n'y avait rien de plus gênant pour lui, il ne comprenait pas ce qui a pris au jeune Loinvoyant. D'accord d'accord, c'était un secret à garder mais le timbre de voix de Kyle était grave et bas. Même si quelqu'un les avait entendu, il penserait à une taquinerie, connaissant ces deux énergumènes.
La troisième chose sur laquelle son esprit était concentré (outre la longue tirade de Fitz, bien entendu) était le placard à balais en lui même. Il n'était pas très propre ni spécialement spacieux, mais il y avait pas mal de signes prouvant le passage de jeunes couples dans cet endroit. La manière dont était placés les étagères prouvait qu'elles avaient été préalablement déplacées. On pouvait observer leurs traces. Vu la disposition première du mobilier, il ne devait pas y avoir beaucoup de place pour se déplacer avant... Mais il y en avait juste assez pour prendre certains ustensiles dont un concierge aurait besoin. Non, là, la disposition était telle que les ustensiles étaient imprenables et les étagères étaient retirées du mur contre lequel était Kyle. Probablement pour éviter de se cogner la tête lors des ébats estudiantins (voire même certains avec le corps enseignant).

Quoiqu'il en soit, Kyle finit d'observer le placard à balais plus ou moins en même temps que ce cher Fitz finit de parler. Après avoir été définitivement dégoûté de l'endroit dans lequel il était (et qui plus est, avec un homme) il lui répondit gentiment:
- Alors, premièrement, c'est la première et la dernière fois que tu m'amènes dans un endroit pareil. C'est vachement serré, et, désolé mais me rapprocher davantage de toi me donne envie de te massacrer. Tu n'imagines même pas ce qui a pu se passer dans ce placard ! Ensuite, je suis désolé, je n'aurais pas dû parler de ça... Mais, pour n'importe quel observateur lambda, il ne s'agirait que d'une taquinerie. Personne ne ferait le lien avec un véritable félin, sauf s'il avait au préalable des doutes sur toi... Bref, je me contenterai de ne plus en parler, tu as ma parole.

Kyle sourit. Un véritable sourire amical comme il en faisait peu. Il était sincèrement désolé et comprenait l'inquiétude de Fitz. Mais il arrêta de sourire assez rapidement, se souvenant de l'étrangeté de la situation. À deux dans un placard à balais, chuchotant, souriant... Oh non, il en était hors de question.

La prochaine tirade de son cher ami ne se fit pas attendre :
[color=red[« Sinon, je préfère la panthère au chien, même si la panthère est bruyante la nuit, dans les cachots des Serpents ! » [/color]
Décidément, ils en savaient énormément l'un sur l'autre. Kyle n'était pas un animagus naturel. Cela ne fait pas partie de ses capacités innées... Il a étudié, travaillé énormément pour y arriver. Mais il ne savait pas vraiment quelle forme prendre. Le jeune Serdaigle comprenait et apprenait extrêmement vite, ce qui lui facilita la tâche.
Le fait qu'il puisse se transformer en panthère noire n'était pas un choix. C'est la panthère qui l'avait choisi, si l'on peut dire. Ce devait être parce que tous les félins l'appréciaient. Tous sans exceptions. Il en avait conscience et se demanda même si ce n'était pas une des raisons pour lesquelles Fitz l'appréciait.

« Ah, et au fait, tu dois vraiment avoir passée une nuit magique pour avoir l’esprit aussi embrumé : on est Dimanche Kyle, no potion class today ! »

Dimanche ?
Vraiment ?
Dimanche... C'était impensable pour lui. Il aurait donc pu rester plus longtemps et même dormir dans ce lit... Le parfum de cette jeune fille était véritablement enivrant. Sa peau était douce... Il aurait aimé dormir à ses côtés. Ou encore, il aurait pu aller dans son dortoir pour dormir... Ou pour passer la matinée avec une autre. Tout ceci le taraudait. Comment se faisait-il qu'il pensait être un jour de classe... ? Plus il y pensait, moins il trouvait la solution...

« Cela dit, ça ne t’empêche pas d’aller prendre un café … mais dis-moi, qui était ta partenaire de jeux, petit vagabond ? »
Oh non, non, non. Il en était hors de question. Il n'en pouvait plus, il ne pouvait pas parler davantage.

- Fitz... C'est endroit m'indispose. Je commence réellement à en avoir marre, donc tu vas me faire le plaisir de me laisser sortir et je te répondrai.

