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« Ô douce Solitude au cœur d’un noir couloir ! » {Loréna} [Suite]



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 « Ô douce Solitude au cœur d’un noir couloir ! » {Loréna} [Suite]

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Fitz L. Loinvoyant
A tiger at the heart of the snakes

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MessageSujet: « Ô douce Solitude au cœur d’un noir couloir ! » {Loréna} [Suite]   Mar 20 Juil - 14:31

    J’ignorais bien des faits de la vie. Pseudo-humain, quelque peu Tigre, j’évoluais dans un monde singulier où je ne trouvais que rarement ma place à quelques occasions éphémères. Comme tout homme, j’avais toute une histoire, tout un passé bien que je souhaitais, et pas qu’un peu, l’oublier. Mais on ne tire pas un trait sur jadis comme on lancerait un livre dans les flammes de la cheminée. Il reste toujours quelques mots éparpillés qui reviennent avec la force d’un raz-de-marée reprendre leurs droits dans notre existence. Cette nuit là, c’est le terme « Surprise » qui me stupéfia de toute son essence.

    Un cri, en face d’un fait peu commun. Un silence d’horreur devant une découverte macabre. Un sursaut de frayeur quand l’évènement nous saisit sans prévenir. Un rire éclatant quand la nouvelle nous arrive de façon bienvenue. Mais tous ses stéréotypes n’indiquent en rien la puissance de la surprise. Celle-ci, soudaine, inattendue et intense, par définition, a autant de visage que tout autre émotion. Et je me surpris, cette nuit, à découvrir une nouvelle face de cette impression subtile … non sans, je dois l’avouer, un petit quelque chose qui ressemblait à de l’agréable.

    Je savais. Je découvrais plutôt, à sentir ce terrible parfum, ces effluves délicates et douces, reconnaissables entre mille. Ce n’était pas seulement la camarade discrète et réservée. Ce n’était pas seulement la jeune demoiselle à laquelle je pensais ne jamais avoir adressé la parole autrement que pour des politesses d’usages. Ce n’était pas uniquement Loréna Cornwall. C’était quelqu’un que je connaissais plus profondément que je ne l’aurais crut. Incroyable.

    J’avais fait cette découverte, au beau milieu d’une déclamation que je connaissais bien. Je n’avais pu que reconnaître dès le premier instant mes pauvres vers malhabiles et lamentable, résultats malheureux d’une improvisation maladroite et puérile à l’ombre d’un buissons épineux de la Forêt Interdite, un soir de printemps, avant de se livrer sans secrets ni état d’âme à une personne qui, de même, délivrait quelques secrets sous serment de la seule nuit qui les conserverait plus puissamment encore qu’un sortilège du Secret. J’en restais presque bouche bée, si je n’avais pas l’habitude de maîtriser chacune de mes réactions physiques, de peur que ma nature de tigre ne soit que trop visible au milieu des hommes. Il n’empêche … j’étais estomaqué.

    Je maintiens le silence, profitant de ce sentiment étrange, la compréhension envahissant mes veines comme un sang nouveau, de même qu’un souffle emplit les poumons de celui qui respire après en avoir été privé ou qu’un homme se réchauffe à la chaleur d’une flamme après des années passées dans la glace la plus froide. Une sorte d’étrange lumière éclairait soudain monde âme. J’en faisais peut être beaucoup, mais c’était une impression encore inconnue et je la vivais, grâce à la partie animale en moi, intensément.

    Je repris, en partie, mes esprits lorsqu’elle me demanda si j’avais envie d’une promenade au clair de lune. Je m’avançais lentement vers elle, m’exposant à la lumière d’une chandelle, cherchant ses yeux dans l’obscurité dissipée. Je tendais une main, non dans l’espoir franc qu’elle me la prenne mais plus dans un signe d’invitation.

    « Seulement si tu me permets de t’y accompagner. » Fis-je en toute simplicité.

    Me retournant au son de ses pas, je menais notre groupe vers la sortie du château, préférant un petit passage dérobé, plus discret. Il ne fallu que quelques minutes pour que nous nous retrouvâmes à quelques pas de la lisière de cette Forêt Familière. J’entamais une petite marche à faible allure, si faible que je pouvais à loisir sentir l’air frai de la nuit sur la peau nue de mon torse et de mon visage, une impression si agréable et tellement préférable à l’ambiance de la salle commune des Serpentard. Je pouvais également percevoir l’aura de la lune fugitive qui se voilait d’un nuage si fin qu’il la rendait floue. Ci-et-là, quelques étoiles scintillaient dans le ciel. Tout me remémorait ma rencontre avec la jeune demoiselle qui me suivait. Je décidais de briser le silence, en me retournant vers elle.

    « Tu dessines ? » Murmurai-je comme si je craignais que casser le mutisme mourant était un sacrilège.

    Je n’éprouvais aucune gêne, un sentiment bien trop humain pour moi, comme l’aurait normalement exigé un tantinet la situation. J’étais plutôt léger, heureux d’avoir compris un évènement de la vie, d’avoir vécu quelque chose et surtout … de continuer à le vivre à cet instant …
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Loréna S. R. Cornwall
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MessageSujet: Re: « Ô douce Solitude au cœur d’un noir couloir ! » {Loréna} [Suite]   Mar 20 Juil - 17:37

Une promenade nocturne, loin de tout le brouhaha incessant des jours qui allaient passant, se ressemblant tous les uns les autres, une échappée plus que salvatrice. « Seulement si tu me permets de t’y accompagner. » Répondit-il d’un ton emplit de simplicité, sans les circonvolutions inutiles du langage, sans les détours hypocrites qui étaient devenus monnaie courante, même entre les élèves d’une même maison.
Un silence s’installa à lors, pas un de ceux qu’on observe, gêné et sans avoir la moindre idée de comment relancer la conversation, non, celui-ci était de nature bien plus intense. Par celui-ci, même sans mots, la compréhension était facile, ou plutôt, ceux-ci étaient dépassés, comme impuissants à décrire ce courant qui passait entre nos deux âmes, comme un doux zéphyr qui emporte avec lui les pollens.

Un doux songe. Je suis comme dans un rêve, tranquille et apaisée. C’est étrange, inexpliqué, je ne sais pas ce qui fait que ce soir, je me sens légère, presque prête à m’envoler, mais c’est comme ça et je n’ai pas envie d’interrompre cela par de vains mots.
Il s’est approché, et d’un geste de la main, me lance une invitation à la promenade, un voyage une échappée. Je marche. Il ne lui faut pas longtemps pour me rattraper, une démarche quasi féline que je n’avais jamais observée chez un jeune homme. Cette observation me fait penser à une capacité d’animagus, ces sorciers capables de se transformer à volonté en un animal bien spécifique et dont il hérite quelques caractéristiques. Je n’ai aucune certitude bien sûr, c’est juste une intuition, comme ça.

Le parcours jusqu’à l’extérieur du château fut étonnement facile, sans doute était-ce dû à l’heure avancé qui avait vidé les couloirs de toute présence humaine. Même les personnages des tableaux semblaient dormir profondément, ce qui nous laissait la voie totalement libre.
Une fois dehors, sous la voûte étoilée, je pus sentir l’air frais de la nuit me caresser la peau me procurant une sensation de bien être toute particulière dont j’aimais à profiter les soirs où mes pensées me submergeaient, ne me laissant que quelques moments de répit pendant lesquels je tachais de voler une poignée d’heures de sommeil.