Il poussa son ami contre la porte et sortit en sa compagnie. Un regard entendu entre eux, Kyle ne prononcera plus un mot sur les félins.
Il prit une grande bouffée d'air plus ou moins frais. Eh bien oui, les Serpentard dorment dans les sous-sols. Mais il faisait déjà plus frais que dans le petit placard avec deux hommes à l'intérieur.

- Un café... Bonne idée ça. Si j'utilise un portoloin pour aller en Argentine prendre un bon café, tu penses que les profs m'en voudront ? Je serai revenu très vite mais ça me tente vraiment...
Sinon, pour ma partenaire, ce soir... Eh bien, tu dois bien la connaître parce qu'elle n'est pas vraiment pro-Tom senior.
Il ne prononça pas la dernière phrase, pour comprendre ce qu'il disait, il fallait lire sur ses lèvres. Il savait que Fitz était très bon pour ça, alors il ne s'en priva pas. Car si une chose était sûre, c'est que dans cette école, il était hors de question de parler en mal du "Seigneur des Ténèbres" de manière trop directe. Et encore moins avec un Serpentard.

- Son nom est Mel, enfin, c'est de cette manière que tout le monde l'appelle... Son prénom au complet doit être Melissa ou quelque chose comme ça. Très très mignonne, avec de longs cheveux noirs et des yeux verts en amande... Une vraie Serpentard, très joueuse si tu veux tout savoir... Et surtout, très entreprenante. Elle s'en donnait à coeur joie...

Il sourit à son ami et regarda autour de lui. Décidément, cet endroit était bien glauque. Le paradis pour un homme ténébreux qui rêve en secret (ou pas) de dominer le monde. Salazar Serpentard n'était pas un homme comme tout le monde, mais il a tout prévu pour créer une ambiance digne d'un vieux dessin animé avec le scientifique fou/maléfique/rêvant de conquérir le monde... Pas très étonnant que Tommy ait tourné ainsi...

- Qu'en est-il de toi ? Que faisais-tu à l'extérieur du dortoir à cette heure-ci ?
Un simple regard suffit encore une fois. Il était sorti se dégourdir les jambes. Ou les pattes. Enfin, vous aurez compris.

- Oui bon... J'aimerais aussi aller me dégourdir les jambes... Mais d'abord un café. Tu m'accompagnes ?

Il prit un pot qui trainait par là, il devait servir à garder une plante... Mais quelle idée ?! Ils étaient dans les sous-sols, il n'y a pas de lumière pour qu'elle puisse pousser...
Bref, il prit le pot, le tint devant lui, sortit sa baguette qu'il pointa sur le pot et dit :
[b]"PORTUS !"


Il le tendit à Fitz et se tinrent tous les deux au portoloin.
Direction Argentinaaa !
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Fitz L. Loinvoyant
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MessageSujet: Re: « Un homme fleurs bleues chez les dames vertes » {Kyle}   Jeu 22 Juil - 11:28

Un endroit, c’est un endroit. Seuls les lieux remarquables peuvent avoir une influence quelconque sur ce qui s’y passe. Bien que l’humain ait tendance à toujours adapté son comportement, pour les plus sensés et réfléchis de son espèce, en fonction de la place sur laquelle il se tient, je n’avais pas le loisir de me considérer comme l’un de ses sages hommes. Aussi, pour moi, ce placard à balais ancien, cagibis où effectivement pouvait se livrer passes, gourmandises charnelles et autres passe-temps discrets (quoique …) des Serpentards, n’avait aucun impact sur mon état d’âme. Depuis le temps que je partageais des pièces avec des Serpents, il fallait croire que leur venin et la crasse n’avait plus trop d’effet autre qu’un dégout facilement oubliable.

Mais ce n’était manifestement pas l’opinion de mon compagnon l’aigle qui, tout au long de ma tirade, manifesta des signes, bien que discrets, montrant qu’il n’appréciait pas, mais alors pas du tout cet endroit. Je n’en tenais pas compte, me concentrant avant tout sur mon message. C’était vital, il fallait qu’il comprenne. Poudlard était devenu un second repère de mangemort, une école à mangemort. Si on apprenait qu’un tueur de ces derniers existait parmi ces murs, je ne donnais pas cher de ma peau, ni de celles des quelques connaissances que j’avais qu’ils seraient forcer de torturer, utiliser ou même tuer pour m’obtenir.