La lune comme une veilleuse, dont la volupté du halo était finement masqué par quelques nuages, veillait sur notre virée clandestine et lui donnait comme sa bénédiction, se retirant, plus discrète.
« Tu dessines ? » Un murmure, à peine plus. Je posai mon regard de miel sur lui, malgré l’obscurité ambiante, et esquissai un sourire. Un vrai, pas un sourire convenu, un rictus, non ça c’était pour les autres, ceux qui ne s’intéressaient qu’aux apparences. « Oui, ça me permet de ne penser à rien … »
Et presque instinctivement, je lui tendis le carnet, comme une clé qui ouvrait la porte de mon univers. Jamais je ne l’aurais fait avec un autre, mais là, mes gestes étaient comme téléguidés et si fluides que je n’y réfléchissais même pas. Mon renard de ce soir, la patte coincée dans un piège, des paysages sous la lune, et tant d’autres images qui m’avaient traversé l’esprit et que je lui offrais sans la moindre gêne.
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Fitz L. Loinvoyant
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MessageSujet: Re: « Ô douce Solitude au cœur d’un noir couloir ! » {Loréna} [Suite]   Mar 20 Juil - 18:17

  • Ne penser à rien. Ô douce quiétude de l’esprit que de ne pas avoir le crâne remplit d’inepties, de raisonnement inaboutis, de questions existentielles et d’autres insalubrités diverses et variés. Quelle charmante paix que de n’avoir que le vide de la sérénité jusqu’au fin fond de l’âme, ne serait-ce qu’un bref instant, juste le temps de souffler pour se dire que la vie avait quand même quelques côtés qui valaient la peine d’être vécus. Des fragments, je ne dirais pas de Bonheur, mais quelque chose qui y ressemble, sauf béatitude, juste … le calme. Un Souverain Bien tel qu’aucun philosophe ne pourrait le décrire tant sa description se passait de mots. Du monde des émotions, nul ne peut nommer, s’approprier les sensations avec le langage, cette fausse impression de compréhension, aux sens plus multiples encore pourtant que la vie elle-même.

    Je débordais de pensées, pour ma part. Constamment, sans cesse, tous les jours de mon étrange errance sur Terre. Et pourtant, ce soir là, mes questions restaient en suspens sans me donner la moindre migraine. Mes craintes, mes révoltes intérieures, mes songes et mes réflexion demeuraient emprisonnées dans l’univers paisible que m’apportait cette charmante compagnie. Je me surprenais à savourer la fraicheur de ce courant d’air sur mon corps à moitié nu, et à m’émerveiller de la contemplation des prunelles mordorées de la demoiselle. Il était si simple, en fait, d’être heureux. Quoi que fut éphémère ce bonheur, il n’appartenait qu’à moi d’être un peu égoïste, juste cette nuit, afin de profiter de ce que la vie m’offrait enfin, et reprendre le combat contre la Noirceur, demain dès l’aube.

    Je tendis les bras, attrapant délicatement les dessins de la demoiselle, conscient de leur valeur émotionnelle, comme toute œuvre de n’importe quel artiste, fut-il reconnu ou non, se reconnaissait-il artiste ou non. J’avais dans l’idée que toute personne capable de mettre son imagination ou ses émotions à profit d’un chose, un texte, un son, une image ou une matière était un artiste. Quoi qu’en disent les mauvaises langues, les seuls faux artistes n’étaient que ceux qui, appâtés par l’or ou la gloire, proclamait art leur moyen d’accéder à une quelconque richesse.

    C’est avec une sorte d’honneur que je déposais les yeux sur le carnet à dessins, m’émerveillant du ressentit qui s’en dégageait, comme si une aura à laquelle j’étais fort sensible m’était soudainement apparue. Pour moi, les œuvre irradiaient de significations sur lesquelles je ne pouvais mettre de mots, mais qui me parlaient bien davantage que n’importe quel discours, fut-il éminemment travaillé. Je sentais comme une sorte de doute, d’aspiration à une liberté chimérique, à une sphère supérieure presque hors de portée, tandis qu’un sentiment d’empêtrement, comme si j’étais englué dans une situation inextricable, me portais presque à renoncer à mes idéaux. Je ne savais pas si mon interprétation rapide était juste, mais c’était les sentiments qui ressortaient le plus de ce que je voyais. Ce renard rusé pris au piège, comme si toute logique était vaine devant la puissance des évènements, tandis que l’animal regardait la lune dans un mélange d’aspiration et d’appel à l’aide. « Sauves-moi » me donnait-il l’impression de dire. « Sauve-moi » …

    De nouveau, je respectais un silence majestueux tandis que je parcourais du regard et du cœur les dessins de la jeune femme qui se tenait à mes côtés, comme une présence des plus rassurantes et lumineuse au milieu de cette nuit pourtant pas bien éclairée. Au bout d’un long moment, je fermais un instant les yeux, concentrant tout ce que j’avais pu voir, tout ce que j’avais pu ressentir pour atteindre cet état étrange d’inspiration, de compréhension, de lucidité … le partage d’un univers était alors complet, je voyais les choses telle qu’elle aurait pu les voir, sans pouvoir me garantir de les saisir exactement comme elle les saisissait. Le miracle de l’art, et son grand pouvoir de vision du monde.

    « C’est magnifique » Dis-je, de nouveau simple, mais d’une franchise sans pareille.

    Je m’attendais à ce qu’elle me contredise, aussi pris-je de l’avance. Je m’installais sur le sol et l‘invitait à m‘y rejoindre, m’asseyant simplement avec un peu trop d’agilité féline pour que cela paraisse bien humain. Je n’en avais cure. Elle venait de me livrer bon nombre de secrets par l’intermédiaire de ses dessins et ce n’était pas la première fois qu’elle s’ouvrait aussi franchement à moi. Je craignais de la mettre au courant pour mon talent d’animagus, car je savais que les mangemorts pouvaient rechercher activement un tel personnage ayant assassiné l’un des leurs et pas des moins puissants. Toutefois, je ne pouvais tolérer de lui faire des cachoteries alors qu’elle venait d’installer un tel climat de sincérité entre nous.

    « Quoi que tu en penses, c’est-ce que je conclu de mes ressentis. Je ne dis pas ça pour te faire plaisir où parce que l’animal que je vois sur le papier me semble correct. Je sens que, pour moi, c’est magnifique. Je … je ne sais pas si je suis clair. » Fis-je simplement, avec un brin d’humour.

    Jamais je n’avais autant parlé que ce soir, et encore moins à une fille. Seulement, cette nuit était particulière. Je le sentais aussi. L’instinct est plus fort que tout. Encore une fois, cet adage curieux qui me venait si souvent à l’esprit démontrait son exactitude. Je tirais ma baguette de ma poche et, d’un lent mouvement du poignet, je tirais du néant de petites flammèches bleutées et les faisaient voleter autour de nous, histoire d’apporter un peu de chaleur à l’ambiance qui, même si loin d’être froide, était légèrement ternie par la pâleur lunaire.

    « Alors c’était toi, la mystérieuse voix d’une nuit de printemps, » Déclarai-je d’un ton légèrement enjoué, bien que quelque peu émerveillé. « Je suis content que cela soit toi, suis-je étrange ? » Lançais-je, entre la plaisanterie et le compliment.

    Je ne pouvais quitter du regard le reflet des flammes dans ses yeux de miel.
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Loréna S. R. Cornwall
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MessageSujet: Re: « Ô douce Solitude au cœur d’un noir couloir ! » {Loréna} [Suite]   Mer 21 Juil - 21:31

C’est dans un silence majestueux et presque solennel qu’il prit le carnet que je lui tendais pour parcourir les pages noircies de traits de crayons, recelant mes plus intimes pensées les divers états d’esprit par lesquels j’étais passée ces dernières semaines. « C’est magnifique. » souffla-t-il simplement après s’être attardé quelques minutes sur le dernier dessin, le plus récent en date. Je rosis légèrement sous le compliment et souris une fois de plus, sans avoir pu maîtriser quoi que ce soit. Ces simples mots m’allèrent droit au cœur et je ne pus que murmurer : « Merci. » Ce fut tout ce que j’arrivai à formuler pour le moment. J’avais l’assurance qu’il ne disait pas ça pour me faire plaisir, j’avais pu, à l’aide des quelques rayons blafards de la Lune, voir sur son visage les signes d’une observation approfondie et détachée de toute complaisance inutile.

Dans l’air frais de la nuit, sous la voûte étoilée, en un geste prompt et souple, mon confident de cette nuit de printemps s’assit dans l’herbe et m’invita à faire de même pendant qu’il tentait de m’assurer du fait que ce n’était pas juste le délié du trait qui l’avait touché mais plutôt les sentiments qu’il décrivait avec toute la simplicité qui peut caractériser un dessin d’amateur.
C’est vrai que derrière des traits, ou des mots très simples peuvent se cacher des pensées, des états d’esprit des choses qu’on ne peut pas forcément exprimer de vive voix et qui alourdissent la conscience et vous plongent dans un brouillard si épais qu’on ne sait plus en sortir.

« Ainsi c’était toi la mystérieuse voix d’une nuit de printemps ? » Cette fameuse nuit où les langues s’étaient déliées, où nos cœurs trop lourds s’étaient ouverts à l’autre dans une ambiance de confidence salvatrice. « Oui, c’était moi. »
A la belle étoile, comme cette soirée plutôt improvisée, une grande bolée d’air frais, retrouver le temps de quelques heures le climat de confiance qui se faisait de plus en plus rare entre les étudiants de poudlard. « Tu me rappelle un ami. Josh. Il savait me faire sourire en moins de deux, trouver les mots pour me mettre en confiance. Je suis contente de t’avoir connu ce soir là. C’est reposant de savoir qu’on peut se fier à quelqu’un dans ce monde d’hypocrites. » Tous ces mots m’étaient venus naturellement, coulant comme l’onde pure. J’étais heureuse d’avoir un allié.

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Fitz L. Loinvoyant
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MessageSujet: Re: « Ô douce Solitude au cœur d’un noir couloir ! » {Loréna} [Suite]   Mer 21 Juil - 22:09

Il y a, dans ce monde, bien des choses étranges. Rien que dans la situation actuelle, la magie et l’extraordinaire régnaient en maîtres. Les flammes bleues qui dansaient autour de nous en prodiguant leurs lueurs tamisées. Le château, loin derrière, illuminé par une lune voilée, lui conférant une teinte spectrale, plutôt adaptée à une école de magie. Moi-même, peu vêtu, et pourtant nullement affecté par la fraicheur où bien d’autres se seraient retrouvés à frissonner sans arrêt. Mais aussi … ce contraste étonnant : cette simplicité relationnelle entre deux êtres. A croire que partager des secrets étaient la porte ouverte à la quiétude d’esprit entre deux personnes.

C’était d’ailleurs plus étrange encore, même si cela me paraissait normal tout compte fait, que la facilité et l’aisance soient les impératrices de cette soirée improvisée. Les mots coulaient d’eux-mêmes, les gestes n’avaient rien d’anodin ni de calculés, les expressions allaient bon grés en toute franchise et les émotions … semblaient décuplées, naturelles, saines … Était-ce la nuit qui lançait quelques sortilèges sur le monde ?

Je n’en avais pas besoin, mais le simple fait qu’elle confirma être la demoiselle avec qui nos cœurs s’étaient mis à nu m’envahissait d’une félicité légère, dansante, comme une douce mélodie ascendante. J’eus un sourire, un vrai, que je ne pu maîtrisé, et que je ne cherchai même pas à en avoir le moindre contrôle. Pourquoi refuser le naturel ce soir ? L’instinct est plus fort que tout. Et cette nuit là, il était prêt à laisser la nature dominer.

Je lui rendit son carnet avec délicatesse, conscient de sa haute valeur émotionnelle. Dans le même mouvement, elle m’évoqua le fameux Josh dont j’avais déjà entendu parlé, quelques mois auparavant, et sa faculté à la faire sourire en moins de deux, à avoir le discours qui met en confiance, l’ami idéal, sinon davantage … Je savais le sujet être du moins délicat pour la demoiselle. Il n’était jamais aisé de voir partir quelqu’un d’apprécié … d’aimé. Je choisis mes mots avec soin.

« Tu pourrais le rejoindre … partir un week-end, un soir, quelques heures … Te faufiler jusqu’au village de Pré-au-Lard, transplaner où lui envoyer un hibou pour lui demander de venir et puis … passer du temps avec lui. Puisqu’il est tant capable de te rendre heureuse, je te souhaite d’être le plus souvent possible avec lui … » fis-je, pas plus fort qu’un souffle mais plus audible qu’un hautbois dans un concerto intime.

J’étais on ne peut plus sincère. Plus que jamais. Je sentais dans le ton nostalgique qu’elle me donnait l’impression d’employer que ce Josh était un homme formidable pour elle. Un de ses piliers solide sur lequel une existence peut se bâtir en toute confiance, et grandir, grandir à devenir stupéfiante, sublime. Sublime, elle l’était déjà, je n’étais pas le seul garçon du château à songer ainsi. Mais pour ma part, j’allais au-delà des considérations purement et bassement physiques. J’aimais dépasser le trivial d’une observation superficiel et distinguer une partie de la profondeur des âmes. Comme à travers ces yeux … ces beaux yeux d’or ambré …

Je devais rompre le contact visuel avant de perdre la tête et de me plonger complètement dans la contemplation des prunelles de la demoiselle. Je me laissais tomber la tête sur l’herbe et plongeai mon regard par delà des étoiles éparses qui scintillaient dans l’espace. Reprendre la conversation …

« Ah ça, les hypocrites, ça se multiplie au château … c’est triste, mais qu’y peut-on vraiment ? » Lançai-je d’une voix claire. « Au fait, tu ne vas pas attraper froid avec ta petite robe légère ? » M’inquiétai-je tout haut.
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Loréna S. R. Cornwall
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MessageSujet: Re: « Ô douce Solitude au cœur d’un noir couloir ! » {Loréna} [Suite]   Jeu 22 Juil - 23:47

La scène dont nous étions à cet instant précis les protagonistes, avait quelque chose de fantastique, l’on aurait pu facilement croire qu’il s’agissait d’un tableau magique, le genre de ceux où tout est toujours d’une atmosphère champêtre, romantique, douce et où il fait bon vivre. Les flammèches bleu-argentés sous la lueur de l’astre lunaire, nous enveloppaient d’une douce chaleur, et étaient une source de lumière légèrement tamisée et voilée. Décidément la nuit était un moment que je trouvais privilégié, presque sacré et j’aurais tant aimé pouvoir être une animagus et après le crépuscule, me transformer pour courir librement, sans craindre d’être repérée par les rondes des préfets et professeurs. Un animal discret, qui se glisse partout. On dit que l’animal en lequel un sorcier se transforme ne relève pas du hasard, que c’est selon les aspects de la personnalité de l’humain.

Aisance et fluidité. Comme cette nuit de printemps, la première rencontre de deux âmes, en perdition ?
Plus d’artifices, plus de faux semblants, juste deux adolescents broyés par une guerre qu’eux seuls, et peut-être d’autres rares exceptions trouvaient inepte. Deux cœurs dont la pureté était à jamais entachée par un carcan infernal, un étau, celui de leurs familles.

Assise dans l’herbe, le regard dans les étoiles, je me sentais légère sous cette douce brise, comme prête à m’envoler, libre. C’était aussi en cela que j’aimais la nuit.
Je pouvais percevoir le bruit régulier de sa respiration, le seul que je pouvais qualifier d’ami en ces temps obscurs et ça me berçait. Puis un nouveau murmure, un souffle. Rejoindre Josh, ne serait-ce que quelques heures, ou un week end. J’y avais songé mais jamais cette idée n’avait été concrétisée. Je ne sais pas pourquoi en fait. « Je pourrais oui… » Répondis-je à mon tour dans un souffle. « Mais il y avait toujours un empêchement. Et puis je ne crois pas qu’il soit en Angleterre en ce moment. » On finit toujours par se faire une raison. Et puis je n’étais plus seule dans l’arène.

L’aquamarine de ces yeux, ce regard à la fois malicieux et empli d’un je ne sais quoi. Ce bleu si pur, un océan de bonté. J’avais été happée par eux la dernière fois aussi, je m’en souviens comme si c’était hier. Cette connexion, elle aussi, semblait si naturelle. Je ne me pus me l’expliquer mais lorsqu’il rompit le contact visuel, une pointe de déception m’envahit, comme si ce lien avait été vital. Il se laissa tomber sur l’herbe et un silence s’installa. J’en profitai pour me laisser tomber sur l’herbe à mon tour. « Tu ne vas pas avoir froid avec ta petite robe légère ? » S’enquit-il à lors. Cette petite phrase toute simple, me fis sourire et fit déferler en moi une vague de chaleur. « C’est gentil de t’en inquiéter, mais j’ai toujours mieux supporté le froid que le chaud. Et puis c’est toi qui va finir par attraper la crève. On ferait peut-être mieux de rentrer. » Pas que j’avais envie d’écourter ce moment plus qu’agréable, mais je ne voulais pas imaginer qu’il s’enrhume suite à mes fantaisies de promenade nocturne.
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MessageSujet: Re: « Ô douce Solitude au cœur d’un noir couloir ! » {Loréna} [Suite]   Ven 23 Juil - 10:36

Le vent m’apportait ses paroles, et je les buvais comme un croyant s’abreuve chastement de l’eau d’une rivière sacrée. Il ne s’agissait pourtant que de mots, mais ces derniers me transperçaient comme un frisson traverse le corps d’un bout à l’autre en répandant dans son sillage un trouble particulier, entre crainte et plaisir. Ils étaient transcendants, teinté d’une forme de divinité presque, et je me demandai soudainement si je n’étais pas la victime d’un très puissant enchantement. Pourtant, en faisant le tour de mes pensées, je réalisai que je semblais être toujours maître de mon esprit … ou bien que le sort était indiscernable : j’avais apprit, merci papa, à déceler et résister à l’império ainsi qu’à d’autres formes usitées de sortilèges de ce genre …

Je dus me rendre à l’évidence. L’épopée que je vivais cette nuit n’était autre qu’une véritable situation, rien d’onirique ne venait amplifier les choses, les émotions si intenses ce soir là que je ressentais n’avaient rien d’artificiel. J’étais « humanisé », à cent pour cent, par la simple présence de la demoiselle et je me retrouvais, intérieurement, un peu idiot d’en avoir douté ne serait-ce qu’un instant. Oscar Wilde disait qu’il était important d’avoir des rêves suffisamment grands pour ne pas les perdre de vue quand on les poursuivait. Mais quand des rêves naissaient d’eux-mêmes dans la réalité, sans qu’on ne les aient vu dans l’univers inconscient, qu’est-ce qu’on poursuivait ?