Quoi qu’il en soit, une fois mon message passé, j’accueillis sa remarque sans broncher. A la limite, il aurait même pu m’en mettre une que ça ne m’aurait fait ni chaud ni froid. Le principal, l’important, le vital était passé dans les quelques mots que j’avais prononcé juste avant, et c’était là tout ce qui comptait lors de cet intermède dans le placard à balais. Et d’après ce que j’entendais, l’essentiel était bien compris.

« Kyle, si j’avais voulu te sauter dessus, j’aurais fait ça ailleurs que dans un placard à balais, ne serait-ce que pour le confort ! » Plaisantai-je. « Quand à l’observateur lambda … nous passons pour des être normaux à ses yeux : ne sous-estimons pas les autres parce que nous pensons savoir bien observer. Il existe sans doute, à Poudlard, des gens qui ont le même potentiel de repérage que toi … et là, la taquinerie prend une toute autre valeur … » Déclarai-je sans attendre de réponse, plus pour moi que pour lui. « Merci pour ta parole toutefois ! » Dis-je poliment.

Je lui rendis son sourire, simple comme un ami. Je l’imitais quand il s’interrompit, et percevait son subtile petit regard sur notre environnement qu’il désapprouvait tant. Il supporta l’endroit quelques secondes de trop, car au bout d’un moment, après avoir bien comprit qu’on était effectivement Dimanche, il m’entraina en dehors du placard et sembla respirer soudainement bien mieux. Il accepta l’idée d’un café, déconnant (pensai-je) sur un aller-retour en Argentine puis détailla sa partenaire de la nuit. Je saisis sans mal les paroles muettes.

Je trouvais presque antithétique le fait que Kyle supporta mal un endroit de débauche, mais ne se dispense pas de vanter les qualité de ses partenaires de plaisir charnel. J’aurais pu songer qu’il y avait là un cas psychique intéressant, et le sujet aurait sans doute fasciné Freud, mais je ne souhaitais pas m’éterniser. D’autant plus qu’il me posa quelques questions auxquelles je me devais de répondre, puisqu’il avait répondu aux miennes.

Questions auxquelles il répondit finalement pas lui-même. En même temps, voir un type qu’on sait être animagus naturel tigre tôt le matin vêtu seulement d’un jean et d’une robe de sorcier qu’il n’avait pas prit la peine de fermer … disons que la réponse coulait de source.

Il se passa quelque chose bien trop rapidement pour que je ne saisisse toute la portée des actions de Kyle. Quand je sentis l’immonde crochet m’arracher le nombril, je jurai et crachai en même temps. Il n’avait quand même pas fait ça ! Ce type était cinglé ! Moins que moins, mais plus dangereusement ! J’ouvris les yeux et priai un instant pour que ce que je voyais ne fut qu’un mauvais rêve. Mais non. La chaleur soudaine qui m’envahit et la lumière éblouissant ne purent que me mettre en rogne. Je grondais sans dissimulation aucune.

Cette fois, j’attrapais Kyle fermement et l’entrainait dans une ruelle déserte, le plaquant contre un des murs de pierre brûlant et le foudroyait du regard (Ah … l’amitié !).

« T’es cinglé ? J’suis en robe de sorcier, j’ai pas de baguette, et toi, tu nous envoies en pleine ville du Mexique ?! Les moldus ne sont pas stupides ! » Sifflai-je entre mes dents pour ne pas me laisser aller à la tentation de rugir férocement. « Vas chercher ton café et ramène nos fesses à Poudlard …. » Fis-je alors, un peu plus calme.

Il ne devrait pas m’en vouloir. Il savait bien que cette colère n’était pas contre lui, comme on pourrait en vouloir de façon à attiser la haine. Non, j’étais simplement sur le qui-vive, n’ayant pas du tout aimé avoir été transporté sans qu’on prit mon avis en compte. Vous avez déjà porté un chat que vous connaissiez à peine mais qui déteste qu’on le porte ? Ah ! C’est donc de là que viennent les griffures qui vous défigure !

J’attendis qu’il reviennent en faisant les cents pas comme un lion en cage. Je grognais encore, plus faiblement, presque aussi inaudible qu’un murmure et si j’avais été sous ma forme animale, les poils de mon pelage seraient dressés. Tous mes muscles étaient tendus. Je n’aimais vraiment pas qu’on empiète sur ma liberté, quelque soit la forme du pied qui marchait dessus.

« Tirons-nous de là … et vite ! » Grognai-je tout bas.
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Kyle L. Scott
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MessageSujet: Re: « Un homme fleurs bleues chez les dames vertes » {Kyle}   Ven 23 Juil - 13:44

Ça y est, ils étaient en Argentine.
Ah, le soleil.
Quelle horreur d'avoir ce soleil dans les yeux juste après être sorti du sombre couloir menant au dortoir des Serpentard... C'était bien trop lumineux. Mais qu'est-ce qu'il ne ferait pas pour un bon café... Alors qu'il vivait à Oxford, il faisait ce voyage tous les matins pour avoir son café, car c'était celui-ci qu'il préférait. Il y avait une petite cabane qui était réputée pour son café. Rien de bien cher, que du contraire.
Le propriétaire s'appelait Fernando, un homme vraiment sympa... Ça faisait longtemps que Kyle ne lui avait pas rendu visite.
Fitz et Kyle arrivèrent dans un coin un peu à l'extérieur de la ville, histoire de ne pas attirer les regards sur eux. Par chance, personne n'était dans les environs lors de leur téléportation. Personne ne les a vus arriver, personne ne les verrait partir. Ce serait très simple et très rapide. Aucune raison de rester dans ce pays plus longtemps, d'autant plus que Fitz s'énerva dès qu'il se rendit compte de l'endroit où il était. Il détestait les surprises, il se sentait probablement comme "enlevé"... Kyle ne s'était pas rendu compte qu'il avait sa robe de sorcier, mais peu importait. Monsieur Loinvoyant montra son énervement avec véhémence... Il fallait trouver un moyen de le calmer. Malheureusement, le café n'en serait probablement pas un bon.

- Fitz, calme-toi d'accord ? D'abord, nous somme en Argentine, pas au Mexique. Ensuite, non les moldus ne sont pas idiots, j'avais oublié que tu portais ta robe de sorcier. Même si tu la porte d'une manière peu habituelle...
Kyle retira la robe du jeune homme [Note de l'auteur: ça fait bizarre de dire ça xD] et la jeta dans un buisson.
- Assieds-toi là, sur le bord de la route. Si quelqu'un te voit, tu seras juste un touriste qui profite du soleil et qui a tellement chaud qu'il a retiré sa chemise.
Il regarda le corps de Fitz. Plus musclé que celui de Kyle, ça ne faisait aucun doute.
- Alors c'est ça, la différence entre un tigre et une panthère. La panthère est plus agile et le tigre plus puissant. T'es chiant mec, t'as de quoi faire complexer n'importe qui.
Ça ne le dérangeait pas tant que ça, mais il voulait faire un brin d'humour avant d'aller chercher les cafés. Après tout, aux yeux de Kyle, l'agilité était plus importante que la force brute. Surtout qu'il ne manquait pas de force non plus...

Il marcha le long de la route, après avoir fait une tape amicale sur l'épaule de Fitz. Même s'il se voulait amical, il avait l'impression que le jeune Serpentard était sur le point de lui sauter dessus en rugissant. *Une bataille Tigre contre Panthère ? Ça pourrait être intéressant...*, pensa-t-il en s'éloignant.

Arrivé à ladite cabane, le jeune Serdaigle salua Fernando. Ce dernier ne lui répondit pas tout de suite, étant occupé avec d'autres clients. Lorsqu'il remarqua Kyle, il sourit.
- Hola Kyle ! Como estas ? Quieres un café ?
Kyle n'était pas très doué en Espagnol mais savait se débrouiller.
- Hola Fernando ! Estoy bien y tu ? No, dame dos cafés por favor, tengo un amigo que espera su café...

Après avoir reçu les cafés, il le remercia et demanda des morceaux de sucre.
Alors qu'il allait s'en aller, Fernando le rappela.
Il avait oublié de payer...
Kyle fouilla dans ses poches et se rendit compte qu'il avait laissé son portefeuille dans le dortoir des Serpentard. Quel idiot... Il reposa les cafés sur le comptoir en faisant bien attention à ne pas tâcher sa belle chemise blanche. Chemise qui semblait plaire à Fernando, aux vues des questions qu'il posait sur sa provenance.
Kyle lui expliqua alors qu'il avait oublié son portefeuille, en tant que vieille connaissance, Fernando lui proposa de lui donner la chemise et que ça suffirait. Problème: cette chemise coûtait bien plus que deux cafés. Il lui proposa donc de lui laisser les cafés... Mais Fernando n'était pas de cet avis, il avait fait couler le café, il devait être payé.
Ils commencèrent à négocier. Il eût droit à des churros en plus. Il ne savait même pas qu'il vendait des Churros, il s'agissait d'une spécialité espagnole, pas argentine... Finalement, ils se mirent d'accord sur trois cafés et quatre portions de churros, sans oublier le plateau pour les transporter, qui était offert également.
Kyle se sépara de sa chemise avec grand regret... Mais bon.