Je regrettai soudain, sans comprendre véritablement pourquoi, d’avoir quitté le regard de la demoiselle désormais allongée à mes côtés sur l’herbe fraiche. Pourtant, je réalisai qu’il était mille fois plus facile de regarder le ciel en gardant un esprit lucide que d’observer ses yeux. Je me demandai comment je pouvais être troublé à ce point, le dernier sentiment qui me perturba autant remontant à des années auparavant, avant mon existence animale passagère …

Je venais de lui proposer de prendre un peu de temps avec Josh, que je soupçonnais non sans éléments d’être bien plus qu’un ami. Nous en avions parlé, comme tant d’autres choses il y a quelques mois, mais les choses avaient peut être changé ? Je m’horrifiai d’une telle pensée de ma part et me fustigeai mentalement. Je sentis dans sa réponse comme un air de résignation. Je perçu presque mon cœur se serrer d’un chagrin empathique. Je préférai ne pas m’étendre sur le sujet, craignant qu’il ne soit difficile pour elle.

Les flammèches qui dansaient dans l’air devant moi accaparèrent un instant mon attention, et je me retrouvais à les suivre des yeux comme un chat observant une mouche qui le nargue en volant trop haut pour qu’il ne puisse la dégommer d’un bon coup de patte. J’entendis la voix de Lory me ramener à la réalité, comme un ange gardien m’exhortant doucement à quitter mes rêveries futiles. J’eus un léger rire, sans moquerie, quand elle suggéra qu’il fallait peut être mieux rentrer pour ne pas que j’attrape « la crève ». J’avais lu quelque part que les tigres étaient capable de supporter parfaitement des températures allant jusqu’à -70°.

Je lui tendis mon bras en tournant tout mon corps de façon à pouvoir la regarder directement. Je remarquai par la même occasion que nous étions justement à une brassée l’un de l’autre.

« Regardes si j’ai froid » Lui demandai-je.

Je savais que ma température corporelle répondait au froid comme celle d’un tigre. Capable de thermorégulation, mon corps était plus chaud pour maintenir mes organes à une température moyenne précise. La magie de la biologie dans toute sa splendeur …

« Si tu as froid par contre, je peux te prêter ma cape ou nous pouvons rentrer … » Soufflai-je en étant moins emballé par la seconde option.
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Loréna S. R. Cornwall
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MessageSujet: Re: « Ô douce Solitude au cœur d’un noir couloir ! » {Loréna} [Suite]   Ven 23 Juil - 21:59

Ô nuit enchanteresse, divin ravissement…Tant d’ivresse. Celle d’un climat doux et agréable où la spontanéité régnait. Une connexion évidente s’était établie et m’avait emporté dans son tourbillon, éveillant en moi des sensations longtemps endormies : celle d’avoir l’impression que tout en dehors de ce contact est secondaire, que sans celui-ci la nuit les étoiles ne semblent pas scintiller de la même intensité… et la liste serait sans fin.
« Regardes si j’ai froid » me lance-t-il en tendant son bras vers moi. Nous sommes allongés côte à côte, dans le parc, avec l’herbe pour matelas et le ciel pour toit. D’un geste souple, je pose ma main sur sa peau. Douce et chaude. Comme s’il sortait à l’instant d’une bonne douche. La mienne est fraîche, même si je ne sens pas le froid. Je souris une nouvelle fois. Heureusement qu’il fait sombre car je dois avoir l’air totalement niaise.
Le contraste du froid et du chaud, je suis comme envahie par une vague de chaleur, exactement de la même façon que lorsque tout à l’heure il m’a demandé si je n’allais pas avoir froid.
J’ai envie de faire un commentaire, ou bien de lui demander comment ça se fait que sa température corporelle soit si élevée, mais aucun son ne semble vouloir sortir de ma gorge. Au lieu de ça, je m’imagine blottie là, contre lui, mais rapidement, je me rends compte de ma propre bêtise et chasse ces pensées de mon esprit. Je dois être fatiguée pour imaginer de telles choses. Et puis pourquoi ces idées me viennent en tête d’abord ?

Il doit être pas loin d’une heure du matin, et j’ai l’impression que ça ne fait que deux minutes que nous sommes là.
Je retire ma main, doucement. Dans le ciel passe une étoile filante. « Fais un vœux » lui dis-je presque instantanément. Croyance ou réalité, je n’en sais rien, mais on dit que ce présage est heureux, que le vœu fait se réalisera si on y a pensé très fort. Je ferme les yeux quelques instants puis les rouvre. Je ne sais pas si ça marchera mais on ne perd rien à faire l’expérience.
Peut-être qu’il me pendra pour une idiote, car après tout, ce sont surtout les petites filles que l’on entend parler de vœu qui se réalise.

Rentrer ? Cette perspective ne me plaît que modérément. Si l’on pouvait faire pause sur certains moments de notre vie, je pense que celui-ci ferait partie de ceux que je choisirai. « Je n’ai pas envie que ça s’arrête. » Je suis bien ici. Juste bien. Je sais qu’il faudra bientôt rentrer malgré tout car dans quelques heures, les cours vont reprendre et ce sera suspect si nous ne sommes pas dans nos dortoirs respectifs. Je ne veux pas y penser pour le moment, juste profiter.
Presque inconsciemment, ma tête tombe sur son épaule et je sens tout doucement la chaleur qu’il dégage m’envelopper. Posture dangereuse. Je pourrais m’endormir comme ça. Je ne sais pas pourquoi j’ai fait une chose pareille. Si ça l’a choqué, au pire il m’évitera et cet épisode restera dans le passé. J’espère que ça ne sera pas le cas tout de même. J’appréhende un peu sa réaction, malgré tout.
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Fitz L. Loinvoyant
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MessageSujet: Re: « Ô douce Solitude au cœur d’un noir couloir ! » {Loréna} [Suite]   Ven 23 Juil - 23:01

Le contact de sa main sur ma peau me laissa pantois. Je ne saurai décrire avec précision ce qui m’arrivai, ce que je ressenti à cet instant. Une surprenante vague de chaleur me submergea, sans que j’en saisisse la provenance. Ce n’était pas de ces chaleurs qui étouffent, assomment, écrasent et terrassent. Non, c’était comme … comme l’eau d’une de ses sources chaudes que j’avais déjà essayé, mais en tellement plus fort. Comme … comment sentir un chat se reposer contre soit, ronronnant de bonheur, se délectant des caresses et ce, dans le noir de la nuit, avec ce sentiment de sécurité invincible, ce plaisir d’être avec quelqu’un pour affronter les ténèbres nocturnes, de ne pas être abandonné … d’être … aimé. Oui, cette tiédeur majestueuse donnait l’impression d’être aimé.

Je n’avais pas l’habitude du contact physique. Outre les bagarres fréquentes dans lesquelles je me retrouvais souvent plus ou moins malgré moi, où les agressions des animaux que je chassais sous ma forme de tigre, j’avais l’impression de fuir toute sorte de touchés. Solitaire, à l’écart, sans aucune relation même d’une nuit - ce n’était pas mon genre - au compteur - quoique compter n’était pas mon genre non plus - … jamais je n’avais éprouvé la douceur, la … l’étrange chaleur pourtant si agréable. Je faillis ronronner, mais je me retins de justesse allant même jusqu’à retenir mon souffle un bref instant.