Il revint auprès de Fitz, qui faisait les cents pas, torse-nu également lui tendant un café. Ce dernier lui répondit qu'il n'aimait pas trop le café... Le sang du jeune Serdaigle ne fit qu'un tour.
- Au cas où tu ne l'aurais pas remarqué, je n'ai plus ma chemise. Ces cafés et ces churros m'ont coûté ma belle chemise blanche ! Je ne pouvais pas utiliser la magie sur Fernando, c'est un vieil ami... Donc, ce café, tu vas le boire quoiqu'il en coûte. Je n'ai pas fait tout ça pour rien !

Il mit quatre morceaux de sucre dans son café, touilla et commença à le boire. Il n'avait pas fait le sacrifice de sa chemise pour rien non plus ! Sa belle chemise...
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Fitz L. Loinvoyant
A tiger at the heart of the snakes

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MessageSujet: Re: « Un homme fleurs bleues chez les dames vertes » {Kyle}   Ven 23 Juil - 14:48

Horrifié, j’observai, impuissant, ma robe de sorcier de haute couture recevoir l’accueil piquant d’un buisson sec. Une dizaine de galions d’or balancé sur un putain d’arbuste à la con. Soit, ce n’était pas l’or qui manquait dans mon coffre à Gringott mais … tout de même … on ne reste pas de marbre à une telle scène quand, de plus, on n’y est pas préparé. Encore me l’aurait-il demandé, je l’aurais fait sans hésité, préférant cela à me comporter comme un mangemort enfreignant sans scrupule une des règles d’or du monde de la magie : garder le secret. Mais là, il se permit de me déshabiller comme la dernière de ses conquêtes.

Bah alors Kyle, tu vires de bord ? Pensai-je, cynique.

Je retins ma colère montante. Elle atteindrait bientôt le pic de la montagne, de quoi provoquer avec aisance une apocalypse certaine si je ne la retenait pas. Effectivement, la colère était la seule émotion que je ne prenais pas la peine de maîtriser à la faire disparaitre, comme toute les autres, dans la boite de métal forgé de mon cœur. Normal : les tigres aussi connaissent la fureur … Je soufflai donc un grand coup, histoire de.

Encore une fois, il me prit pour un chien de compagnie. « Assieds-toi là » m’avait-il dit. Je pris sur moi pour considérer ses paroles comme des conseils et non comme des ordres, auquel cas, je n’aurais pu me retenir de le mordre férocement. Ok, je m’étais planté sur la géographie, croyant atterrir au Mexique. Ce n’était pas une raison pour me considérer comme un crétin de toutou. Je jurai, sur le coup de la colère et sans vraiment accorder de foi à mes paroles qu’il me le rendrait bientôt.

C’est alors qu’il me mata un instant. Enfin, regarda, mais je préférais voir les choses ainsi juste pour le plaisir d’évacuer ma colère par une moquerie intérieure. Alors comme ça, je pouvais faire complexer n’importe quel mec ? Rien que pour une vengeance « amicale », je fis jouer les muscles de mon torse, les contractant sans difficulté pour bien faire ressortir jusqu’au dernier de mes abdominaux. Je jouais même des muscles sous l’épaule qu’il tapa.

Prends ça ! Me dis-je, et ma colère se calma efficacement.

« La différence cruciale, c’est surtout que les tigres n’ont pas peur de se mouiller et qu’ils n’utilisent pas les arbres pour se cacher, mais pour faire leurs griffes … quant à l’agilité, c’est avant tout une question d’entrainement » Lançai-je, un brin moqueur, mais bel et bien sur le ton de ce genre de plaisanteries que deux amis qui se connaissent bien peuvent se permettre entre eux sans se froisser.

Je le regardai alors partir en me demandant s’il n’allait pas profiter du désert qu’étaient les rues pour se ruer sur moi sous sa forme féline. Une bataille de grands félins ? Amusant. Mais j’étais avantagé par ma forme et ma force … Si nous étions tout deux capables de devenir des animaux qui préféraient chasser par la ruse et la dissimulation, un coup de patte de tigre faisait quand même plus mal que celui d’une panthère … quoique … ça pouvait s’arranger.