Je regardais dans tous les sens, mes yeux dansant dans leurs orbites, sautant des étoiles du ciel à la cime des arbres en passant par le doux visage de la demoiselle. Et son sourire. Ma nyctalopie me permettait de la voir quand elle devait surement me deviner, quoi qu’une flamme bleue pouvait à tout moment éclairer mon propre visage. Et soudain, mon trouble m’apparu : je connaissais cette sensation. Je l’avais déjà éprouvée en réalité …

Un éclair de lumière verte éclaira mon esprit dans une réminiscence. Je distinguai dans mon souvenir mon père et ses yeux fous qui foudroyaient le corps inanimé de ma mère. Juste après qu’elle ne soit venu me guérir. Juste après que j’eus compris que c’était elle … ma mère. Juste après la chaleur sous ses gestes qui allégeaient mes blessures. Mais je n’avais encore jamais mis de mot sur cette impression. La chaleur, la douceur, la quiétude … mais qu’était-ce vraiment ?

Quand sa main me quitta, je sentis presque comme un froid me perforer le cœur. J’avais encore du mal à comprendre, du mal à saisir mes propres sentiments qui, depuis des années se voyait enfermer dans le coffre en métal, niché dans ma poitrine. C’était des faiblesses, disait mon père, des forces qui rendent plus vulnérable que le dernier des moldus. Et pourtant, à cet instant où cette émotion par sa nature inconnue esquivait les remparts de ma volonté, je sentais une force immense, démentielle qui parcourait mes veines. Qu’était-ce donc ?!

Elle me conseilla de faire un vœux, parce qu’une météorite venait de traverser le ciel. Une étoile filante. Oui, j’avais déjà entendu parler de ce phénomène superstitieux. Sous prétexte de la rareté de l’évènement, les gens attribuait à ses roches carbonisées par l’atmosphère terrestres des pouvoirs divins de résolutions de désirs qu’il fallait garder secret. Et pourtant, ce soir là, je voulais y croire, plus que tout, comme lorsque j’avais appris que la magie existait vraiment, si tôt dans mon existence. Alors … quel serait mon vœu ?

Je voulais comprendre. Comprendre ce qui venait de m’arriver. Comment expliquer les sursauts de mon cœur ? Que signifiait cette chaleur si douce, si agréable qui m’envahissait au contact de Loréna ? Pourquoi voulais-je tant rester ici, à ses côtés, durant toute l’éternité de la nuit, et plus encore, à presque ne plus jamais vouloir me relever, et demeurer ici, mourir, dans longtemps, pourvu qu’elle m’accompagna à jamais …? Oui, je souhaitais comprendre, de toute mon âme …

Je voulais lui demander son vœu, mais je savais que cela ne se faisait pas. Je résistais presque à l’envie d’user de légimancie. Je repris un souffle normal, respectant le silence divin qui s’était établi un moment. Et puis je l’entendis parler, et l’approuvait d’un son. Un simple son, comme si je ne voulais pas ternir la musicalité de ses paroles. Quand soudain, je sentis sa tête se déposer sur mon épaule. Je sentis tous les muscles de mon torse se raidir quand au même instant, une nouvelle déferlante de chaleur intima à mon corps l’ordre de se détendre. J’inspirai profondément, mais toujours en silence. Aussi étrange que cela me paraissait, je me sentais vraiment très bien.

Parler ? Ne pas parler ? Son parfum était tellement bon d’ici. Enivrant. Bouger ? Ne pas bouger ? Ses cheveux étaient d’une douceur infinie. L’embrasser ? Ne pas l’embrasser ? Je me pétrifiai à cette pensée. Pourquoi voulais-je l’embrasser tout à coup ? Était-ce cette chaleur qui me faisait perdre la tête ? Pourquoi avais-je justement l’impression que c’était elle qui me poussait à avoir de tels désirs envers Loréna. Je restais parfaitement immobile, luttant presque contre la volonté de ronronner. Et pourtant, un curieux sentiment en moi me disait qu’elle attendait une réaction de ma part.

« Je … » Première hésitation de la soirée … « Pardon, est-ce que tu penses que ton vœu se réalisera ? » Demandai-je sincèrement intéressé.

Je ne savais trop si je devais me gifler ou me féliciter. J’avais continué comme si de rien n’était, et je soupçonnais que ce n’était vraiment pas la meilleure des solutions qu’il aurait fallu mettre en pratique. Mais je ne savais rien, rien de tout ce que j’étais en train de découvrir et de vivre pour la première fois. Pire encore : je ne voulais pas la blesser, et quelque chose me disait qu’en ayant agit ainsi, je l’avais fait. Je ne comprenais plus rien, je n’avais rien compris. Il m’étais presque insupportable, stupéfiant de voir ma légendaire confiance en moi ainsi écroulée. Par un simple contact. Par une simple chaleur.

Et c’est là que je sentis en moi l’envie de pleurer. Quoi ? Pleurer ? Pourquoi ? Parce que je n’étais pas sûr d’avoir fait ce qu’il fallait. Parce que je craignais de l’avoir offensé. Parce que je m’aperçu que je voulais faire en sorte à ce qu’elle soit heureuse, mais que je n’avais pas la moindre idée de la façon avec laquelle je devrais procéder. Luttant contre tout, je tournais lentement mon visage vers le sien et reprenait, presque l’air de rien, ma contemplation de ses prunelles dorées …
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Loréna S. R. Cornwall
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MessageSujet: Re: « Ô douce Solitude au cœur d’un noir couloir ! » {Loréna} [Suite]   Sam 24 Juil - 16:34

Le doux parfum musqué, la chaleur corporelle de celui qui avait depuis cette nuit de printemps, été le scrupuleux gardien des méandres de mes pensées les plus secrètes, du tangage de mon cœur entre deux courants opposés, ce cœur qui avait perdu tout équilibre et qui était devenu froid.
Par sa seule présence, il m’avait réchauffée, non pas d’un point de vue thermique mais plus affectif, ce dont je manquai cruellement depuis que mon propre frère m’avait tourné le dos. Je ne voulais pas que de sombres pensées viennent me gâcher ce moment de pur bien être mais trop tard. Je n’avais pas pu m’empêcher, en voyant l’étoile filante, d’espérer qu’une réconciliation se fasse entre nous mais dans l’état actuel des choses ça semblait bien peu accessible. Un voile de tristesse passa dans mon regard de miel sans que je puisse le maîtriser.
Les flammèches bleues dansaient toujours autour de nous, infatigables et je les suivais du regard, pensive.
J’ai senti ses muscles se tendre lorsque je déposai ma tête sur son épaule, visiblement l’effet de surprise. Peut-être y étais-je allée trop brusquement ? Je me mordis la lèvre inférieure, me demandant s’il fallait que je me dégage ?
Je sentais naître en lui une espèce de mal aise, d’hésitation plutôt. Ça avait un coté attendrissant qui fit s’allumer dans mes yeux une sorte flamme.

Ne sachant trop comment réagir face à cette nouvelle proximité, ce contact physique auquel il n’était visiblement pas habitué, il rompit le silence souverain et demanda si je pensais que mon vœu allait être exaucé. « Je ne sais pas. J’espère sincèrement mais je n’ai aucun moyen d’en avoir la certitude. Et toi ? »
La magie avait opéré, je ne voulais décidément plus que ce moment s’arrête, le monde pouvait s’écrouler autour de moi je me sentais en sécurité et à des années lumières de tout. Etait-ce ça ce merveilleux sentiment qui illumine une vie ? Celui qui donne le sourire même dans les moments les plus sombres ? Celui qui allume une flamme dans le regard. Etait-ce l’amour ? Ou juste la plénitude d’avoir trouvé un ami. Je ne savais mettre un nom sur cette nouvelle chaleur qui prenait place dans mon cœur, le libérant de la glace dans laquelle il était prisonnier. Mon côté un peu fleur bleue ressortait, même si je m’étais promis d’arrêter de croire aux jolis contes que l’on raconte aux petites filles. Même si j’avais pris la ferme résolution de ne plus être « faible. » Mais ces temps ci je ne savais plus. Etait-ce à ce point une faiblesse ? Pour moi j’avais l’impression à cet instant précis que je serais capable de tout affronter, je me sentais pousser des ailes. Une nouvelle énergie m’emplissait et ce grâce à sa seule présence.

Son visage de nouveau si près du mien, son regard capturant le mien, j’eus une irrésistible envie d’approcher encore plus, de sceller ce moment parfait d’un doux baiser, mais sans vraiment oser. Je me contentais donc de me noyer dans ce regard d’un bleu si pur.
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Fitz L. Loinvoyant
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MessageSujet: Re: « Ô douce Solitude au cœur d’un noir couloir ! » {Loréna} [Suite]   Sam 24 Juil - 22:27

Si je pensais que mon vœu allait être exaucé ? A l’heure actuelle, j’en doutai sérieusement. J’étais tiraillé par un milliard d’émotions multiples et je grondais furieusement mon gardien des sentiments intérieur, ordinairement chargé de les retenir bien enfouis au fond de moi. Quoi que … je ne l’enguirlandais qu’à moitié. Une partie de moi-même, bien étouffée dans mon tumulte intérieur, semblait se satisfaire de cette étrange chaleur …

Si près de moi, son parfum m’envahissait et me plongeait dans une sphère supérieure où tout n’était qu’inconnu, ravissement, et inquiétude devant mon ignorance. Plus elle demeurait à mes coté, plus j’avais l’impression de perdre la tête, que mon esprit tout entier se nourrissait de sa présence, et qu’une vague de désir grimpait en moi. J’étais capable de ressentir le désir que perçoit n‘importe quel animal, et je savais pourtant que ce n’était rien à côté de l’autre chose que je ressentais, chose que j’étais incapable de nommer, de reconnaître, puisque c’était la première fois que je le vivais. Et d’une façon si intense …

Plus elle restait là, plus son odeur était présente, forte, enivrante. Je reconnaissais les phéromones mais mon côté humain se refusait à la simplicité de cette explication. Il y avait autre chose que je sentais s’agiter en moi, à faire disjoncter mon âme et tressauter mon cœur rendu comme fou. Ce qui avait crispé mes muscles, bloqué un instant mes poumons, ce n’était pas une simple attraction animale non … c’était mille, million et milliard de fois plus que ça …

Je ne répondis rien, me contentant d’observer ses pupilles savoureuses, délicates et à la teinte hypnotique. Je me perdais dans le précipice de sa couleur, entrant doucement dans les tréfonds de cette âme qui s’était autant ouverte à moi que je ne lui avait présenté la mienne. Et pourtant subsistait cette part titanesque de mystère, propre à la femme, propre à cette demoiselle, propre à ce que je ressentais … pour elle. C’était indéniable que mes sentiments aussi inconnus furent-ils lui étaient destinés.

C’était un réflexe ? Un malheureux réflexe ? Mais quel en était le stimulus ? Qu’est-ce qui l’avait provoqué ? Pourquoi - Ô Pourquoi donc ! - ma main s’était-elle aventurée sur sa joue, se délectant presque égoïstement de cette nouvelle émulsion de chaleur si douce, si entrainante, si agréable ! Elle caressait lentement, presque en la frôlant, la soie qu’était sa peau blanche en récoltant des frissons. Et j’attendais, comme un condamné, que ne tombe la sentence que je méritais amplement : sa réaction.

« Peut-on être certains que le vœu sera réalisé par la magie de l’étoile où n’y a-t-il pas dans notre espoir un pouvoir de réalisation encore plus fabuleux ? » Demandai-je lentement, dissimulant ma crainte derrière un ton calme, posé, les yeux toujours fixé à jamais sur les prunelles de la demoiselle.

J’avais comme envie de m’excuser et d’aller plus loin à la fois. Il me semblait tellement facile, en théorie, de porter mon visage jusqu’au sien pour sceller nos lèvres dans un baiser qui, peut être, était la clé de ma compréhension. Et pourtant, une panique démentielle me courait dans les veines à cette idée. Je restai là, immobilisé devant l’espoir de l’entendement, ne pouvait que contempler ce que je n’aurai peut être jamais …
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Loréna S. R. Cornwall
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MessageSujet: Re: « Ô douce Solitude au cœur d’un noir couloir ! » {Loréna} [Suite]   Dim 25 Juil - 23:08

Des frissons. La cause était simple. Le contact si doux et électrisant de sa peau sur la mienne. Il caressait ma joue, la frôlant à peine et pourtant, il avait déclenché en moi une avalanche de sensations. Je ne me souvenais pas avoir déjà ressenti tout ces petits papillons dans mon estomac, sauf la dernière fois que je m’étais laissée allée sur l’épaule de Josh. Et pourtant je ne me souvenais pas que cela ait été si intense. Cette amourette n’avait pas duré, et surtout, elle n’était pas réellement réciproque… Alors que là, j’avais l’impression que mon trouble était compris mais plus encore, partagé. Et puis je ne savais me l’expliquer mais cette rassurante présence à mes côtés, ce regard si pur et si profond me faisaient me sentir si légère, si bien… J’avais l’impression d’être par ces yeux bleu océan.
Je ferme les yeux. Mon cœur s’affole, s’envole. Je plane. Je peux presque sentir son souffle chaud sur mon visage. Et puis sa voix au timbre doux et suave, me berce. « Peut-on être certains que le vœu sera réalisé par la magie de l’étoile où n’y a-t-il pas dans notre espoir un pouvoir de réalisation encore plus fabuleux ? » J’ai envie d’acquiescer, mais les mots me manquent. Mon cerveau est comme enveloppé dans du coton, je suis totalement ailleurs, le son de cette voix m’hypnotise. Je ne contrôle plus rien, et étrangement, ça me plaît.

Lorsque finalement j’arrive à rassembler quelques pensées cohérentes, je réponds dans un souffle, comme lui tout à l’heure, un murmure destiné qu’à moi seule. « Sans doute. Peut-être que le fait d’y croire plus ou moins fort est plus important que le phénomène en lui-même, que celui-ci lui donne juste une force symbolique. » L’instant d’après, je me trouve stupide. J’ai dis exactement la même chose que lui, d’une façon différente. Je me donnerai des gifles pour n’avoir pas pu m’abstenir de dire de telles sornettes. Il n’aurait plus manqué que je lui dise que sa présence donnait à mon vœu encore plus de force et tous les ingrédients d’un de ces scénarios à l’eau de rose seraient réunis. J’ai l’impression d’avoir gâché la beauté de ce moment par une phrase aussi creuse. Bravo Loréna, tu es vraiment la reine des niaises. Me souffle cette petite voix dans ma tête. Cette saleté qu’on appelle conscience et qui jusqu’à la tombe nous scrute.

Je replonge mon regard dans le sien, y cherchant comme une échappatoire face à cette envie que j’ai de rentrer dans un trou de souris. Et curieusement ça marche. Je ne pense plus qu’à la douce impression que j’ai d’être protégée, et plus encore, aimée.
J’ai envie d’aller plus loin, de trouver ces lèvres, comme un asile, une oasis, mais j’ai peur que ça ne soit pas ce que lui souhaite.
Si j’attends trop, je n’aurais plus le courage de tenter. Ce n’est plus le moment de se poser des questions. Tout doucement, je parcours la faible distance qui sépare encore nos visages et dépose un furtif baiser sur ses lèvres… Comme une question, un « est-ce que tu veux ? » implicite.
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Fitz L. Loinvoyant
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MessageSujet: Re: « Ô douce Solitude au cœur d’un noir couloir ! » {Loréna} [Suite]   Lun 26 Juil - 11:38

Je partageais ses idées. Nous avions l’air de philosopher sur l’espoir et les miracles, mais de miracle il n’avait guère plus intense et grandiose que celui que nous vivions à cet instant. A l’ombre de la nuit, bercé par la lumière lunaire voilée, sous le serment secret des quelques étoiles qui nous observaient chastement, je me sentais plus proche d’elle que de n’importe qui au monde. Je me demandais comment j’avais pu vivre tant d’années sur Terre sans sa présence, sans sa douceur, sans cette chaleur … sans elle.