J’attendis longtemps. Trop longtemps pour le gros matou impatient qui s’agitait en moi, toujours pas remit de ce voyage improvisé. Je m’étais donc relevé et avait amorcé mes cents pas depuis un bon moment avant que Kyle ne se décide de réapparaître. Quand je le vis sans chemise, je crains qu’il ne se soit joué de moi et soit allé voir une demoiselle pour passer quelques temps chaleureux avec elle mais je me repris en me disant que, pour Kyle, le temps qu’il avait prit n’avait pas été assez long pour « conclure » et que, à la vue du plateau qu’il portait, il s’était plutôt voué à un troc … à y laisser sa chemise, comme dit l’expression …

Trois cafés ? Rien que ça ? Et des Churros en plus … bah, et les calories alors ? Depuis quand pensai-je aux calories ? Les tigres, ça mange de la viande, et parfois même en début de décomposition. Mais les êtres humains, ils ont leur péchés mignon, leurs gourmandise presque aussi puissante que l’instinct de survie quand il se manifestait par la faim. Et là, précisément, j’avais faim. Et à moins de croquer un chacal osseux ou un coyote répugnant, il me fallait manger ces délices sucrés … comme si ça me dérangeait.

« Au cas où tu ne l’aurais pas remarqué, je n’ai plus ma chemise… »
Sans blague ? Tu l’as mangée ?
« …et ces churros m’ont coûté ma belle chemise blanche… »
Heu … belle ?
« Je ne pouvais pas utiliser la magie sur Fernando, c’est un vieil ami… »
Quelle délicate attention ! T'en as moins avec moi avec tes portoloins spontanés ...

Il m’imposa de boire son café. Comme si j’avais des remords au fait de m’être défoulé mentalement sur lui, je le toisai d’un regard faussement assassin et attrapa un des verre fumant du plateau. Je n’avais pas besoin de l’approcher de mon visage pour sentir l’arôme que je trouvais répugnant, amère et abject parce que le tigre en moi était de cet avis. Je déglutis et fit un effort, approchant le gobelet de mes lèvres qui semblaient, tout à coup, scellées comme jamais elles ne l’avaient été.

Courage Fitz … ce n’est qu’un café …

J’entrouvris à peine les lèvres et la paroi plastifiée du verre effleura celle du dessous quand, prit d’un frisson que je dissimulais sous la forme d’un sursaut d’oubli, j’attrapais deux sucres que je plongeai dans le liquide d’un noir profond. Je touillais rapidement et, sur le coup d’une impulsion réfléchie, absorba le plus de café possible en une gorgée.

Une partie de moi-même faillit vomir. L’autre semblait apprécier ce nouveau goût, quoi que très amère et trop nouveau pour être franchement aimé. Mon cœur penchait donc entre vider mes trippes aux pieds de Kyle qui risquait de ne pas apprécier le cadeau ou accepter le liquide dans mes entrailles. J’optai pour la seconde option puis déposait le gobelet à moitié vide sur le plateau afin de saisir un Churros que je fourrais dans ma gueule… bouche, savourant le sucre mais regrettant l’absence de viande. Quoi que … ce ne devrait pas être très goûtu, la viande sucrée …

Profitant du fait que ma bouche était pleine d’un goût agréable, j’engloutit en faisant mine de délecter le restant du café et, fier d’avoir vidé le verre, je me resservis un churros. Soudain incapable de tenir sur place, je me mis à faire quelques pas pour assouplir mes muscles et les réveiller pleinement. Puis je me retournai vers Kyle.

« Au fait Kylou, tu devrais faire plus de sport … non pas que tu manques de muscles mais des petites virées dans la Forêt Interdite, c’est toujours très agréable quoi qu’on en dise ! Et ça a un bel effet sur la carrure, n'est-ce pas ? » Dis-je très vite.

Débordant d’énergie, je fis un salto, chose que je n’avais jamais fait auparavant, mais de part ma nature un peu féline, j’étais certain de retomber sur mes pattes. Poussé par la caféïne - ce que j’ignorai - je recommençai une ou deux fois avec succès. J’avais envie d’aller courir, de me propulser parmi les arbres d’une forêt, d’accrocher mes griffes sur les parois de quelques troncs, de sauter de rochers en rochers, de courser une proie, juste pour le plaisir de sentir le vent agiter les poils de mon pelage doré. Pourtant, une urgence pressait.

« Il faut qu’on rentre à Poudlard Kyle ! » Dis-je rapidement. Foutu café.
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« Un homme fleurs bleues chez les dames vertes » {Kyle}

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