Je me laissai hypnotiser par ses yeux, par les mots qui sonnaient comme une mélodie lyrique à mes oreilles éblouies, enchantées. La moindre vibration, la moindre nuance dans sa voix résonnait en moi et jamais je n’avais connu de son aussi merveilleux que celui dont je profitais de chaque note, de chaque silence. C’était un concerto puissant dans mon âme, mais une sonate romantique dans mon cœur. Et jamais je ne pourrai me lasser d’une telle musique …

Je sentais son regard posé sur moi, et je m’insultai copieusement de ne pas pouvoir aller à sa rencontre, m’approcher encore et encore jusqu’à sentir le monde s’évanouir pour me laisser l’entière possibilité de partager mes sentiments. Je me pris même à rêver qu’elle approchait son visage, d’une élégante lenteur, si bien que je pouvais distinguer chaque partie de son visage angélique. Je délirais presque en sentant nos lèvres se rapprocher inexorablement, comme si rien n’y personne ne pouvait changer les choses et empêcher leur union. Un doux rêve …

Et, à l’instant où tout devint réalité, je compris. Mon vœu était réalisé. Dans le temps infinitésimal de ce baiser, je mis un mot sur mes tourments : l’amour. J’envoyai des vagues de cette chaleur amoureuse, en recevant tout autant, et mon cœur rendu fou semblait hurler de joie, comme un loup hurlant sous la première lune d’été, irradiant la félicité à tous ses congénères. C’était comme la clé de voute pour saisir l’intégralité du monde qui, à cet instant précis, n’était plus qu’un rien, seul comptait la demoiselle qui venait d’entrer à jamais dans les profondeurs de mon cœur.

Tout s’interrompit, trop vite. Mais tout avait changé. Je sentais en moi trois instances, l’instinct animal, la raison mais aussi, et bien pour la première fois, l’instinct humain qui se réveillait. Elles ne faisaient désormais plus qu’une. Une telle harmonie s’était emparée de mon esprit que j’étais incapable de redouter un quelconque sortilège d’allégresse. C’était mille, million et milliard de fois plus … Je saisis la question, avec une simplicité qui, autrefois, aurait pu me déconcerter. Mais maintenant, tout était certitude. Je me devais de lui expliquer. Je ne me voyais pas profiter de son amour en maintenant mes secrets dans l’ombre de sa conscience et la mettre en danger de ce fait …

J’attrapais délicatement sa main et la posait sur mon cœur. Je fixais mon regard sur ses yeux. Je parlai d’une voix des plus douces et envahie d’amour à la fois…

« Loréna … Au risque de déchainer les clichés, je me dois de t’avouer une vérité de fait plus sincère qu’aucune autre : ce cœur qui s’agite sous tes doigts ne le fait désormais plus que pour toi … »

Je laissai un instant de silence. En d’autres occasions, j’aurais pu me sentir ridicule. Mais pour l’heure, j’étais d’une franchise invincible.

« Toutefois … je ne peux profiter de ton amour et de le rendre par le mien, qui existe bel et bien, sans te révéler un noir secret que je détiens et que je crains qu’il ne te mette en danger … Je fais cette nuit le serment éternel de te protéger jusqu’à la mort, même si à l’issue de mes révélations, tu préférais partir et ne jamais me revoir … » Je me glaçais un moment à cette idée insupportable mais pourtant malheureusement possible. Je pris une grande inspiration. « Je suis un animagus Tigre. Qu’il y a-t-il de bien sombre là-dessous ? Je n’ai pas cherché à l’être. Je le suis devenu naturellement, et ce, après avoir … tué mon père parce qu’il … parce qu’il avait abusé de moi … Mon père était un mangemort parmi les privilégiés de Voldemort, et j’ai retourné ses enseignements maléfiques contre lui, et juré de faire en sorte d’emporter le plus possible de ses semblables dans la tombe … J’ai vécu cinq mois sous ma forme animale, ce qui peut expliquer certains de mes comportements un peu ‘étranges’. Et je crains que les mangemorts ne recherchent justement un être capable de transformation en tigre, digne de la lignée de ma défunte mère … Tu comprends, maintenant, pourquoi ce secret te mets en danger … »

J’inspirai, ne m’étant jamais dévoilé à ce point à quelqu’un. Mais le quelqu’un en question, cette nuit là, était loin d’être n’importe qui pour moi. Elle savait désormais tout, et je pouvais autant avoir endurcit notre confiance que de l’avoir brisée à jamais et signé de fait, mon arrêt de mort. J’avais en moi l’horrible culpabilité que d’avoir rompu le romantisme de cet instant.

« Je ne me voyais pas te dire que je t’aime, ce que cette nuit presque familière m’a fait comprendre, en te laissant dans l’ignorance et la menace de telles dissimulations … Je te demande alors : est-ce que tu veux … ? » Conclus-je.

Si près … et pourtant, j’avais presque l’impression que je venais de creuser un fossé entre nous. Je sentais des larmes commencer à naître dans mon cœur, et chercher le chemin de mes yeux. Mais je m’y opposai. Je ne voulais pas l’apitoyer, diriger sa décision. Elle devait choisir de son propre gré de me suivre ou non, de m’accepter ou non, de se mettre en danger ou non … de m’aimer … ou non …
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Loréna S. R. Cornwall
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MessageSujet: Re: « Ô douce Solitude au cœur d’un noir couloir ! » {Loréna} [Suite]   Mar 27 Juil - 23:44

La magie de cet instant me fit comprendre toute la force que pouvait avoir ce sentiment d’amour et je compris tout de suite la valeur d’un tel sacrifice face à un maléfice, si puissant soit-il. Ce baiser qui avait uni nos deux êtres par le plus puissant des liens, bref mais plein d’une douceur qui fit exploser mon cœur en un feu d’artifice de bonheur.
Le vœu de petite fille que je venais de reformuler dans ma tête sur le passage de cette étoile filante, venait de prendre vie. Je venais de goûter à la meilleure des félicités et n’imaginais plus ma vie sans.
Ma lumière, mon soleil.
Il prit ma main et la posa à l’endroit où se trouvait son cœur. Je le sentis battre de façon régulière et rapide sous mes doigts. « …ce cœur qui s’agite sous tes doigts ne le fait désormais plus que pour toi. » Clichés ou pas, cette phrase résonnait désormais dans ma tête à la manière d’une ritournelle. Je lui rendis un sourire des plus francs, sourire que j’aurais sans doute moi-même qualifié de béat, niais, en toute autre occasion, mais là, plus rien ne m’importait que sa présence, son odeur, son regard. Lui.

Lorsque j’eu repris mes esprit après cette déclaration troublante de sincérité, je voulus prendre la parole mais il avait déjà entamé une nouvelle phrase, aussi m’interrompis-je, ne voulant pas le couper dans son élan. Je sentais que sa respiration s’était faite plus saccadée, signe d’angoisse et d’inquiétude. Je m’aperçus au vu de toutes les précautions qu’il prenait que c’était un sujet sérieux. J’étais toute disposée à l’écouter, espérant que ce ne soit pas trop grave tout de même. Ne plus jamais vouloir le revoir après ça ? Une hypothèse qui me paraissait totalement inenvisageable et je me demandais toujours plus ce qui pouvait être si effroyable qui éveille en lui ce genre de craintes.

D’un regard que je voulais, ou espérais encourageant, je lui fis comprendre que j’étais toute ouïe. J’attendais le moment où il serait prêt à se lancer dans cette confidence qui visiblement semblait délicate. Peu après, je compris d’où venaient ses craintes. Derrière cette fantastique capacité de se transformer en tigre à volonté se cachait une histoire bien plus sombre et largement moins enviable. Je blêmis à mesure qu’il poursuivait son histoire.
La plus abominable chose qu’un père puisse faire à son enfant… Un viol. Puis un meurtre. Et puis l’errance. Je comprenais enfin ces mouvements si félins, ces sens décuplés… mais les circonstances de tout ça étaient fort peu reluisantes. Son récit me bouleversa et lorsqu’il eut achevé cet « aveu » qui malgré tout sonnait comme une mise en garde, je rassemblais ce qu’il me restait de lucidité et me lançai à mon tour. « Je..Quoi qu’il arrive, envers et contre tout, je sais maintenant plus que jamais que je veux être là, avec toi. Dans tous les cas l’avenir est plein de danger, alors autant y faire face en étant soudés. Nos cœurs se sont compris, te rencontrer a été la meilleure chose qui me soit arrivée alors je ne suis pas prête de laisser tomber. »
Je commençai à m’embrouiller, j’avais l’impression de me répéter et pourtant je savais ce que je voulais, et c’était lui. « Alors oui, Fitz Loinvoyant, je suis prête à prendre tous les risques, parce que je t’aime. Mon esprit n’a jamais été aussi clair que ce soir. »







Désolée pour le délai.
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Fitz L. Loinvoyant
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MessageSujet: Re: « Ô douce Solitude au cœur d’un noir couloir ! » {Loréna} [Suite]   Jeu 29 Juil - 5:28

Aucun problème : pardonnes-moi le mien !

Un souffle lent, doux quoique légèrement saccadé jaillit de ma bouche entrouverte en déchirant faiblement le silence qui suivit mes révélations. Ce besoin d’être franc, d’être vrai, d’être sincère était transcendant. Mes valeurs, comme les étoiles du ciel qui nous recouvrait, se devaient d’être toujours visibles, exprimées, respectée. Quiconque ne suit pas les astres lorsqu’il se déplace sans boussole ni carte finit toujours par courir à sa perte. Et la perte, l’échec, ou la fin de cet amour naissant m’était une de ses idées si insupportables qu’elles vous donnent des frissons violents à la manière d’un puissant poison, à vous faire vomir vos trippes et rendre des glaçons de votre sang.

Je l’avais regardé dans les yeux, sans me perdre dans mes propos, ma volonté inextinguible d’être respectueux de mes principes et de sa personne comme un flambeau dans la nuit de mes dires, son visage encourageant en étant la flamme et la lumière. J’avançai pas à pas, comme dans les ténèbres obscures d’un long tunnel sombre et glacé des sous-sols d’un château maudit, hanté mais dont la chaleur de ma torche en chassait les spectres et les diaboliques nuées. Je ne savais pas plus où je me rendais, mais j’en avais besoin, et indirectement, elle aussi, avant que cette union de nos cœurs ne prenne une tournure des plus solides.

J’accueillis donc le silence qui suivit mes propos avec un mélange de crainte, mais aussi de fierté quand à avoir fait ce que je pensais juste, droit et noble, tant pour elle que pour moi. Était-ce cela l’amour ? La réciprocité parfaite ? Un sacrifice des deux côtés ? Je lui offrais mes secrets les plus enfouis, mes faiblesses sur un plateau, et le serment inviolable de mes sentiments profonds à son égard tandis qu’elle acceptait de se sacrifier pour les partager avec moi. Je l’écoutais quand elle parlait, comme elle m’écoutait que je parlais. Je comprenais son cœur comme elle comprenait le miens. Je l’aimais sans doute autant qu’elle m’aimait … Réciprocité … ce mot sonnait presque doux et joyeux à mon oreille.

Son premier mot précéda une hésitation. Mon cœur se serra, conscient qu’une grande partie de mon existence se jouait ce soir là, à cette seconde infinitésimale. Je crus pendant un instant que c’était la fin, qu’elle allait se lever sans trouver de justification logique et s’enfuir dans la nuit, me laissant en cible facile, le cœur perforé, face aux ténèbres gloutonnes. Mais c’était sous-estimer le courage de la jeune femme …

Ses déclarations me firent un tel effet que je ne saurai le décrire. Des papillons, disent certains. Je n’étais pas convaincu par la métaphore : c’était bien trop puissant, bien trop magique pour de simples insectes. C’était comme un avant-gout d’extase, comme lorsqu’on aperçoit l’objet d’un long désir souvent bafoué par la réalité qui nous apparait enfin. Une bouffée de chaleur. Le cœur en fête, et toute mon âme l’accompagnait dans sa danse folle. Un sourire éclatant déchira mon visage qui n’avait pas connu de cette depuis des années de vie.

Je me dispensai de paroles. Je pensais que mon regard était amplement suffisant pour lui faire par du tumulte intérieur qui agitait tout mon être et dont elle était, sans le moindre doute, l’heureuse cause. Je décalai ma main le long de son corps, remontant jusqu’à cette joue si tiède que j’avais quitté peu avant. Cette fois-ci, j’eus le courage de faire ce que je n’osais pas réaliser il y a quelques minutes qui m’avait paru être des jours entiers de rencontre, de connaissance, d’affiliation et d’union. Je parcourais sans la moindre hésitation la distance presque insultante qui séparait nos visage et fit de nouveau un de nous : mes lèvres entrèrent délicatement en contact avec les siennes, et je lui offrais mon premier long baiser d’amour …

De nouveau je connus l’exaltation, le plaisir intense et partagé, la réciprocité de la chaleur et du tout qui faisait mon affection pour elle. Je dépassais les montagnes d’un saut, traversais les fossés d’un pas, courrait sur les océans d’un souffle et allumais le feu dans mon cœur d’un de ses regards.

« J’aimerai tant que le temps s’arrête, mais déjà, je sens l’aurore et l’alouette sur le chemin du matin, peinant à se réveiller comme si elles comprenaient mon émoi et mon souhait … Maigre consolation que de se dire que nous avons encore un chemin à parcourir ensemble avant de nous séparer … pour combien de temps ? »

Par cette question, j’espérais savoir si elle préférait dissimuler notre relation aux yeux des autres, consciente qu’elle sortait avec un garçon réputé asocial, solitaire et d’un mystère effrayant pour le moins glacial. Elle risquait d’être la cible de ragots et commérage qui coulaient à flot dans le monde estudiantin. Peut-être même recevrait-elle des remarques désobligeantes de certains, ou de certaines qui nombreuses s’étaient aventurer à tenter leur charme sur le jeune homme de glace avant de se faire renvoyées de quelques regards grêlés. Je me voyais bien, dans ce cas, passer mes journées à la suivre de loin, discret comme toujours, et me perdre aux rares secondes où ses yeux croiseraient les miens. Mais peut-être n’avait-elle pas peur de tout cela ..?
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Loréna S. R. Cornwall
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MessageSujet: Re: « Ô douce Solitude au cœur d’un noir couloir ! » {Loréna} [Suite]   Mar 24 Aoû - 4:06

Un baiser, brûlant de passion et si tendre à la fois. Une déconnexion totale du monde extérieure pendant ces quelques instants, si bénéfique, si pleine. Les amants maudits sous les clartés de la lune mais protégés par le voile obscur de la nuit. Nuit qui touchait à sa fin comme le clamait déjà le chant de l'alouette. J'avais l'impression d'être ailleurs, emportée par le doux tourbillon de l'amour, dans une autre dimension, mais déjà, le temps de se séparer approchait.
Ces paroles, l'annonce de l'aurore qui pointait déjà. Détestable aurore qui était synonyme de séparation. Pour combien de temps ? Le moins possible, je l'espérais. Les battements de mon coeur dans ma poitrine me hurlaient « jamais ».
Vivons heureux vivons caché, comme disait le dicton moldu. Mais pourquoi se cacher ? C’était une idée qui ne m’avait même pas traversé l’esprit à vrai dire et la seule perspective de ne pas vivre pleinement cette belle histoire qui commençait me paraissait totalement folle et incongrue.

Jamais je n'avais ressenti avec autant de force l'envie que le temps s'arrête, de faire arrêt sur image sur le moment présent.
Jamais je ne m'étais sentie si bien en présence d'un jeune homme. La lune dans le ciel, déclinait, son halo qui avant nous enveloppait, faiblissait à mesure que le ciel s'éclaircissait pour faire place au petit matin.

«Le temps n'a plus de valeur lorsque je suis à tes côtés… Et je veux l'être toujours.  » Dans un avenir qui s'annonçait aussi sombre qu'un ciel de nuit sans lune, tout pouvait plus que jamais se terminer du jour au lendemain, plus encore pour des « dissidents » supposés ou avérés. Alors à quoi bon se cacher ? A quoi bon attendre lorsqu’on ne sait pas ce qui nous attend, lorsque demain peut ne jamais venir ?

« Il n’y a que la mort qui pourra me détacher de toi. » Une magie puissante s’était opérée cette nuit là, une magie que rien ici bas ne pourrait défaire et contrer. Pas même les plus machiavéliques desseins, ni même les plus talentueux mages noirs. Si bien des gens pouvaient s’opposer à nous, ce ne seraient que de vaines paroles et si l’un de nous deux venait à quitter ce monde, nul doute qu’il serait si tôt rejoint par l’autre. Comme Roméo & Juliette, si les hommes n’étaient pas de notre côté, l’éternité le serait, et quel meilleur garant peut-on espérer trouver ?






(vraiment désolée, c'est court, niais et vu le temps que j'ai mis ça l'est encore d'avantage.)
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MessageSujet: Re: « Ô douce Solitude au cœur d’un noir couloir ! » {Loréna} [Suite]   

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« Ô douce Solitude au cœur d’un noir couloir ! » {Loréna} [Suite]

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